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Civilisation

Civilisation

Le terme civilisation - dérivé indirectement du latin civis signifiant « citoyen » par l'intermédiaire de « civil » et « civiliser » - a été utilisé de différentes manières au cours de l'Histoire. Il a en français trois grandes acceptions :
- la civilisation, dans l'acception la plus courante, est le fait de civiliser, c'est-à-dire de porter une société à un niveau considéré comme plus élevé et plus évolué, et c'est, par métonymie, l'état atteint par cette société évoluée. Cette acception inclut une notion de progrès. Elle s'oppose à barbarie, sauvagerie.
- la civilisation, c'est aussi l'ensemble des traits qui caractérisent l'état d'évolution d'une société donnée, tant sur le plan technique, intellectuel, politique que moral, sans porter de jugement de valeur. À ce titre, on peut parler de civilisations au pluriel et même de civilisations primitives.
- l'état auquel sont parvenu quelques cultures dans l'histoire de l'humanité. N.B: La civilisation est la culture au sens le plus large.

Une étape de développement technique ou politique

Les premières civilisations ayant laissé dans l'Histoire suffisamment de traces pour être identifiées comme telles sont Sumer, l’Égypte antique, la vallée de l’Indus, la Chine. Les fonctionnalités de ces groupes sont vues comme les différenciant des établissements précédents comme le néolithique ; un élément déterminant de la rupture avec le néolithique est la découverte puis la maîtrise de l'agriculture, laquelle entraîne une nouvelle organisation de l'espace et de l'activité humaine. Pour être qualifié de civilisation, celle-ci doit regrouper la plupart des caractéristiques suivantes: 5 primaires (organisation)
- la présence d'une ville (sédentarisation des populations)
- spécialisation du travail à temps plein
- concentration de surplus de production
- structure de classe (hiérarchie)
- organisation étatique (état) 5 secondaires (réalisations matérielles)
- travaux publics monumentaux
- commerce à longue distance
- réalisations artistiques monumentales
- écriture (comptabilité, registre, etc.)
- connaissances scientifiques (arithmétique, géométrie, astronomie)

Une norme de comportement

La civilisation développe des normes de comportements en société, comme la chevalerie. Une société définit souvent son type d'homme idéal (« homme de bien » de Confucius, « honnête homme » du européen, « gentleman » de l'Angleterre victorienne...). Un comportement civilisé peut désigner tous les règlements et lois destinés à éviter que les gens ne deviennent violents. Mais la possession de forces autorisées à recourir à la violence, telle que la police ou l'armée ne disqualifie pas une culture qui prétend être civilisée.

Un phénomène culturel

Une école de pensée définit la civilisation comme une identité culturelle associée pour chaque individu à la plus grande subdivision de l'humanité à laquelle il peut s’identifier. Elle représente donc un groupe plus étendu que la famille, la tribu, la ville de résidence, la région ou encore la nation. Les civilisations sont souvent liées à la religion ou à d’autres systèmes de croyance. À des fins de classification, l’historien Arnold J. Toynbee en distingue 26 avec leurs montées et déclins. C’est aussi la thèse de Samuel P. Huntington pour les conflits globaux dont notre époque est le témoin. Le concept d’empire se superpose à celui de civilisation (voir la description empirique de 500 ans de l’empire de l’occident par Noam Chomsky et celle plus théorique par Negri et Hardt).

Un outil d’oppression

Quelques postmodernes et anarchistes refusent le terme comme indésirable et affirment qu’une hiérarchisation ne peut prendre en compte la complexité de chaque situation.

Tableau synthétique

Sont présentés ici des civilisations dont l'étendue, le rayonnement, la durée, les vestiges, ont laissés des traces jusqu'à aujourd'hui (non exhaustif). Cette classification est essentiellement reprise de la liste composée par Samuel Huntington, avec quelques aménagements. Elle n'est pas définitive.

Le tableau suivant (incomplet!) propose une autre approche avec une classification par zone géographique et par période des différentes cultures ou civilisations du monde.

