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Manuscrits De Qumrân

Manuscrits de Qumrân

Également connus sous le nom de « Manuscrits de la mer Morte », les manuscrits de Qumrân sont une série de parchemins retrouvés dans des jarres dans des grottes se trouvant tout autour du site de Qumrân. La découverte officielle de ces manuscrits date de 1947 par des bédouins mais certains d'entre eux avaient probablement été découverts auparavant. Au printemps 1947, un jeune bédouin découvre sur les pentes désertiques de Qumrân, une grotte d'accès difficile, où il trouve de grandes jarres qui, pour la plupart, contenaient des rouleaux de cuir étonnamment bien conservés. Par la suite, d'autres recherches dans dix autres grottes aux environs de la première mirent à jour des centaines de fragments de manuscrits. Le difficile travail d'examen et de déchiffrage de ces rouleaux, se poursuit encore aujourd'hui. Le plus ancien texte biblique, trouvé à Qumrân, est probablement un fragment d'un rouleau des livres de Samuel, datant de la fin du IIIe siècle av. J.-C. La découverte majeure de Qumrân est le rouleau d'Ésaïe A, devenu mondialement célèbre. C'est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d'un livre biblique : le livre d'Ésaïe. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d'une longueur totale d'environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle av. J.-C. On prête l'écriture de ces manuscrits à une secte dissidente juive que l'on appelle la communauté des Esséniens. Certains ont évoqué la possible appartenance à cette communauté de Jésus ou de Jean-Baptiste, mais ce ne sont que des hypothèses parmi d'autres. Les préceptes véhiculés par ces textes sont très proches de l'enseignement de Jésus. Ils prônent l'amour des autres et la non-violence.

Sources bibliographique

Les sources bibliographiques sur les manuscrits et leur interpretation sont extremement nombreuses. Voici 6 auteurs (4 Français, un Anglais et un Israélien) de tout premier ordre. Tous les ouvrages publiés ne peuvent être cités, mais ces auteurs sont une bonne base pour commencer.
- R. P. Roland de Vaux Révérend Père Roland de Vaux, de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, était à la fois exégète de l'Ancien Testament et archéologue de terrain. Il decouvre la grotte n°4 en 1952.
- André Dupont-Sommer Professeur à la Sorbonne, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'un des plus grand spécialiste mondial des langues sémitiques et de la bible, il est l'un des premiers à créditer la thèse de l'essénisme de Qumran.
Il publie de nombreux ouvrages, dont le célèbre Les Écrits esséniens découverts près de la mer Morte en 1959.
- John Marco Allegro Pr John Marco Allegro, de l'Université de Manchester, philologue et membre de la première équipe du Père R. de Vaux. Il est l'un des seuls universitaires « non religieux » à avoir participé aux premières campagnes de traduction et de transcription des manuscrits. Suite aux recherches effectuées à Qumrân, J.M Allegro publiera en 1970 The Sacred Mushroom and the Cross, ouvrage polémique dont il ne sortira pas indemne.
- Ernest-Marie Laperrousaz : - Qoumrân et les manuscrits de la mer Morte. Un cinquantenaire, Paris, Cerf, 459 p. (1997 - 2000)
Professeur honoraire à la section des sciences religieuses de l'École pratique des Hautes-Études, Ernest-Marie Laperrousaz est un ancien pensionnaire de l'école biblique et archéologique française de Jérusalem ; à ce titre, il a participé aux fouilles de Massada et de Qumrân et est considéré comme l'un des grands spécialistes des Manuscrits de la Mer Morte. [http://www.unites.uqam.ca/religiologiques/recen/18Laperrousaz.html]
- Émile Puech : - La croyance des Esséniens en la vie future : Immortalité, résurrection, vie éternelle ? Histoire d'une croyance dans le Judaïsme ancien.
Tome I - La résurrection des morts et le contexte scripturaire.
Tome II - Les données qumrâniennes et classiques. Préface M. A. Caquot, Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France. Études Bibliques N.S. numéros 21-22, 984 pp. Paris, 1993.
- Qumrân Grotte 4 . XVIII. Manuscrits hébreux (4Q521-528, 4Q576-579), Discoveries in the Judaean Desert XXV, Oxford, 1998, XVIII- 230, XV Planches et 2 figures.
- Qumrân Grotte 4 . XXII. Textes araméens. Première partie (4Q529 - 4Q549), Discoveries in the Judaean Desert XXXI, Oxford, 2001, XVIII- 440, XXII Planches. Émile Puech est entre autres directeur de Recherche au CNRS, directeur de la Revue de Qumrân, Gabalda (Paris), éditeur du lot de manuscrits hébreux, araméens et nabatéens inédits, membre fondateur de l'International Organization for the Qumran Studies, membre du Editorial Board des Dead Sea Discoveries, Brill, Leiden, consultant pour le projet de l'Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls, New York, professeur à l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, directeur de Recherche Institut d'Études sémitiques, Collège de France, Paris, directeur de Recherche Laboratoire d'Études sémitiques anciennes, Collège de France, Paris.
http://ebaf.op.org/wsw/fr/puech.html
- Emmanuel Tov : Emmanuel Tov est professeur à l'Université Hébraïque de Jerusalem, il a dirigé à partir de 1991 l'édition des rouleaux de la Mer Morte.
Entouré d'une centaine de chercheurs, il a achevé la publication des manuscrits de la mer Morte.

Voir aussi


- Esséniens
- Manuscrits de la Bible Catholique, ésotérique, les sites suivants ne sont pas sans parti pris...
Ils vous permettront cependant de mieux appréhender le sujet :
- http://www.bibliquest.org/Lamorte-Mer_morte-Decouvertes.htm
- http://www.cbl-grenoble.org/2001/manuscripts.html
- http://www.bible-ouverte.ch/manuscr.htm
- http://www.templiers.org/mermorte.html
- http://theologiedelepiscopat.chez-alice.fr/notes/note33.htm Page intitulée: "Le Maître de justice des Esséniens n'a pu être qu'Onias III" Catégorie:Archéologie Catégorie:Judaïsme ja:死海文書

Manuscrit

ja:写本 Un manuscrit (du latin manu scriptus) est littéralement un texte « écrit à la main ». En imprimerie, le terme désigne le brouillon d'un texte fourni par un auteur. Aujourd'hui les manuscrits littéraires ne sont pas systématiquement écrits à la main. Toutefois, les textes saisis à la machine à écrire ou à l'ordinateur peuvent être appelés tapuscrits. Par extension, le terme désigne également le volume contenant un tel texte. ---- Parmi les manuscrits (ouvrages écrits entièrement à la main), on peut distinguer...

Manuscrits anciens

volume Il s'agit des manuscrits rédigés avant l'invention (ou la diffusion) de l'imprimerie. Ces ouvrages nous ont transmis la littérature et nombre de documents des civilisations anciennes. Les manuscrits anciens se présentent grossièrement en deux formats :
- le volumen, ou rouleau de papyrus ;
- le codex, livre de feuillets manuscrits. Ces manuscrits sont étudiés par la paléographie, la papyrologie et la codicologie.

Manuscrits religieux


- Manuscrits de la Mer Morte
- Manuscrit du Josippon
- Le Vaticanus græcus
- Papyrus de Toura
- Contra Celsum
- Traité Schabbath
- Toledoth Yeshuh
- Talmud de Jérusalem
- Le Talmud de Babylone

Manuscrits modernes

Il s'agit des manuscrits des écrivains ou de divers documents (registres de paroisses, de mairies, de banques...). Beaucoup de manuscrits anciens ou modernes sont présents dans des collections publiques ou privées. En France, l'IMEC est un organisme scientifique chargé de l'étude des moyens de conservation des manuscrits de valeur. La Bibliothèque nationale de France comporte un département des manuscrits anciens et un autre qui collecte les manuscrits précieux pour l'histoire de la littérature et pour les études historiques.