Civilisation universelle

Débat

A l’ère où l’on parle mondialisation, les discussions ayant trait à la civilisation (entité culturelle, culture au sens large) ne sont pas encore dépassées. D’ailleurs, elle est devenue plus vive et respire grâce aux effets de la mondialisation culturelle. L’extension de l’économie mondiale marché et du capitalisme à l’échelle mondiale grâce à la mondialisation s’accompagne d’une diffusion de normes, de pratiques sociales et de valeurs. Des changements culturels provocant des phénomènes d’acculturation ou d’hybridation culturelle laisse à penser qu’une tendance à l’unification culturelle ou civilisationnelle se dessine. Certains soutiennent que nous assistons à l’émergence de ce que Vidiadhar Surajprasad Naipaul a appelé une « civilisation universelle ». Vaclav Havel écrit : « nous vivons désormais au sein d’une seule et même civilisation globale ». Ce concept « civilisation universelle » serait justifié par la domination culturelle de l’occident ou de la civilisation occidentale. Donc, la civilisation universelle est l’occidentalisation. Moins soutenue dans d’autres civilisations, cette idée a S. Naipaul et Fouad Ajarmi comme les sympathisants les plus farouches. Mais les détracteurs de cette idée comme Samuel Phillips Huntington le qualifie de prétention. Le monde est plus que jamais multipolaire et multicivilisationnelle. Selon les détenteurs du point de vue d’un possible civilisation universelle, les mutations que la mondialisation nous impose, obligent de penser autrement les questions liées à la culture ou à la civilisation. Ils avancent l’idée que le développement des télécommunications ou technologique, le développement du commerce, les migrations ou voyages, l’occidentalisation seraient à la base de cette civilisation mondiale. Ces thèses sont dites des présupposées par les non partisans à ce concept. Paul VALADIER écrit : « Il n’est pas sûr que la mondialisation signifie le nivellement des culturelles [pour créer une seule culture] …si cette lecture du phénomène des culturelles est juste, elle conduit à relativiser les alarmes d’une domination uniformisante de la mondialisation. Peut-être même faut-il faire un pas de plus : ne peut-on pas s’attendre à ce que, après un moment d’éblouissement et émerveillement, les cultures affectées réagissent en retrouvant leur vitalité et leurs spécificités ? N’oublions pas à quel point, dans le passé, beaucoup ont été portés à parler de la fin des cultures et des civilisations, avec l’arrivée de l’imprimerie, ou de l’électricité, ou de l’automobile. Sans être optimiste, on peut remarquer un extraordinaire pouvoir assimilateur en l’homme, une aptitude à rebondir et à s’adapter qu’il ne faut pas sous-estimer, car elle s’enracine dans ces cultures par lesquelles les hommes se donnent les moyens d’habiter humainement le monde ». L’interdépendance entre les humains (migration ou développement des échanges…) n’est pas synonyme d’une civilisation universelle, selon les non partisans du concept. Par ailleurs, plus d’interdépendance permet d’accorder d’attention à son identité civilisationnelle. Les non partisans du concept évoquent aussi la théorie sociologique de la globalisation qui aboutit à la même conclusion qu’eux. Pour preuve, les années soixante-dix et quatre-vingt ont été pour les américains les années de consommation des produits venant du Japon sans pour tant se japoniser. Même l’occidentalisation ne constitue pas, selon eux, le vrai argument pour parler d’elle comme civilisation universelle puis que :
- le rejet des valeurs occidentales par des mouvements identitaires est chose réelle ;
- le modèle occidental reste limité et l’accès à cette culture est réservé à une minorité ;
- la différenciation culturelle existe aussi au sein des sociétés (entre les groupes sociaux) ;
- l’hybridation de la culture occidentale avec d’autres cultures ne se traduit pas à la domination de la culture occidentale mais plutôt cette culture occidentale se transforme selon les cadres socioculturels propres à chaque culture. Ils font plus loin pour parler de cette vision comme une espèce d’utopie puis que parler civilisation mondiale veut dire prier le même Dieu (avoir la même religion) et parler de la même manière (avoir la même langue) or les statistiques que nous avons aujourd’hui sont loin de prouver que cette chance existe.

Citations


- La civilisation de jouissance se condamne elle-même à la mort lorsqu'elle se désintéresse de l'avenir.
:Raymond Aron
- Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation.
:Alexis Carrel

Prolongements

Wiktionnaire


- civilization
- civilize

Autre acception


- Civilization, jeu informatique de Sid Meier

Voir aussi


- Culture;
- Alcibiade Didascaux, brève histoire des civilisations du bassin méditerranéen.
- La Civilisation, Emerson

Liens externes


- [http://www.bbc.co.uk/religion/interactive/civilisations/ bbc]
- [http://www.coalitionagainstcivilization.org/ Coalition contre la civilisation] (Attention site anarchiste) Catégorie:Anthropologie Catégorie:Histoire Catégorie:Philosophie ja:文明 ko:문명 ms:Tamadun

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Culture

Cet article concerne la culture dans le sens "culturel". Pour d'autres significations, voir la page d'homonymie Culture (homonymie) Le mot culture tire son origine du mot latin colere, (« habiter », « cultiver », ou « honorer »). En général, cela se réfère à l'activité humaine ; différentes définitions du mot culture reflètent les différentes théories pour comprendre, ou évaluer l'activité humaine. En 1952, Alfred Kroeber et Clyde Kluckhohn ont écrit une liste de plus de 200 différentes définitions du mot culture dans leur livre Culture: A Critical Review of Concepts and Definitions. L'utilisation populaire du mot culture dans beaucoup de sociétés occidentales, permet de réaliser un classement de leur caractère. Une utilisation fréquente du mot culture fait référence à la consommation de biens ou à des activités considérées comme élitistes : la cuisine, l'art, et la musique. On a certains labels comme la « haute » culture à distinguer de la culture « commune », qui signifie une consommation de bien et d'activités considérée comme normale. On oppose aussi industrie culturelle à diversité culturelle. On distingue à travers le monde, les cultures écrites et les cultures orales. Mais de plus en plus, il convient de considérer que tous les peuples ont à la fois une culture écrite et une culture orale. En agriculture, une culture est une espèce végétale que l'on développe sur un terrain ou un support entretenu ou alors un terrain ou un support entretenu pour y développer un végétal. La culture se définit comme ce qui s'oppose à la nature ou comme ce qui la développe, et englobe donc tout ce qui est création humaine. Ce mot reçoit des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère. Ainsi, la définition que peuvent en faire les gouvernements lorsqu'ils fixent sa mission au Ministère de la Culture diffère de celle que l'on en donne dans les sciences humaines. La culture est l'ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine. Dans le domaine de l'Archéologie, la culture se définit comme étant l'ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine. Seulement quelques cultures sont parvenues à l'état de civilisation dans l'histoire de l'humanité.

Définitions historiques

Beaucoup de projets du et du début du , mais aussi beaucoup de personnes aujourd'hui, identifient souvent la culture avec la « civilisation » et opposent ce couple à la « nature ». Ces personnes oublient des éléments de la « haute » culture, qui parait souvent plus « naturelle », et les observateurs critiquent souvent (ou défendent) des éléments de la haute culture, qui répriment la « nature humaine ».

Citations

«Une culture qui ne serait pas une insurrection permanente de l'esprit ne serait qu'une industrie de plus.» Jean-Marie Domenach (Europe, le défi culturel, 1990) "Quand les hommes sont morts ils rentrent dans l'histoire, quand les statues sont mortes, elles rentrent dans l'art, cette botanique de la mort, c'est ce que nous appellons la culture. Chris Marker (Les statues meurent aussi d'Alain Resnais)

Textes ou auteurs en rapport


- Merleau-Ponty
- Denys Cuche ...
"La culture, c'est la manière dont un groupe de personnes résout ses problèmes. " F. Trompenaars

La culture chez les animaux

En définissant la Culture comme étant un ensemble de savoirs et de pratiques qui se partagent et se transmettent au sein d'un groupe donné, on a longtemps pensé que les êtres humains étaient seuls concernés. On sait aujourd'hui que cela n'est pas tout à fait vrai, certains grands primates et certains mamifères marins développent eux aussi des formes de cultures : l'étude du chant des baleines nous apprend par exemple que celles-ci ont des "tubes" annuels ; On sait que les chimpanzés de certaines régions développent et se transmettent des savoir-faire que d'autres ne connaissent pas : usage d'outils, fabrications de "chaussures", etc.

Liens internes


- Agriculture, Culture vivrière, Artisanat, industrie, commerce, politique, religion, doxa
- Art, culture et musique, Langue, Littérature, esthétique, Philosophie, science
- Culture populaire, Culture enfantine, Culture de jeunesse, Contre-culture, Culture sourde
- Diversité culturelle, Capital culturel, Créatifs Culturels, Révolution culturelle, Relativisme culturel, Médiation Culturelle
- Ministère de la Culture (France), Direction régionale des affaires culturelles, Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Patrimoine (culture)

Liens externes


- [http://www.artelio.org/souche.php3?id_mot=227 Un dossier sur le mécénat culturel]
- [http://www.mediation-culturelle.info Portail de la Médiation Culturelle]
- Pôles de ressources Art et Culture en Aquitaine Catégorie:Anthropologie Catégorie:Culture Catégorie:Organisation sociale Catégorie:Philosophie Catégorie:sciences zh-min-nan:Bûn-hoà ja:文化 simple:Culture

Égypte antique

Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.

Histoire

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes). Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées). La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).

Histoire résumée

L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte. On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place. Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi. Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder. Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.

Géographie

La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques. Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.

Agriculture

Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort. Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.

Organisation politique

L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité. Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique. Voir aussi :
- Pharaon.

Art égyptien

L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants. Voir l'article détaillé : Art égyptien. Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.

Mythologie égyptienne

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts. Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne. Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.

L'Égypte antique dans les arts

Architecture


- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812

Peinture


- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.

Musique


- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi

Littérature


- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre

Cinéma


- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.

Jeux de rôle


- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt

Articles connexes


- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.

Lien externe


- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte Egypte antique
-
Egypte ja:古代エジプト

Indus

L’Indus (connu sous le nom de Sindh ou Sindhu dans l’Antiquité) est un fleuve du Pakistan qui a donné son nom à l’Inde. Il coule depuis l’Himalaya en direction du sud-ouest et se jette dans la mer d'Oman. L’Indus fait partie des Sept rivières sacrées de l'Inde. La source de l’Indus est se trouve au Tibet au mont Kailâs ou Gangri, en effet, il porte son nom à partir de la confluence des torrents Sengge et Gar descendant de l’Himalaya et drainant les chaînes du Nganglong Kangri et du Gangdise Shan. L’Indus passe ensuite au nord-ouest au travers du Cachemire au sud de la chaîne du Karakoram, puis graduellement se tourne vers le sud, quittant les collines entre Peshawar et Rawalpindi. Dans ce secteur un barrage forme le réservoir de Tarbela. À partir de sa sonfluence avec la rivière Kaboul, l’Indus devient navigeable. Le reste de son trajet vers la mer se déroule ensuite dans les plaines du Panjâb et du Sind, et le fleuve prend alors un cours très lent. Il traverse Hyderâbâd puis se jette dans la mer d’Omar par un grand delta aride de 7770 km² s’étendant sur 200 km de côte, au sud-est de Karâchi, maintenant considérée comme l’une des régions écologiques les plus importantes au monde. Des études génétiques ont démontré que le dauphin de l’Indus et celui du Gange (Platanista gangetica), qui étaient considérés autrefois comme distincts, forment en réalité une seule et même espèce. Le gouvernement de l’Inde organise chaque année le festival de Sindhu Darshan dans Ladakh sur les rives du fleuve pour favoriser le tourisme au Cachemire.

Affluents


- Gilgit
  - Gizar
  - Hunza
- Gumal
  - Zhob
- Kaboul
  - Kunar
- Sutlej
  - Beas
  - Chenab
    - Jhelum
    - Ravi

Voir aussi


- Civilisation de la vallée de l'Indus
- Écriture de l'Indus
- Sarasvati
- Liste des cours d'eau de l'Inde ---- Indus peut désigner la musique industrielle. Catégorie:Cours d'eau du Pakistan Catégorie:Cours d'eau d'Inde Catégorie:Cours d'eau du Tibet ja:インダス川 ko:인더스 강

Néolithique

ko:신석기 시대 Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture. Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire. Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante. On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.

Progrès techniques

Pierre polie

La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque. Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.

Âge des métaux

Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.

Invention de la céramique

L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent. Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.

Invention de l'agriculture

C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage. À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.

Bouleversements de la société

Sédentarisation et apparition des premières villes

La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie. Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres. Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.

Apparition des États

La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.