Lien externe


- [http://pecia.tooblog.fr le manuscrit médiéval], blog édité par Jean-Luc Deuffic. Catégorie:Philologie ! Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques

1947

Cette page concerne l'année 1947 du calendrier grégorien.

Événements


- 4 avril : Création de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) dont le siège sera établi à Montréal au Québec.
- 25 avril : Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France
- En octobre, création du GATT : accord général sur les tarifs douaniers.

Europe


- 10 février : Traité de Paris.
- 2 juillet : L'URSS refuse le plan Marshall : fin de la conférence de Paris (27 juin-2 juil).

Allemagne(s)


- 1 janvier : Mise en place de la bizone.
- 10 février : Traités de paix avec les alliés de l'Allemagne.
- 10 mars : Échec à Moscou d'une conférence des quatre sur l'Allemagne, la France rejoint la position des États-Unis et du Royaume-Uni (10 mars-5 avril).
- 18 décembre : Échec de la conférence « de la dernière chance » à Londres sur l'Allemagne (25 nov-19 déc).

Europe de l'Est


- 19 janvier : Le « bloc démocratique polonais » obtient 90% des voix aux élections législatives.
- 17 février : Premières émissions de la radio la Voix de l'Amérique à destination de l'URSS.
- 31 août : Victoire électorale des communistes, alliés aux socialistes, contre le parti des petits propriétaires, en Hongrie.
- 22 septembre : Doctrine Jdanov exposée ensuite lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 octobre).
- 5 octobre : Création du Kominform « Internationale communiste » en remplacement du Komintern, lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 oct).
- 21 novembre : Dissolution des partis d'opposition en Pologne et en Hongrie.
- 30 décembre : En Roumanie, abdication du roi Michel Ier et proclamation de la République populaire de Roumanie.
- La Roumanie et la Pologne deviennent des démocraties populaires.

Europe de l'Ouest


- 28 février : Les Britanniques demandent de l'aide aux Américains pour la guerre civile en Grèce.
- 5 juin : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe et pour lutter contre le communisme (discours de Harvard) : l'aide sera distribuée du 1er avril 1948 au 30 juin 1952.
- 12 juillet : Conférence à Paris sur l'application du Plan Marshall : seize pays européens.
- 22 septembre : Adoption du Plan Marshall par la Conférence de Paris.
- La loi de succession réaffirme le principe de la monarchie en Espagne.
France

- 16 janvier :
  - Élection de Vincent Auriol à la présidence de la IVe République jusqu'en 1954. Début de la IV république en France (fin en 1958).
  - Démission du président du conseil du gouvernement Léon Blum (3).
  - Loi sur le nouveau statut de Charbonnages de France, réduisant le rôle des syndicats et des salariés.
- 22 janvier : Début du gouvernement Paul Ramadier (1) président du Conseil jusqu'au 21 octobre 1947.
- En janvier : Adoption du plan «de modernisation et d'équipement», plan Monnet.
- 7 avril : Le général Charles de Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français (RPF).
- 25 avril : Début de la grève des usines Renault.
- 5 mai : Les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement. Fin du tripartisme et création de la Troisième Force.
- En juin, vagues de grèves.
- 9 août : Début du 6eme Jamboree Mondial Scout à Moisson. [http://www.jamboree1947.com Jamboree 1947]
- 22 août : création de la FRRP (fédération française de randonnée pédestre).
- 19 octobre : Victoire du RPF aux élections municipales (19-26 oct).
- 21 octobre : Fin du gouvernement Paul Ramadier (1).
- 22 octobre : Début du nouveau gouvernement Paul Ramadier (2) président du Conseil.
- 19 novembre : Chute du gouvernement Paul Ramadier (2).
- 24 novembre : Début du gouvernement Robert Schuman (1) président du Conseil jusqu'au 19 juillet 1948. C'est un gouvernement de «Troisième Force» regroupant la SFIO (socialistes), le MRP (chrétiens-démocrates) et les radicaux.
- En novembre et décembre, début des grèves insurrectionnelles dans toute la France.
- 19 décembre : Scission au sein de la CGT, quittée par Léon Jouhaux et la tendance Force Ouvrière.
- Plan Marshall pour la France.
- Création de l'AGIRC (Association générale des instritutions de retraite des cadres).
Grande-Bretagne

- 15 août : Gandhi obtient l'indépendance de l'Inde.
- 20 novembre : Célébration à l'Abbaye de Westminster à Londres du mariage de la princesse Elisabeth d'Angleterre et du lieutenant Philippe Mountbatten.
- 17 décembre : Les tribunaux britanniques statuent que l'usage d'appareils contraceptifs peut justifier une demande en annulation de mariage.
Italie

- 31 mai : Les communistes sont chassés du gouvernement italien.
- Fondation du parti socialiste démocrate italien par Giuseppe Saragat.

Afrique


- 29 mars : Un soulèvement insurrectionnel éclate à Madagascar contre le régime colonial français.
- Grève des cheminots maliens et sénégalais du Chemin de fer du Dakar-Niger.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 22 février : Harry Truman Loyalty Program : début des enquêtes sur les infiltrations communistes dans l'administration états-unienne.
- 12 mars : Doctrine Truman énoncée à propos de l'aide américaine en Grèce et en Turquie.
- 10 avril : Ronald Reagan, président de la Screen Actors Guild, accepte de dénoncer au FBI toute activité communiste au sein de l'organisation.
- 19 juin : Le gangster Bugsy Siegel est assassiné dans la demeure de sa petite amie, l'actrice Virginia Hill.
- 5 juillet : Larry Doby devient le premier joueur noir à prendre part à un match de la Ligue américaine de baseball.
- 26 juillet : Création de la CIA.

Amérique Latine

Asie & monde indien


- 1 février : Au Japon, une grève générale prévue par plusieurs organisations est interdite par le général MacArthur.
- Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France.
- Indépendance de Ceylan octroyée par la Grande-Bretagne.

Birmanie


- 27 janvier : Accord avec la Grande-Bretagne pour l'indépendance.
- En avril, le LAFPL d'Aung San remporte, aux élections, 196 des 202 sièges de l'Assemblée constitutionnelle :
- 16 juin : Indépendance de la Birmanie, sans lien aucun avec le Commonwealth.
- 19 juillet : Assassinat du Premier ministre Aung San avec six membres du Conseil exécutif. U Nu succède à Aung San. Ce même jour, l'ordre de l'insurrection communiste armée arrive de Moscou et Pékin via Calcutta.

Indes


- Lord Mountbatten devient vice-roi des Indes.
- 15 août : L'Inde obtient son indépendance de la Grande-Bretagne, mais il y aura formation de deux états : L'Inde et le Pakistan.
- En octobre, première guerre indo-pakistanaise, pour la possession du Cachemire (oct. 47-janv. 49).
- 2 novembre : Début du conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.

Océanie & Pacifique


- 27 décembre : Indépendance de la République confédérale d'Indonésie.

Proche-Orient & monde arabe


- 27 septembre : Adoption du Statut de l'Algérie.