Changement de la religion et des rapports sociaux

Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines. La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.

L'art

Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il. Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent. Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie. Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ? Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique. Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure. Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.

Voir aussi


- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois

Lien externe


- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique] Catégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique

Chevalerie

Catégorie:Titre de noblesse Catégorie:Ancien Régime Catégorie:Histoire militaire du Moyen Âge Catégorie:Moyen Âge Catégorie:Moyen Âge, enluminure du .]] La chevalerie se rapporte à l'institution féodale des chevaliers et aux idéaux qui lui sont associés, ou lui sont devenus associés par le biais de la littérature, notamment l'honneur, la bravoure et la notion d'amour courtois. Le mot vient du latin caballarius dont les mots cavalerie et cavalier sont dérivés. L'intention est, en tous cas, de distinguer le noble chevalier combattant à cheval, du paysan, soldat d'infanterie ou artilleur. La chevalerie est codifiée par certaines coutumes, notamment par la cérémonie de l'adoubement. Les vertus traditionnelles de la chevalerie, vues par le prisme de la littérature, sont de nobles sentiments tels la pitié, l'humilité, la bravoure, la courtoisie, la foi ou l'honneur.

Introduction


- Le mot « chevalier » (miles dans les sources latines) apparaît dans le dernier tiers du et se répand dès le premier tiers du , effaçant peu à peu ou bien se confondant avec le mot « noble » (nobiles).
- Selon la théorie des trois ordres, les chevaliers font partie de la deuxième catégorie de population : « ceux qui combattent ».
- "Nul ne naît chevalier" selon l'adage
- La chevalerie n'est pas réservée à la noblesse
- Les chevaliers forment une aristocratie laïque, parfois turbulente, censée protéger ceux qui ne peuvent se battre, c’est-à-dire le clergé et les paysans. Au cœur du Moyen Âge, la cavalerie est la reine des batailles grâce à la généralisation de l’étrier en Occident qui permet au soldat de porter un armement plus lourd : seule l’aristocratie peut entretenir un cheval et un armement coûteux.

Qui pouvait devenir chevalier ?

Au début, théoriquement , tout le monde pouvait devenir chevalier. Puis, par la suite, seuls les hommes de familles nobles pouvaient accéder à ce titre. On allait jusqu’à dire que ce n’était pas la chevalerie qui était héréditaire, mais les capacités à être chevalier. Les comtes et ducs, voyant leur pouvoir diminuer, se faisaient chevaliers eux aussi pour conserver du prestige. Dans la descendance des seigneurs, c’était l’aîné qui recevait tous les biens, les autres fils devenaient chevaliers (sinon ils n’étaient « plus rien »), et comme ils ne voulaient pas servir leur frère plus que les seigneurs voisins qu’ils haïssaient, ils razziaient les campagnes visant les biens des paysans, et devenaient ainsi des gens peu fréquentables. Nous avons donc d’un côté les « bons chevaliers » issus des familles de noblesses (comtes, ducs) qui le devenaient pour ne pas perdre d’importance et de pouvoir mais qui servaient les seigneurs avec une très grands loyauté, et d’un autre côté les « mauvais chevaliers » issus de la famille du seigneur, qui le devenaient parce qu’être chevalier était très prisé à l’époque.. Entre ces 2 statuts on trouve aussi les chevaliers errants, qui agissent souvent pour « leur propre compte ». Ils parcourent des territoires en quête d’exploits, et cherchent à se faire un nom. Ce sont souvent les nouveaux chevaliers qui passaient par une phase « d’errance ».

Comment devient-on chevalier ?

L'adolescent, le bachelier, fils de chevalier, accède lui-même à ce titre et à cet état après un apprentissage et une cérémonie appelée adoubement.
- Avant l’adoubement : vers l’âge de 7 ans, il est placé chez un seigneur qui sera son parrain. Il y gravit tous les degrés de l'éducation qui vise à en faire un guerrier : galopin (il nettoie l’écurie), page (il s’occupe des chevaux, est au service de la dame du château, suit un entraînement équestre, apprend à chasser) et enfin écuyer; damoiseau, il aide les chevaliers au tournoi et à la guerre)…
- L’adoubement marque le passage de l'état d'écuyer à celui de chevalier. Cette cérémonie a lieu en général en mai ou en juin : ses armes de chevalier lui sont remises par son seigneur et parrain, bénites par l'Église qui encadre la cérémonie.
- Après la cérémonie : on organise des tournois et des banquets pour célébrer l'occasion.

Le genre de vie du chevalier

banquet]
- Un soldat au service d’un seigneur Le chevalier est un professionnel de la guerre ; il est propriétaire d'armes offensives et défensives (voir la liste dans l'article armement) qu'il lui faut souvent remplacer après un combat. Il doit donc gagner de l'argent.
- Les tournois : une manière de gagner de l'argent Les guerres au Moyen Âge ne sont pas si fréquentes. De plus, on ne se bat pas l'hiver, ni pendant les périodes saintes (Avent, Carême). L'Église a défini depuis la fin du siècle des paix de Dieu et des trèves de Dieu pour limiter les guerres. Le tournoi est donc une occasion de remporter une rançon, de confisquer des chevaux et des armes aux chevaliers vaincus. Il est aussi une façon de ne pas perdre la main pendant les périodes sans combat et de se distinguer auprès d'une dame.
- Le chevalier vit souvent au château et doit être fidèle à son seigneur, lorsqu'il est vassal. Néanmoins, il ne faut pas confondre vassal et chevalier.

Les devoirs du chevalier

vassal]]
- Envers sa dame : le littérature courtoise exalte une idéologie de classe. La courtoisie est d'abord l'ensemble des qualités du noble, le comportement élégant d'un chevalier ; puis vers 1150, la courtoisie se charge d’une dimension amoureuse, incarnée dans le personnage de Lancelot. L'amour courtois est chanté par les troubadours et les trouvères.
- Au service de l’Église : le chevalier doit mettre son épée au service du pape (croisades) et des faibles : il devient alors chevalier du Christ (Miles Christi)
- Les qualités de chevalier idéal sont la sagesse, la prouesse, la générosité et la fidélité. Cependant, ces devoirs sont secondaires par rapport aux devoirs envers le suzerain. Ses « vertus » sont idéalisées par la littérature courtoise au service d'une classe, l'aristocratie. Le chevalier est avant tout un homme d'armes, un homme de guerre.

Les 10 règles du chevalier

Les dix règles que les chevaliers devaient respecter sont les suivantes : # Être chrétien pour être chevalier. # Protéger l’Église. # Avoir le respect de toutes les faiblesses et s'en constituer le défenseur. # Aimer le pays natal. # En aucun cas reculer devant l’ennemi. # Livrer aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci. # S’acquitter exactement des devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu. # Ne point mentir, être fidèle à la parole donnée. # Être courtois et faire preuve de largesse. # Être partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.

L'equipement du chevalier

L’équipement était autant lourd que coûteux, les chevaliers ne pouvaient enfiler leur armure tout seul, et le prix de l’équipement était à lui seul un obstacle de taille à l’époque où tout le monde pouvait devenir chevalier. Vers le XI-XIIème siècle, chaque pièce de l’équipement a commencé à avoir une valeur symbolique :
- Le casque : l'espérance, l'intelligence, la pudeur.
- La cuirasse : la prudence, la piété, la protection contre le vice et l'erreur.
- Les gantelets : la justice, la science, le discernement, l'honneur.
- L'écu (bouclier) : la foi, le conseil, la protection contre l'orgueil, la débauche et l'hérésie.
- La lance : la charité, la sagesse, la droite vérité. Les pièces qui forment l'armure complète – une quinzaine pour les principales, une centaine au total – sont agencées avec habileté, mais l'ensemble reste fragile. Le poids de l'armure atteint 25 à 30 kg. Le cheval jouait aussi un rôle, il était la condition sine qua non du chevalier, sans lui il se déplaçait très lentement (voire pas du tout), souvent même le chevalier ne pouvait pas monter seul sur son cheval.

Conclusion

Le siècle est sans doute le siècle d’or de la chevalerie. Celle-ci se définit comme une véritable classe avec ses codes, et son genre de vie. Au bas-Moyen Âge, les adoubements se font moins nombreux et la cavalerie n’a plus le même rôle qu’avant, la bataille de Crécy sera à cet égard révélatrice, à cause de l’apparition de l’artillerie. En outre, les chevaliers à l’équipement coûteux peuvent être stoppés grâce à quelques piquiers. S’ils tombaient de leur cheval, ils n’arrivaient souvent pas à se relever. Le titre de chevalier est acquis, moyennant finances, par les bourgeois enrichis de cités devenues prospères, et n’est plus qu’un mot honorifique. Cependant la même époque voit apparaître les ordres de chevalerie dont le rôle est avant tout politique.

Voir aussi


- Le Roman courtois
- La Chanson de geste
- Le Bushido
- L' adoubement
- Le tournoi
- Le château fort
- Armure
- Cheval

Liens externes


- [http://www.royaute-noblesse.com Site recensant, entre autres, les Ordres de Chevalerie existants et les sites relatifs à l'histoire de la Chevalerie]

Police (institution)

Le terme « police » désigne de manière générale l'activité qui tend à assurer la sécurité des biens et des personnes. Les forces de police (communément appelées « la police » par abus de langage) sont les personnes (militaires ou fonctionnaires) dont l'activité de police est le métier. = Définition juridique des activités de police =

En France: la Police française

Il est inscrit dans la déclarartion des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 que
- "La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée" (art. 12) ;
- "pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés" (art. 13). En droit français il est possible de distinguer plusieurs types d'actions de police :
- la police administrative est la prévention des troubles à l'ordre public sous toutes leurs formes ;
- la police judiciaire vise à la constatation des infractions à la loi pénale, au rassemblement des preuves et à la recherche des auteurs d'infraction. Néanmoins, cette distinction entre police admninistrative, qui serait préventive, et police judiciaire, qui se serait répressive, n'est pas absolue. La police recouvre diverses missions parmi lesquelles :
- le renseignement
- la police judiciaire
- la police de l'air et des frontières
- la sécurité publique

En Suisse

La doctrine suisse établit les distinctions suivantes :
- la police secours comprend les activités de sauvegarde de l'ordre public proprement dites (répression des bagarres, agressions, violences conjugales, etc.; recherche de personne disparue; aide à autrui...);
- la police administrative s'occupe de tâches de régulation (contrôle des établissements publics, enquêtes sur les naturalisations de ressortissants étrangers, contrôle des prix, etc.)

Au Canada


- La police fédéral GRC-RCMP s'occupe des champs de compétence du gouvernement fédéral au Canada.
- Deux provinces (le Québec et l'Ontario) possèdent un corp de police provincial chargés du champ de compétence provincial sur leur territoire. Il s'agit de la SQ (Sûreté du Québec) et de l'OPP (Ontario Provincial Police).
- Les autres provinces canadiennes bénéficient de patrouilleurs de la GRC qui occupent à la fois des champs de compétences provincial que fédéral.
- Chaque ville, village ou municipalité a également compétence pour créer son propre corps de police municipal afin d'y maintenir l'ordre et d'y appliquer le Code criminel canadien et les lois pénales provinciales. Si un tel corps n'est pas maintenu par la municipalité, c'est la police fédérale ou provinciale (selon le cas) qui y a juridiction. = Organisations de police =

Organisation internationale

Il existe un organisme de coopération policière internationale, Interpol, qui peut délivrer des mandats d'arrêt d'internationaux. Dans l'Union européenne, chaque pays possède sa ou ses polices nationales, et Europol est l'organisme de coopération des différentes instances policières de l'Union.