Palestine


- 2 avril : La Grande-Bretagne s'en remet aux Nations-Unies pour le règlement de la question palestinienne
- 29 novembre : Approbation par l'ONU du partage de la Palestine (33 pour, 13 contre, 10 abstentions). Deux états sont créés ainsi qu'une enclave internationalisée à Jérusalem. Le projet est rejeté par les Palestiniens et les pays arabes.

Arts & cultures


- Sergueï Prokofiev compose sa Sixième symphonie.
- Le styliste et couturier Christian Dior crée le « new-look » féminin.
- L'architecte suisse Le Corbusier débute la construction de la Cité radieuse à Marseille (1947-1952), vaste bâtiment qui comprend 350 logements répartis sur huit doubles niveaux, pour lequel il utilise son nouveau système de calcul des proportions.

Cinéma


- Le Diable au corps réalisé par Claude Autant-Lara.
- Antoine et Antoinette réalisé par Jacques Becker - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Maudits réalisé par René Clément - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot.
- Le Mur invisible d'Elia Kazan - Oscar du meilleur film.

Littérature & Théâtre


- 1 décembre : La canadienne Gabrielle Roy reçoit à Paris le prix Fémina, pour Bonheur d'occasion, elle est le premier écrivain canadien à recevoir un grand prix littéraire français.
- 3 décembre : La pièce Un tramway nommé désir de Tennessee Williams prend l'affiche à Broadway avec Marlon Brando et Jessica Tandy.
- Début du Livre de poche.
- Le romancier Albert Camus publie La peste.
- Paul Claudel entre à l'Académie française.
- L'écrivain français André Gide reçoit le prix Nobel de littérature.
- Le romancier Jean Genet publie Les Bonnes.
- Le romancier allemand Thomas Mann publie Le Docteur Faustus.
- Raymond Queneau publie Exercices de style.
- Boris Vian publie L'Écume des jours.
- Jean Vilar crée le Festival d'Avignon.

Sciences et techniques


- 14 octobre : Chuck Yeager devient, le premier pilote américain à briser le mur du son, à bord de son appareil, un « Bell X-One ».
- Découverte des Manuscrits de la Mer Morte.
- L'opération Highjump (4000 hommes, 13 navires et 23 avions) est organisée par la Navy américaine en Antarctique. Elle permet de cartographier de larges parties du continent à partir de 70 000 photos aériennes.

Médecine


- 10 janvier : Le virus de la poliomyélite est isolé par des chercheurs de l'université Stanford.
- 27 février : Première transmission d'une opération chirurgicale en circuit fermé à l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore.

Physique & Chimie


- 23 décembre : Une équipe de chercheurs des Laboratoires Bell présente une nouvelle invention : Le transistor qui va ouvrir la voie à la miniaturisation des appareils électroniques, vaudra un prix Nobel à ses inventeurs.
- Sir Edward Appleton reçoit le prix Nobel de physique pour ses recherches sur l'ionosphère
- Le chimiste américain Willard Libby introduit la datation au carbone 14.
- Le physicien britannique Gabor invente l'hologramme.

Techniques appliquées


- 21 février : L'américain E. Land présente le premier polaroïd. L'appareil prend, développe et imprime les photos sur papier photographique. La photographie à développement instantané (procédé Polaroïd) est commercialisée.
- Premier vol supersonique en Californie.
- Première chaîne de « machines transferts » dans une usine « Renault ».
- À Ottawa, mise au point du compteur de Goulden et Mason, toujours en service, permettant compter les semences.

Sports


- Le Tour de France cycliste est remporté par le français Jean Robic, deuxième le français Édouard Fachleitner et troisième (+ montagne) l'italien Pierre Brambilla.
- 5 décembre : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde de poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott aux points en 15 round à New York.
- Article détaillé : 1947 en sport

Naissances en 1947


- 6 janvier : Andréa Ferréol, actrice française
- 10 janvier : François Le Diascorn, photographe français
- 16 janvier : Juliet Berto, metteur en scène de théâtre et réalisatrice de cinéma
- 18 janvier : Takeshi Kitano, acteur et réalisateur japonais
- 20 janvier : Cyrille Guimard, coureur cycliste et directeur sportif français
- 26 janvier : Michel Sardou, chanteur français
- 5 février : Benoît Jacquot, réalisateur, scénariste français
- 11 mars : Tristan Murail, compositeur
- 18 mars : Patrick Chesnais, acteur français
- 24 mars : Louise Lanctôt, terroriste, novelliste québécoise
- 25 mars : Elton John, chanteur et compositeur britannique
- 8 avril : Pascal Lamy, haut fonctionnaire et homme politique français
- 12 avril : Tom Clancy, romancier américain
- 1er mai : Jacob Bekenstein, physicien israélien
- 28 mai : Sondra Locke, actrice américaine
- 16 juin : -minu, auteur et chroniqueur suisse
- 18 juin : Bernard Giraudeau, acteur français
- 10 juillet : Christine Caron, nageuse française
- 20 juillet : Carlos Santana, guitariste mexicain
- 20 juillet : Gerd Binnig, physicien allemand (prix Nobel de physique 1986)
- 31 juillet : Stone (Annie Gautrat), chanteuse française
- 12 août : Jirô Taniguchi, mangaka japonais
- 19 août : Michel Weyland , dessinateur et scénariste belge
- 21 septembre : Stephen King, écrivain américain
- 5 octobre : Brian Johnson, britannique, chanteur du groupe de hard rock AC/DC
- 7 octobre : France Gall, chanteuse française
- 26 octobre : Hillary Rodham Clinton, femme politique américaine
- 28 octobre : Henri Michel, footballeur français
- 12 novembre : Patrice Leconte, réalisateur français
- 28 novembre : Michel Berger, compositeur et chanteur français († 1992, 45 ans)
- 23 décembre : Henri Duvillard, skieur français
- 27 décembre : Abdallah Naaman, écrivain, historien et universitaire libanais

Décès en 1947


- 23 janvier : Pierre Bonnard, peintre français (° 1867, 80 ans)
- 25 janvier : Al Capone, gangster italo-américain (° 1899, 48 ans)
- 11 février : Kurt Lewin, psychologue américain (° 1890, 57 ans)
- 7 avril : Henry Ford, constructeur automobile américain (° 1863, 84 ans)
- 16 avril : Rudolf Höss, allemand, ancien commandant nazi du camp d'Auschwitz-Birkenau1900, 47 ans)
- 16 mai : Frederick Gowland Hopkins, physiologiste et chimiste anglais (° 1861, 86 ans)
- 8 septembre : Victor Horta, architecte belge (° 1861, 86 ans)
- 20 octobre : Paul Carton, médecin français, fondateur d'une méthode thérapeutique naturelle (° 1875, 72 ans)
- 28 novembre : Philippe Leclerc de Hauteclocque, soldat français, Maréchal de France (° 1902, 46 ans)
- 30 novembre : Ernst Lubitsch, réalisateur américain d'origine allemande (° 1892, 55 ans)
- 7 décembre : Tristan Bernard, écrivain français (° 1866, 81 ans) __NOTOC__ Catégorie:1947 ja:1947年 ko:1947년 ms:1947 simple:1947 th:พ.ศ. 2490

Bédouin

catégorie:Nomadisme Catégorie:Ethnologie Les bédouins sont des nomades de culture arabe vivant dans des régions désertiques du Moyen-Orient. En Israël, le gouvernement tente de sédentariser ces populations. Les bédouins sont pour la plupart musulmans. Ils représenteraient environ 10% de la population du Moyen-Orient. Une famille bédouine comprend le « chef de famille », sa ou ses épouses, et les enfants non mariés.