En France

Plusieurs forces de sécurité effectuent les missions de sécurité intérieure. La Police Nationale, la Gendarmerie Nationale et les polices Municipales. Les effectifs de la Police Nationale sont administrativement rattachés au Ministre de l'Intérieur tandis que ceux de la Gendarmerie Nationale sont militaires et dépendent donc du Ministre de la défense. Dans les faits, la mission de sécurité intérieure est essentiellement assurée par deux institutions : la Police nationale française et la Gendarmerie nationale. La police municipale qui dispose d'une partie seulement des pouvoirs de police dépend, comme son nom l'indique, des communes.

La Police Nationale

Les directions de la Police Nationale

= Références =

Bibliographie


- Jean Tulard, Du Moyen Âge à nos jours : Histoire et dictionnaire de la police, 2005, Robert Laffont. Essentiellement l'histoire de la police et de la gendarmerie en France.
- Jean-Marc Berlière avec Laurent Chabrun, Les policiers français sous l'occupation , Perrin 2001.

Cinématographie


- L627, Bertrand Tavernier ko:경찰 ms:Polis ja:警察 simple:Police catégorie:police

Arme


-
Une arme est un outil ou dispositif destiné dans sa conception ou dans son utilisation à neutraliser, à blesser ou tuer un être vivant, ou à causer une destruction.
- Le perfectionnement des armes accompagne le développement de certaines « civilisations » humaines.
- On dénombre trois usages principaux : # La chasse (par exemple pour se nourrir) ; # L'agression (par exemple pour s'approprier l'espace et/ou les biens d'autrui) ; # La défense (pour se protéger).
- Aujourd'hui, les principaux usagers des armes restent les États, qui tout en en contrôlant le développement, la production et l'accès, les destinent en premier lieu aux militaires et à la police. Le contrôle des armes est considéré par certains comme primordial dans nos sociétés « civilisées » tandis que d'autres affirment que les citoyens devraient toujours disposer d'une arme afin de pouvoir lutter, si nécessaire, contre un agresseur (concitoyen abusif ou envahisseur).

- Un usage secondaire des armes est apparu, lié au développement des loisirs : la chasse en tant qu'activité de loisir, et le tir sportif.
- Les militaires étendent la définition du terme arme à tous les dispositifs engagés dans l'activité guerrière même s'ils ne provoquent pas de destructions immédiates. On peut ainsi citer le renseignement ou la logistique.
  - Le mot arme désigne également une partie d'une armée. Les trois armes sont l'armée de terre, la marine militaire et l'aviation militaire.
  - Au sein même de l'armée de terre, l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie, le génie sont aussi appelées armes.

L'épée et la cuirasse ou la course aux armements

L'apologue de l'épée et de la cuirasse stipule que toute arme suscite une parade, tandis que toute protection sera dépassée par une arme nouvelle. Autrement dit, que la course aux armements est lancée de toute éternité et est absolument sans fin. Cette course ne doit pas être comprise comme seulement sur le plan de la technologie, mais aussi sur celui de la stratégie, de la tactique (ce que Sun Tzu avait compris quatre siècles avant notre ère), et même de l'organisation sociale (de par l'aptitude à mobiliser une fraction plus grande de militaires efficaces : 100 hoplites spartiates, entraînés, solidaires et bien armés, pouvaient bien surclasser 10 000 esclaves des Perses). Depuis les préhumains débutant probablement avec un simple gourdin ou en lançant des cailloux, lhomo sapiens a incontestablement franchi un seuil important et, peut-être, définitif en acquérant, au cours du dernier demi-siècle, la capacité de s'autodétruire totalement, une trentaine de fois s'il le faut.

Lexique


- Allonge
- Armes à feu
- automatique
- Calibre
- Double action
- grain
- Magasin
- Munition
- Puissance de feu
- Semi-automatique
- Simple action

Catégories d'usage

Utiliser ou posséder une arme peut correspondre à plusieurs fonctions. Certaines armes peuvent être utilisées pour plusieurs usages mais chacune est d'ordinaire plus particulièrement adaptée à un emploi particulier.

Les armes d'abattage

Elles sont destinées à tuer, grâce à un projectile captif, un animal (souvent élevé).

Les armes de chasse

Elles sont destinées à permettre la capture ou, plus souvent, à tuer un animal sauvage, généralement avec l'intention de s'en nourrir ou de supprimer un animal destructeur pour les cultures ou l'élevage. Les armes de chasse sont souvent utilisées à distance : armes de jet ou armes à feu. La chasse se pratique également avec des pièges ou de façon rapprochée : épieu, coutelas.

Sagaie et propulseur

L'une des plus anciennes arme de jet connue est consituée d'une lance légère lancée à la main dont la propulsion est améliorée grâce à un lanceur qui allonge artificiellement la longueur du bras et donc la force du lancer.

Killing stick

Autrefois utilisé par les aborigènes d'Australie il s'agit d'une pièce de bois lourde et coudée lancée à la main dont le fonctionnement mécanique est le même que celui du célèbre boomerang, à ceci près que le killing stick ne revient pas seul au lanceur. boomerang

Arc, arbalète

Ils sont encore utilisés de nos jours par quelques chasseurs émérites. Certaines civilisations utilisent de petits arcs peu puissants dont les flèches sont enduites de poison. Les chasseurs à l'arc utilisent en revanche des arcs à poulies donnant une puissance importante.

Sarbacane

Elles sont utilisées avec des fléchettes empoisonnées. Leur dangerosité ne vient ainsi pas de la force de l'impact.

Lance

Utilisée notamment à cheval pour chasser de gros gibiers.

Fusil

Les armes à feu et notamment les fusils pour leur précision sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme est très variable en fonction du gibier. Ils sont généralement assez encombrants et ont une cadence de tir réduite et/ou un magasin de faible capacité.

- fusil de chasse à âme lisse : composé d'un ou deux canons de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant le plus souvent des projectiles multiples pour maximiser la probabilité d'atteindre le gibier. Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est souvent resséré à la gueule. On utilise alors l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4 de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.
- fusil pour gros gibier : destiné à abattre des animaux de taille importante à des distance parfois longues, ces fusils sont généralement équipés d'un canon à âme rayée et d'un dispostif à répétition manuelle. Ils utilisent des balles d'un calibre plus faible mais beaucoup plus rapides pour une meilleure portée et sont souvent dotés d'une lunette pour assurer une visée optimale. Certains fusils pour très gros gibier (comme les éléphants) peuvent être chambrés pour de très gros calibres.

Les armes civiles

Les armes possédées par des civils répondent à des usages différents au cours de l'histoire. Par le passé tout le monde était plus ou moins armé car les outils servaient tout aussi bien à travailler qu'à faire face aux brigands. La diminution de l'insécurité et l'amélioration de la police, légitime détentrice du monopole de la puissance physique (cf. Max Weber), tend selon certains à rendre les armes de plus en plus inappropriées chez les civils. La nette séparation entre lieu de travail et vie privée ainsi que le développement technologique réduisent d'autant la disponibilité d'armes potentielles dans la vie quotidienne. Destinées à agresser son prochain, à se défendre de ces agressions ou à faire régner l'ordre public, les armes civiles répondent à des critères de discrétion, de dissuasion et de relative innocuité.

Les armes de cérémonie et d'apparat


- Kriss, arme blanche typique d'Indonésie ou de Malaisie. Cette arme connaît également des utilisations répondant mieux à sa nature.
- Kirpan, arme blanche utilisée en tant qu'accessoire religieux, que tout Sikh doit porter. Il s'agit en théorie un sabre et en pratique souvent un poignard.

Les armes anciennes

Sikh De nombreux outils ont été utilisés comme armes au cours de l'histoire humaine, certains le sont encore. Certains de ces outils ont été modifiés pour un usage exclusivement militaire. La plupart des outils cités ci-dessous ont une version dite « darmes
» :
- couteau : il a longtemps été un objet usuel que chacun portait sur lui. Au Japon, le tantō était considéré comme une arme ;
- fléaux : destinés à battre les céréales, les fléaux occidentaux était constitués d'une hampe longue reliée par une corde ou une chaîne à une partie mobile permettait de battre la récolte. En Asie, le fléau est composé de deux ou trois parties de longueur identique, pour travailler accroupi, et perdure aujourd'hui sous le nom de nunchaku ;
- bâton : destiné à la marche, à porter des charges, à faire avancer le bétail, le bâton est sans doute l'arme la plus universelle, car facile à fabriquer en tout lieu à partir de bois vert, coupé grâce à un couteau. Par ailleurs, il est nommé en Chine l'"ancêtre des armes".
- faux et faucilles, fourche... : bon nombre d'outils agricoles étaient employés comme arme, notamment au cours des révoltes.
- hache ;
- la canne (cf. canne de combat) ; canne de combat
- tonfa : il s'agit d'une arme asiatique constitué d'une pièce de bois pourvue d'une poignée perpendiculaire. À l'origine, il s'agissait d'un outil destiné à faire tourner une meule ;
- sai : à l'origine une pince à fruits agricole, cette arme japonaise en forme de Ψ s'utilisait par paire. Elle consiste en un grand poignard équipé d'une garde évasée et dont la lame est remplacée par une pièce métallique non tranchante.

Les armes non létales

On regroupe sous ce nom des armes conçues comme sans effet à long terme dans le cadre d'un usage normal (en l'état actuel des connaissances). Toutefois, comme tout instrument, elles peuvent être la source d'accidents (la cible peut se faire mal -voire se tuer- en tombant, elle peut faire une crise cardiaque ou une allergie, etc.) ou être mal utilisée (intensité et durée d'exposition trop longue) et restent donc des armes, c'est à dire dangereuses.
- pistolet de défense non létal : petit pistolet ou revolver tirant des munitions de caoutchouc de petit calibre ;
- flashball : mis à l'honneur par la police nationale française, le flashball envoie deux balles en caoutchouc souple d'une quarantaine de millimètres de diamètre ;
- armes électriques (ex:tazer : neutralisent l'adversaire en lui administrant une décharge électrique de très forte tension mais de faible puissance. Se présentent sous forme d'armes de contact (boîtier ou matraque) et d'armes à distance (projection de fils à très courte portée). Ces armes peuvent aussi être utilisées à bord des avions de ligne, où l'utilisation d'armes à feu courantes entrainerait des risques considérables pour l'appareil ;
- gaz : paralysants ou lacrymogènes, généralement présentés en bombe pour un usage au contact, ou en grenade pour un usage contre des foules, et utilisés notamment par les forces de l'ordre. Ils se présentent sous la forme de gaz ou de gel irritant qui aveuglent la victime et occasionnent des sensations de brûlure au niveau des yeux et des voies resiratoires. Si la détonation des grenades lacrymogènes est relativement faible, elle peut toutefois blesser grièvement une personne qui la tiendrait à la main au moment de l'explosion (dégats pouvant aller jusqu'à une amputation). Les risques de crises d'allergie par les personnes asthmatiques sont aussi particulièrement importants ;
- eau : en quantité et sous pression, elle repousse et gène les déplacements. Elle est donc utilisée contre les foules ;
- ondes électromagnétiques : certaines fréquences peuvent être absorbées par les tissus vivants, avec des effets mal connus mais potentiellement incapacitants. Des recherches sont toujours en cours, notamment pour le contrôle des foules. L'armée américaine a développé l'Active Denial System.