Voir aussi

Liens internes


- Roundup

Liens externes


- [http://www.pa-chouvy.org/Photos/Jordanie/JordaniePortraits2005.htm Portraits de Bédouins de Jordanie]

Bédouin

catégorie:Nomadisme Catégorie:Ethnologie Les bédouins sont des nomades de culture arabe vivant dans des régions désertiques du Moyen-Orient. En Israël, le gouvernement tente de sédentariser ces populations. Les bédouins sont pour la plupart musulmans. Ils représenteraient environ 10% de la population du Moyen-Orient. Une famille bédouine comprend le « chef de famille », sa ou ses épouses, et les enfants non mariés.

Voir aussi

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- Roundup

Liens externes


- [http://www.pa-chouvy.org/Photos/Jordanie/JordaniePortraits2005.htm Portraits de Bédouins de Jordanie]

Hébreu

L'hébreu (עברית, /iv.'ɹit/) est une langue appartenant à la branche centre-nord de la famille des langues sémitiques. Il est étroitement apparenté à l'araméen et à l'arabe. Langue de la Bible réservée à l'usage de la synagogue et à l'étude des érudits, l'hébreu a connu au une étonnante renaissance, sous l'impulsion de Eliezer Ben-Yehuda (1858-1922). Il est aujourd'hui parlé par environ dix millions de personnes, dont cinq millions environ en Israël. L'hébreu est l'une des deux langues officielles d'Israël, avec l'arabe. Il s'écrit au moyen de l'alphabet hébreu, qui est un abjad (alphabet consonantique). Régi par האקדמיה ללשון העברית ( HaAkadémiah LeLashon Hivrit : L'Académie de la langue hébraïque)

Bibliographie


- Hadas-Lebel Mireille L'Hébreu : 3000 ans d'histoire, Albin-Michel, Présences du judaïsme, 1992
- Feldhendler Marie-Paule Lire l'hébreu ed.Ellipses 2005
- Feldhendler Marie-Paule Grammaire de l'hébreu israélien ed.Ellipses 2004 code ISO 639-1 : he

Voir aussi


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
  - yiddish (ou yidich)
  - judéo-espagnol
  - yévanique (judéo-grec)
  - judéo-arabe
  - judéo-persan
  - ladino
  - shuadit (ou judéo-provençal)
- positions des caractères hébreux sur le clavier AZERTY : :image:clavierhe.png pour Windows XP

Liens externes


- [http://www.freelang.com/dictionnaire/hebreu.html Dictionnaire Freelang] hébreu-français/français-hébreu
- [http://www.hebreu.org/ hebreu.org. Le premier site consacré à l'hébreu]
- [http://www.kodechonline.com/index.html?page=p7156.html&id=2 Les Ecrits du peuple hébreu]
- [http://www.kodechonline.com/index.html?page=p5535.html&id=2 La fabuleuse histoire de l'écriture hébraïque]
- [http://www.kodechonline.com/index.html?page=p973.html&id=2 Méthode d'hébreu moderne - Cédérom]
- [http://www.kodechonline.com/index.html?page=p974.html&id=2 Méthode d'hébreu biblique - Cédérom]
- [http://www.kodechonline.com/index.html?page=p7209.html&id=2 Lire et écrire l'hébreu avec M. Iceberg - Cédérom]
- [http://www.dominique-aubier.org/france/books/C.html Le Principe du Langage ou l’Alphabet hébraïque]
- [http://intersecu.free.fr Dictionnaire hébreu-francais en ligne] Catégorie:Langue juive catégorie:langue sémitique Catégorie:Langue liturgique ja:ヘブライ語 ko:히브리어 simple:Hebrew language th:ภาษาฮีบรู

Juif

אומתנו איננה אומה כי אם בתורותיה

« Notre Nation n’est nation qu’au travers de ses lois »
Rabbenou Saadia Gaon (Emounoth Vede’oth 3,7).
Cet article traite des Juifs en tant que peuple. Pour la culture et la religion juive, veuillez vous référer à l'article Judaïsme Le terme Juif (en hébreu : יהודי, yehoudi) recouvre un large champ sémantique, et désigne généralement une personne de confession juive, une personne d'ascendance Juive matrilinéaire (qui est un critère interne au judaïsme), ou une référence à la culture développée par les membres de la communauté ou du 'Peuple Juif'. Le Juif est étymologiquement un citoyen de Juda, vivant selon les lois et coutumes en vigueur dans le royaume de Juda, étant entendu que ces lois et coutumes ont été dictées à Moïse par Dieu et consignées dans la Torah . Cependant, le sens a évolué, au cours des siècles et des déplacements des populations d'origine juive, pour désigner au-delà d'une communauté de croyance, l'ensemble des individus qui se reconnaissent comme appartenant au peuple juif, quels que soient leur groupe ethnique, leur langue, leur nationalité ou le pays dans lequel ils vivent. La grande majorité des Juifs se considèrent comme un peuple unique, membres d'une nation disséminée dans les pays du monde (Diaspora) mais descendant tous des anciens Hébreux ou de ceux "qui les ont ralliés" au cours des époques. Il faut entendre par là conversion au Judaïsme, mais ce processus s'apparente davantage à une véritable naturalisation. La cohésion de cette communauté est largement liée au patrimoine historique commun, constitué de tentatives d'émancipation, d'isolement, de ségrégation ou d'intégration au sein de leurs sociétés d'accueil, de reconnaissances ou de privations de leurs droits, et régulierement au cours de leur histoire, de déportations ou de persécutions.

Etymologie

En français, le mot "Juif" viendrait du vieux français "giu" ou "juieu" depuis le latin "iudeus" et le grec "Ioudaios" (Ιουδαίος). Le terme latin signifierait simplement "Judéen", c'est-à-dire du pays de Judée. Le nom hébreu de "Yehoudi" ("Yehoudim" au pluriel) vient de l'époque antique du schisme du Royaume d'Israël en deux royaumes rivaux: le Royaume de Judée au sud (capitale: Jérusalem) et le Royaume d'Israël au nord (capitale: Samarie), plus puissant mais qui disparaît plus tôt que son voisin sous les attaques assyriennes. Lorsque la population du Royaume de Judée fut à son tour déportée dans l'empire babylonien, le terme de "Yehoudi" a recouvert alors plus globalement l'ensemble des familles de foi juive plutôt que celles qui ne venaient que de ce royaume. Quant au Royaume de Juda, il tire son nom de la Tribu de Juda, elle même nommée d'après son ancêtre éponyme Juda, quatrième fils de Jacob. Dans l'usage moderne, le terme "juif" inclut à la foi l'individu qui pratique le Judaïsme et l'individu qui, même sans pratiquer cette religion, s'identifie quand même comme juif en vertu de son héritage familial et culturel juif.

Identité juive

La question מיהו יהודי (qui est juif ?) est assez complexe et sujette à controverses ; la réponse varie selon le point de vue envisagé, ethnique, national ou religieux, et dans ce dernier cas, selon la mouvance interrogée. Le judaïsme orthodoxe étant majoritaire, l'on dira qu'est juif toute personne née de mère elle-même juive, indépendamment de son degré d'observance, ou qu'il ait été converti par des autorités reconnues compétentes en la matière.

Un judaïsme, des Juifs

Culture juive

Le Judaïsme n'est pas, loin s'en faut, qu'une religion, mais aussi un "mode de vie", ce qui ne facilite pas la délimitation des frontières entre "judaïsme" - la religion, "judéité" - la culture et "appartenance au peuple Juif".
C'est ainsi qu'on a pu observer de tous temps des phénomènes typiquement Juifs, sans être spécifiquement religieux : ainsi l'humour juif, la cuisine juive, la musique juive, etc.
Les Juifs ont également créés des épiphénomènes qui leur étaient indiscutablement propres sur un terrain incontestablement universel. Ainsi en est-il de la philosophie juive,particulièrement à l'époque des Lumières (voir la Haskalah), ou de la poésie juive dans l'Al-Andalus.
Si certaines de ces particularités sont inhérentes au judaïsme, d'autres proviennent d'échanges interculturels, d'autres encore de facteurs intraculturels non attenants à la religion.

Les groupes et les courants

Anecdote

:Tel-Aviv, 1964 :Moshe (ex-Maurice) Sebbag, fraîchement émigré du Maroc, n'en croit pas ses yeux ni ses oreilles! C'est bien Max Marciano à qui on vient de dire "Rentre chez toi, sale Marocain!" qui sourit comme ça? Max qu'il devait toujours retenir au pays dès qu'on froissait un peu sa susceptibilité? :Trop intrigué, Moshe demande à Max : "Alors, Max, tu t'es ramolli? T'as pas entendu c'qu'il t'a dit là, l'autre de son coin là ?" :Alors, Max : "Ah, salut, Momo! Je suis heureux, oh que je suis heureux!" :Moshe (qui croit mal entendre) : "Eh?" :Et Max : "Ah, c'que je suis heureux. Là-bas, au pays, ils me disaient :'Rentre chez toi, sale Juif!' Ici, on me considère enfin comme un Marocain!" Cette anecdote illustre bien la situation des Juifs de Diaspora, particularisés par la population de leur terre d'accueil (ou d'exil, c'est selon), mais leur ressemblant plus qu'à un coreligionnaire d'une autre origine (c'est en ces moments qu'on entrevoit à quel point le judaïsme est un principe fédérateur...).

Groupes

Les principaux groupes du peuple juif sont :
- les Ashkénazes (à la base un des descendants de Japhet, et de la nation qu'il a fondée, Ashkenaz a été assimilé par les autorités rabbiniques à la "Germanie") : Juifs originaires d'Europe Centrale. Le courant a toutefois bel et bien débuté en Allemagne, dans les communautés de Worms, Spire et Mayence, sous l'influence de Rabbenou Guershom Meor Hagola;
- les Sépharades ("Ibérie" en Hébreu) : Juifs originaires d'Espagne et du Portugal, et après 1492 d'Afrique du Nord. A noter que de nombreux Sépharades s'appellent Ashkénazi, que de nombreux Rappaport, originairement portugais (Rofe da Porto, médecin du port) ont émigré en terre d'Ashkenaz, et que la famille Abravanel était établie à Séville, bien avant que les Juifs dits Sépharades n'y débarquent. Cependant, les choses ne sont pas si simples : tous les Juifs orientaux ne sont pas Sépharades, tous les Juifs de Hongrie ne sont pas Ashkénazes, et de toute façon, le Juif tunisien ne comprend pas le Judéo-Arabe du Juif marocain.
C'est ainsi que l'on distingue :
- Les Juifs Mizrahim ("Juifs Orientaux"), comprenant les Maghrebim), les Teimanim (Juifs du Yemen et d'Oman)
- Les Grouzim (ou Grouzinim), Juifs de Géorgie, les Youhourim, autres Juifs du Caucase,
- Les Bene Israël, Juifs de Cochin et de Telugu (Bnei Menashe) parmi les Juifs en Inde,
- Les Juifs Romaniotes en Grèce,
- Les Italkim (Bnei Roma) en Italie,
- Les Beta Israël en Ethiopie,
- Les Juifs de Boukharan, d'Iran, etc.

Langues et Langages

L'Hébreu fut la langue du peuple d'Israël tant qu'il demeura sur sa terre. Son importance est attestée dans le livre des Juges : afin de différencier l'Israélite du Philistin, il est demandé "comment s'appelle ceci". Si l'infortuné répond "Sibolet", et non "Shibolet", il est passé au fil de l'épée sur-le-champ. Au contact de Babylone, l'Hébreu se matine de plus en plus d'Araméen. L'un des arguments des critiques bibliques est de retrouver dans le Deutéronome des "mots d'origine persane" (en réalité, il s'agit de notions-clés répandues dans tout le Moyen Orient antique). Seules quelques familles appartenant à l'élite utilisent encore l'Hébreu dans la vie quotidienne.
Le Talmud rapporte que des érudits (ayant perdu l'usage de l'Hébreu) se pressent auprès de Juda HaNassi pour connaître la signification du mot srougin, tant et si bien que sa servante s'exclame : "Jusqu'à quand comptez-vous venir sirougin sirougin ?!" (jusqu'à quand comptez-vous défiler l'un à la suite de l'autre?), ce qui leur permet de comprendre la signification du mot. Après l'extinction de l'Hébreu en tant que langue quotidienne, naissent plusieurs "langages", qui sont en fait la langue du terroir mâtinée de quelques mots d'Hébreu, et rédigées dans cet alphabet. Tel est par exemple le cas des fameuses gloses de Rachi, témoignage vivant de la langue d'oïl, ou le judéo-arabe utilisé par les Juifs d'"Eretz Islam", de Maïmonide à Juda Halevi. De ces langues, deux survivent : le Yiddish, pratiqué originellement par les Ashkénazes, et le Ladino par les Sépharades. Les autres, Dhzidi, Judéo-Arabe, Judéo-Provençal,etc. ne dépassent pas le stade de dialecte : un Juif Tunisien ne comprend pas le patois de son voisin et correligionnaire Algérien et vice versa, alors qu'aux variations locales près, le Yiddish peut servir de lingua franca à tous les Juifs qui le parlent, quelles que soient leurs origines. Le Ladino, ou Judéo-Castillan, tend, lui, à s'éteindre. L'Hébreu, considéré comme langue sainte (lashon ha-kodesh), par lequel le monde a été créé,n'est pratiqué durant tout le Moyen Age que par les érudits.
Au 17ème siècle, les organisateurs de la Haskala souhaitant faire disparaître le Yiddish, langue du ghetto, pour apprendre aux Juifs résidant en Allemagne l'Allemand et l'Hébreu. Celui-ci est bientôt abandonné.
La deuxième tentative de revivescence de l'Hébreu est réalisée en 1881 par un modeste instituteur, Eliezer ben Yehuda, qui y consacre toute son énergie, par tous les moyens. Il va jusqu'à refuser de laisser sa femme entrer si elle ne le demande pas en Hébreu, ou son chien de se nourrir s'il ne répond pas aux ordres de son maître intimés en Hébreu. Jugé blasphématoire, Ben Yehuda est conspué. Cependant, lorsque sa tombe est profanée, sa famille considère comme une victoire le fait que les injures soient écrites en Hébreu et non en Yiddish...
L'hébreu a depuis lors pris une connotation nationale : il s'agit de la langue officielle de l'Etat d'Israël, comme l'Anglais est la langue officielle des Juifs dces Etats-Unis.

Histoire

Le judaïsme connut son lot de schismes, et ce avant même son établissement en Judée : la Genèse raconte que pour préserver la paix dans le clan des 'Ivrim (les Apirou?), Abraham se dirige vers le Nord tandis que Loth s'établit à Sodome. De nombreux soubresauts traversent aussi les Hébreux durant la traversée du désert, l'épisode le plus connu étant la révolte de Kora'h (Koré) : celui-ci affirme que le peuple d'Israël est déjà sain, tandis que Moïse et Aaron expliquent qu'il doit devenir saint, en se conformant aux prescriptions de l'Eternel.
Le schisme fondamental se produit à la mort de Salomon : refusant de plier au joug de Roboam, le fils de Salomon, les tribus préfèrent se fédérer autour de Jéroboam ben Nébat, qui instaure les cultes païens en dehors du temple de Jérusalem, fondant le royaume d'Israël, avec pour capitale Samarie. Les rois d'Israël ouvrant beaucoup plus volontiers leurs portes aux étrangers, le royaume d'Israël se bigarre. La proportion d'étrangers augmente avec la chute du royaume d'Israël et l'exil assyrien, Sennachérib repeuplant le territoire avec des peuples étrangers.
C'est pourquoi le peuple de Samarie ne sera pas admis à participer à la reconstruction du Temple, après l'exil babylonien. Ainsi naît le Samaritanisme. Une autre division se produit concommitamment au sein même des "Hébreux de Judée" : ceux qui sont revenus en Terre d'Israël, et ceux qui sont restés en Babylonie. Bien que leurs Torah soit la même, leurs rites diffèrent quelque peu. Selon certains, ceux qui sont restés à Babylone, les "exilés du Premier Temple" émigreront pour la plupart en Ashkenaz, alors que ceux qui sont revenus, les "exilés du Second Temple", iront s'installer en Espagne, c'est-à-dire en Sfarad.
Bien sûr, cette division est hautement schématique, et facilement prise en défaut : Abravanel, par exemple, écrit avec fierté que sa famille compte parmi les plus vieilles d'Espagne, installée bien avant l'arrivée des Sépharades. Ashkénazim et Sefardim voyagèrent beaucoup les uns chez les autres. Une importante partie de la communauté de Babylone y resta établie, et forma la communauté des Bagdadi et des Juifs d'Iran, jouissant de conditions privilégiées, eu égard au reste du peuple Juif, jusqu'au début du vingtième siècle. Le Rav Ovadia Yossef vient d'Irak. En Israël, de nombreuses « sectes » (ici au sens premier de nouveau courant religieux formé par un faible nombre d'adeptes) émergent en réponse à l'hellénisme apparu au , les quatre principales sont : les Sadducéens, rejetant toute loi orale, influents dans le clergé et la vie sacerdotale, dont Anne et Caïphe des Evangiles seraient membres, les Zélotes, dont l'histoire finira tragiquement à Massada, les Esséniens, secte mineure par le nombre de ses adeptes, mais ayant laissé des documents d'une importance capitale pour l'archéologie, et qui pourrait bien avoir compté Jean-Baptiste (voire Jésus) parmi ses adhérents; enfin, les Pharisiens, du sein desquels sortira la Mishna et le judaïsme rabbinique. En Orient, suite à la conquête Arabe et le choc de l'islam avec les religions et croyances plus anciennes au cours des septième et huitième siècles, on assiste à une floraison de sectes et dissidences par rapport aux mouvements religieux traditionnels. Le Judaïsme n'échappe pas au phénomène et on observe, outre une brève reviscence du sadducianisme et des Esséninens, l'apparition de nouveaux mouvements : les Issawites, les Yudganites, les Shadganites, les Malakites, les Mishawaïtes, etc. Ces mouvements de peu d'ampleur auraient dû disparaître, ou retourner dans le giron du judaïsme pharisien, s'il ne s'étaient regroupés sous la bannière d'Anan ben David.
Selon certaines sources, celui-ci, opposé à la nomination de l'exilarche, se serait autoproclamé anti-exilarche, ce qui aurait été interprété par le califat comme un acte de rébellion. Pour échapper à la mort, Anan ben David n'aurait eu d'autre choix que de faire sécession avec le judaïsme officiel, qui suivait l'autorité des Rabbanim du Talmud, d'où l'appellation de judaïsme rabbinique (ou rabbanite), par opposition à "son" judaïsme, qui ne se basait que sur l'interprétation du Tanakh, le Miqra (traduit par "Texte", mais il faudrait comprendre "Lecture" dans un sens analogue à Coran), d'où son nom de judaïsme karaïte Le Judaïsme connut de profondes modifications en 1492. Le judaïsme rabbinique fit de l'unité du peuple juif un point central de la Loi, et de fait, ne connut plus de changements majeurs, à l'exception de variations liturgiques dans les différentes communautés, grâce, entre autres, à la rédaction de codes légaux, dont la production culmina avec le Shoulhan Aroukh. Quelques Faux Messies, dont Jacob Franck et Sabbataï Zvi exaltèrent les foules, entraînant quelques personnes dans des mouvements dissidents, qui devraient aboutir à leur conversion à l'islam ou au christianisme. Le judaïsme ashkénaze fut néanmoins encore une fois remué à l'avènement des Lumières, qui entrainèrent de vives controverses de la Haskala, à la suite de quoi s'exacerba la querelle entre Hassidim et "Mitnagdim" en Europe de l'Est, que cherchèrent à apaiser les "modérés", les "intermédiaires", comme le Rav Samson Raphaël Hirsch, dont la devise était "Torah ouMadah" (Torah et science).
La fin du XIXème siècle voit la montée du sionisme : les premiers pionniers, chassés par les pogroms russes et soutenus par de riches philanthropes occidentaux, défrichent les marécages de la plaine côtière de Palestine, alors sous souveraineté ottomane ; l’Affaire Dreyfus suscite la vocation du journaliste viennois Theodor Herzl. Mais l'émigration en Palestine suscite le scepticisme des Juifs "assimilés" d'Europe occidentale et l'opposition de la plupart des rabbins orthodoxes. Le 2 novembre 1917, le gouvernement anglais publie la Déclaration Balfour. En 1922, la Société des Nations confie l’administration de la Palestine (“ Mandat ”) à la Grande-Bretagne. Les convulsions politiques en Europe, consécutives à la dislocation des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman, vont bientôt s’exacerber avec la montée des régimes fascistes et antisémites, qui débouche sur le cataclysme de la Shoah. L' immigration juive a beau impulser un vif progrès économique, agricole et sanitaire et de stimuler l'emploi arabe ainsi que l'immigration des pays voisins, naît une opposition arabe, souvent violente, qui obtient de l’administration britannique plusieurs limitations successives de l’immigration juive légale, ce qui ne fait que développer l’immigration juive clandestine. De 1941 à 1945, la Shoah fait 6 millions de morts et une infinité de traumatismes physiques, psychologiques et familiaux. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies approuve le partage du territoire de la Palestine entre un État juif sur 55 % du territoire et un État arabe sur le reste. Des dispositions particulières concernent Jérusalem et Bethléem. La partie juive accepte ce partage territorial que les États arabes rejettent. L’État d’Israël est proclamé le 14 mai 1948. De nos jours, si l'antagonisme Hassidim/Mitnagdim a disparu, celui entre Juifs "laïcs" et "religieux" reste d'actualité, et a pris une nouvelle tournure en Israël, où les partis de gauche sont majoritairement et essentiellement non-religieux, ceux de droite étant pour une petite partie religieux. En Diaspora coexistent le Judaïsme Réformé, Judaïsme Orthodoxe en Europe de l'Ouest, auxquels s'ajoute le Judaïsme Conservateur aux Etats-Unis.

Bibliographie


- Mon peuple, histoire du peuple juif, par Abba Eban, Buchet-Castel, 1970.
- Histoire d'Israël, par S. W. Baron I. Des origines au début de l'ère chrétienne II. Les premiers siècles de l'ère chrétienne Quadrige. PUF, 1986
- Une Histoire des Juifs, par Paul Johnson, JC Lattès, 1987
- Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, dir. Sylvie Anne Goldberg, Cerf-Robert Laffont (Bouquins), 1996.

Voir aussi


- Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël
- Diaspora juive
- Histoire d'Israël
- Histoire chronologique d'Israël
- Judaïsme

Liens externes


- [http://www.memoire-juive.org Le site Mémoire Juive et Education] évoque la Shoah ---- Juif est une commune française de Saône-et-Loire Catégorie:Judaïsme

Communauté

Une communauté est un ensemble de personnes ayant un, ou des intérêts communs. Communauté s'oppose à individu. Ce mot de la langue française est dérivé du mot communal, état de caractère qui est commun. On peut parler, de :
- Communauté de communes :
- Communauté urbaine;
- Communauté nationale;
- Communauté économique
- Communauté de sentiments,
- Communauté d'interêts;
- Communauté de Wikipédiens

Exemples de communauté

Divers


- Communauté(wiki:communauté)
- Communauté européenne
- Communauté des Jault
- Communauté de la Constitution de 1958

Les trois communautés de Belgique


- Communauté flamande
- Communauté française de Belgique
- Communauté germanophone de Belgique

Voir aussi


- Association. catégorie:homonymie

Jésus Christ

Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.

Résumé de la vie de Jésus

D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton). Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) : :Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens. Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains). Julien l'apostat Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate. Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel). Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie. Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion. Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

Message de Jésus

Marie Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

Perspectives religieuses

Christianisme

Résurrection Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation. Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie. Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir. Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité". Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ? Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.

Islam

Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman. Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant : :Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix. :Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156). ::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides) Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix. Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).

Le nom de Jésus

Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière. Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ. Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER) Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10) 1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »

Citations sur Jésus


- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6. "je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]

Reliques


- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus

Voir aussi


- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)

Lire aussi


- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]

Liens externes


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli) Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth ko:예수 그리스도 ms:Yesus Kristus ja:イエス・キリスト simple:Jesus th:เยซู คริสต์ zh-cn:耶穌基督 zh-tw:耶穌基督

Jean-Baptiste

] (Saint) Jean (le) Baptiste, personnage du Nouveau Testament, fut prédicateur en Palestine au temps de Jésus-Christ. Dans le christianisme, c'est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ, qui l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu », et lui avoir donné ses propres disciples. La vie de Jean-Baptiste est connue à travers les évangiles, les Actes des Apôtres et le témoignage de l'historien juif Flavius Josèphe.

Hagiographie

Jean-Baptiste est né en Judée en l'an 8 avant J.-C.. Il est fêté en occident le 24 juin, mais les nombreuses fêtes associées semblent plutôt venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels. La pratique des feux de la Saint-Jean reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental. La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834 lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le baptiste a été décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, la fête de la Saint-Jean devint la fête nationale du Québec, incluant les Québécois de toutes origines. La fête de la Saint-Jean-Baptiste est aussi une fête maçonnique importante à travers le monde. Il était le fils du prêtre Zacharie et d'Élisabeth, une cousine de Marie, la mère de Jésus. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean-Baptiste est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe. Jean mena une vie d'ascèse « caché dans le désert », se nourrissant frugalement de « sauterelles et de miel sauvage » (Matthieu III:4), et pratiquant le jeûne. En l'an 27, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu III:11). Selon Matthieu (III:13-17), Jésus vint voir Jean pour être lui-aussi baptisé. Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptisa donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ». Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus.

La mort de Jean le Baptiste

Jésus Quelque temps après, en l'an 28, Jean-Baptiste provoqua la colère d'Hérode Antipas, le gourverneur de Judée, en lui reprochant son mariage avec Hérodiade, la femme de son demi-frère Hérode Philippe. Selon Marc (VI:14-29), Hérode, excédé, fait arrêter Jean et « le fait lier en prison ». La femme Hérodiade voulait faire tuer Jean mais Hérode Antipas, le protégeait, car il le « connaissait pour un homme juste et saint » et « l'écoutait avec plaisir ». Cependant lors de la fête donnée pour son anniversaire, Salomé, la fille d'Hérodiade, dansa si bien que le gouverneur et tous ses convives furent subjugués, et il lui dit : « Demandes-moi ce que tu voudras... ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume ». Salomé demanda pour sa mère la tête de Jean-Baptiste présentée sur un plateau. Hérode fort attristé, envoya cependant un garde décapiter Jean dans sa prison, placer sa tête sur un plateau et la présenter à Salomé, qui l'offrit à sa mère Hérodiade. Cette tête serait celle arrivée miraculeusement et conservée à Saint-Jean-d'Angély, dans la province française de la Saintonge, aujourd'hui en Charente-Maritime. Le Coran parle aussi de Yahyâ fils de Zacharie (sourates III, XIX et XXI), comme étant un prophète vertueux, mais il n'évoque pas de notion de baptême.

Voir aussi


- Liste des apôtres
- Fête nationale du Québec

Liens externes


- [http://architecture.relig.free.fr/jb.htm http://architecture.relig.free.fr/jb.htm] Catégorie:Personnage biblique Catégorie:Saint catholique et orthodoxe ko:세례자 요한 ja:洗礼者ヨハネ

Enseignement

Catégorie:Éducation

Enseignement ou Éducation

Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus général, correspond à la formation globale d'un individu, à divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, médical, etc.). Le terme enseignement, de son côté, se réfère plutôt à un mode d'éducation bien précis, soit celui de la transmission de connaissances à l'aide de signes. « Signes » et « enseignement » dérivent d'ailleurs de la même racine latine. Ces signes utilisés pour la transmission de connaissances font référence au langage parlé et écrit. Ainsi, l'enseignement est un mode d'éducation bien spécifique que l'on retrouve dans nos écoles modernes où un maître, devant un groupe d'élèves, transmet verbalement (souvent appuyé par des documents écrits) un ensemble de connaissances. L'apprentissage effectué dans des ateliers ou dans des laboratoires où les élèves, guidés par un maître, apprennent de leurs essais et erreurs, n'est donc pas, à proprement parler, de l'enseignement. Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner.

Qu'enseigner ?

À la lumière des récents développements au niveau de la pédagogie, il semble que ce ne soit pas tous les sujets scolaires qui se transmettent uniquement à l'aide de l'enseignement. L'histoire semble être une des disciplines qui se prête le mieux à l'enseignement, du simple fait qu'il s'agit d'une transmission d'informations d'une personne à une autre et que cela n'implique pas la maîtrise de techniques (sauf s'il s'agit bien sûr de la méthode de recherche historique). D'un autre côté, l'éducation physique et la musique, qui s'apprennent par la pratique, laissent peu de place à l'enseignement, à proprement parler. Bien sûr, les connaissances théoriques enseignées viendront faciliter ces apprentissages. Entre ces deux extrêmes, l'apprentissage d'autres disciplines telles que l'écriture, les mathématiques et les sciences par exemple, s'appuient sur un mélange d'enseignement et de pratique, l'enseignement enrichissant la pratique et la pratique soulevant des questions qui seront résolues par l'enseignement. Il est à noter que, pour la plupart des élèves, posséder une connaissance et appliquer cette connaissance au moment opportun ne se fait pas de façon automatique. Par exemple, de nombreux élèves, voir de nombreuses "personnes", qui font régulièrement des fautes d'orthographe lors de productions écrites connaissent pourtant très bien les règles qu'ils ne respectent pas. Il s'agit donc de l'une des limites majeures de l'enseignement.

La place de l'enseignement dans les écoles d'aujourd'hui

Les courants actuels en pédagogie, inspirés des pédagogies dites alternatives, telles celle de Célestin Freinet et de Maria Montessori ainsi que des théories de l'apprentissage du constructivisme de Jean Piaget et le socioconstructivisme de Lev Vygotsky, tendent de plus en plus à demander des élèves des productions concrètes plutôt que de mémoriser un certain contenu. Par exemple, on demandera aux élèves d'être capables de réaliser des problèmes mathématiques appliqués à des situations concrètes ou bien on leur demandera de réaliser des productions écrites réelles et publiables (un journal de classe ou un site web par exemple). Naturellement, dans ce type de pédagogie, où l'enfant est de plus en plus amené à rechercher les informations par lui même, l'enseignement à proprement parler y perd sa place privilégiée et est de plus en plus considéré comme un moyen pédagogique parmi d'autres. Face à cette évolution, nous pouvons rencontrer dans les classes deux principales réactions néfastes pédagogiquement. Tout d'abord, il existe une certaine réticence au changement où des enseignants et professeurs en restent à leur bonnes vieilles méthodes par lesquelles ils ont appris et « qui ont fait leurs preuves ». De plus, une pédagogie basée sur l'enseignement semble, à première vue, beaucoup économique en temps et énergie pour l'enseignant. Bien sûr, si l'élève, après avoir reçu un enseignement, est incapable d'appliquer ces connaissances, on réalise qu'il n'y a pas ici d'économie de temps et d'énergie. L'autre réaction néfaste consiste à rejeter tout simplement l'enseignement et de ne miser que sur des productions d'élèves et sur la découverte par eux-même. Il est simplement utopique de croire que cela puisse être possible dans toutes situations. Soit parce que les objectifs d'apprentissage visés ne s'y prête pas facilement (comment un élève pourrait apprendre par lui-même la règle d'accord du participe passé), ou simplement parce que cette approche demanderait beaucoup trop de temps, d'énergie et de moyens (comme demander aux élèves de reconstruire le tableau périodique au complet, par des manipulations chimiques). La logique et le bon sens sont donc requis des professeurs dans le recours ou non de l'enseignement dans l'atteinte des objectifs pédagogiques fixés. N'oublions pas que le choix d'une méthode est toujours intimement liée au but à atteindre. Je pense que l'enseignement ne résulte pas seulement du domaine de l'"éducation nationale"! Car toute personne ayant un vécu, des connaissances,... peut être amenée à la/les partager avec une personne portant intéret à la chose. Ce qui donne par la suite la complexitée de l'éducation proprement dite.

Voir aussi

Cafipemf

Sorbonne

Catégorie:Sorbonne Catégorie:Université parisienne Catégorie:Université parisienne

Appellation

Plusieurs universités parisiennes comportent actuellement le nom « Sorbonne » dans leur intitulé, ou revendiquent une filiation avec la Sorbonne :
- Paris I (Panthéon-Sorbonne), qui abrite également l'observatoire de la Sorbonne.
- Paris II (Panthéon-Assas)
- Paris III (Sorbonne nouvelle)
- Paris IV (Paris-Sorbonne)
- Paris V (René Descartes) Ces cinq universités publiques possèdent des locaux dans les bâtiments historiques de la Sorbonne. Ceux-ci accueillent également le [http://www.sorbonne.fr rectorat de l'Académie de Paris], l'École des Chartes et l'École pratique des hautes études. Ces universités publiques ne sont pas à confondre avec le Collège de Sorbon (Ardennes) ni avec l'Ecole Supérieure Robert de Sorbon (Vienne) http://www.sorbon.fr établissement d'enseignement supérieur privé français enregistré et appliquant la (VAE) Validation des Acquis de l'Expérience et l'évaluation des diplômes étrangers (Centre d'Evaluation et d'Equivalence des Diplômes Etrangers)http://www.ceede.com. L'Université Francophone Robert de Sorbon, quand à elle, est Nord Américaine (Charte de l'état du Maine, état ayant après la Louisiane le plus grand nombre de francophones) http://www.sorbonedu.com . École pratique des hautes études

Historique

La Sorbonne est une des plus anciennes universités d'Europe fondée par Robert de Sorbon à Paris en 1257. On y enseignait principalement la théologie aux étudiants pauvres et elle s'est développée rapidement. Paris devint un grand centre culturel et scientifique en Europe dès le avec plus de 20 000 étudiants. Dès 1554, la Sorbonne devint une université importante. Agrandie au par Richelieu,la chapelle de la Sorbonne appartient aux chefs-d'œuvres de l'architecture classique parisienne. Elle renferme un orgue de DALLERY, non entretenu depuis plus de 150 ans, et actuellement injouable, bien que conservé en grande part.Les bâtiments de l'université, qu'on peut admirer de nos jours, datent de la fin du . En mai 1968, La Sorbonne fut le point de départ des manifestations étudiantes qui aboutirent en un ample mouvement révolutionnaire dans toute la France. La première émeute de mai 1968 se déclenche suite à l'intervention de la police dans la cour de la Sorbonne. Le 3 mai, des centaines d'étudiants se sont en effet rassemblés dans la cour en prévision d'une attaque de l'extrême-droite. Il y a là toutes les tendances de l'extrême-gauche : trotskystes, maoïstes, ou anarchistes. Les services d'ordre gauchistes sont armés de manches de pioche et prêts à l'affrontement. En faisant appel à la police, le doyen de l'université va ainsi déclencher la première émeute du mois de mai. A partir du 13 mai, la grève générale commence et la Sorbonne est occupée. En 1969, la dispersion de l'université parisienne en sept établissements (La Sorbonne, Assas, Censier, Jussieu, Vincennes, Dauphine) facilite l'écrasement du mouvement étudiant. En [1995]], l'annexe du Panthéon a été à nouveau occupée durant quelques jours par des étudiants non-inscrits. Depuis, la Sorbonne est fermée au public : seuls les étudiants et le personnel de l'université sont autorisés à y avoir accès. En 2004, un étudiant de la Sorbonne a été incarcéré durant trois semaines pour avoir participé à une manifestation antisécuritaire à l'université de Nanterre.

Personnes célèbres ayant fréquenté ou fréquentant la Sorbonne

université de Nanterre université de Nanterre
- Michel Aflaq politicien
- Alexandre Alekhine grand maître international d'échecs
- Jean-Jacques Ampère physicien
- Theo Angelopoulos cinéaste
- Antoine Arnauld écrivain
- François Victor Alphonse Aulard
- Joaquin Balaguer
- Georges Bataille écrivain
- Henri Bergson philosophe
- Claude Bernard biologiste
- Nicolas Boileau-Despreaux poète
- Ferdinand Buisson prix nobel de la paix, fondateur de la L.D.H.
- Jean Calvin théologien
- Roch Carrier romancier et dramaturge
- André Chamson écrivain et essayiste
- André Chastel historien
- Adrienne Clarkson politicienne canadienne
- Victor Cousin philosophe
- Marie Curie physicienne
- Pierre Curie physicien
- Simone de Beauvoir écrivain
- Jean Philibert Damiron
- Raymond Duchamp-Villon
- Erasme théologien
- Claude Charles Fauriel
- Jacques Derrida philosophe
- Jean Favier historien
- Moshe Feldenkrais
- Lawrence Ferlinghetti
- Gautier de Châtillon
- Nicolas Eugène Géruzez
- Jean-Luc Godard cinéaste
- Petar Guberina
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