Les armes de contact

Bon nombre d'objets de la vie courante sont suceptibles de servir d'arme :
- couteau, cutter, tournevis : faciles obtenir et à camoufler, ce type d'armes est potentiellement très dangeureux ; tournevis
- poing américain : pièce de métal enrobant la main destinée à accroître l'efficacité d'un coup de poing. De plus, il protège les phalanges de son utilisateur, qui peut donc donner plus de coups sans blessure au poing (alors qu'un combattant à mains nues aura les poings ensanglantés après quelques minutes de combat) ;
- matraque : arme contondante, parfois télescopique pour en faciliter le transport discret, peut contenir un dispositif électrique ou du gaz paralysant. Les forces de l'ordre utilisent également le tonfa, une matraque pourvue d'une poignée perpendiculaire au niveau de la garde.

Les armes à feu

Plus souvent utilisées par les forces de l'ordre ou éventuellement pour la défense du domicile, les armes à feu sont inégalement répandues dans le monde. Certains pays en limitent considérablement la détention. Le port de l'arme est souvent sévèrement limité. En France, contrairement à certaines idées reçues, seules les forces de l'ordre et quelques catégories de prestataires de sécurité (comme les convoyeurs) sont autorisés à porter une arme apparente. On trouve pour l'essentiel :
- Les armes de poing : en France la législation découle de l'origine des munitions. Toute arme chambrant une munition de guerre est considérées à part. Il en découle une particularité : les armes de poing de 9mm Parabelum, munition utilisée par l'armée, sont considérées comme arme de guerre et donc plus contrôlées que des armes plus puissantes comme par exemple celles tirant des munitions de .357 Magnum.
- les fusils « tactiques », pour tireurs d'élite.

Les armes de guerre

Les armes de contact

Les armes de poingLes principales armes pendant l'Antiquité et au moyen âge, les armes de contact ont de multiples formes, destinée à des troupes de nature variée : infanterie plus ou moins bien équipée, soldats d'élites, cavalerie, défense de place forte. L'épée ou le sabre sont des armes purement guerrières et qui par conséquent ont été dans de nombreuses cultures le symbole des guerriers, ainsi la noblesse en Europe, les Samourais au Japon. La lance constituait sans doute l'arme la plus répandue chez les simples soldats. Visiter Armement médiéval pour plus de détail. L'introduction progressive des armes à feu rendant les protections inopérantes, les armes de contact se sont également allégées. L'arme de contact s'est finalement limitée à la baïonnette, une lame ou une pointe fixée au canon du fusil et servant à la mêlée finale après les échanges de tirs. Avec l'amélioration de la cadence de tir des armes à feu, la baïonnette a perdu de son intérêt bien que les fusils d'assaut modernes puissent toujours être équipés d'un couteau à leur canon.

Les armes de jet

Très tôt les armées ont cherché à frapper l'adversaire à distance. Les projectiles sont propulsés à la main ou avec un lanceur. Les lances, les frondes, les arcs ont été utilisés dès l'antiquité. On doit également citer l'arbalète, lente et puissante utilisée pour les sièges en Europe, légère et à répétition chez les Chinois. Les seules armes assimilables à des armes de jet présentes dans les arsenaux actuels sont les grenades à main.

Les armes à feu individuelles

Pistolet, arquebuse, fusil, fusil à pompe, pistolet mitrailleur, carabine, fusil d'assaut, mitrailleuse sont les principales armes à feu utilisées par les armées.
- Le revolver, première arme à feu à répétition a clairement signé la fin du règne des armes blanches. D'une conception simple, les munitions sont contenues dans un barillet. Une publicité en faisait l'apologie en ces termes : Dieu a fait des hommes forts et des hommes faibles, Samuel Colt les a rendus égaux. ;
- Le pistolet automatique remplace efficacement le revolver. Son système d'alimentation par chargeur lui offre une cadence de tir nettement supérieure, une capacité acrue et un encombrement inférieur. C'est une arme plutôt orientée vers la défense individuelle, qui est généralement réservé aux officiers qui n'ont peu à se servir de leur arme ;
- Le pistolet mitrailleur, entre le pistolet automatique et le fusil mitrailleur est une arme individuelle, très efficace à très courte portée (5 m à 50 m) qui utilise des munitions d'armes de poing. Le système d'alimentation en munition se fait par chargeur. La faible puissance des munitions a initialement permis de développer des armes légères automatiques à des fins militaires. Avec l'apparition des fusils d'assaut, le pistolet mitrailleur est tombé en désuétude dans les armées mais son usage s'est répandu dans la police, la lutte anti-terroriste et la protection rapprochée où leur puissance de feu et leur compacité sont particulièrement efficaces. On peut considérer que les pistolets mitrailleurs opèrent une sorte de retour dans le domaine militaire avec l'émergence des Personal Defense Weapons (PDW) destinées à permettre au personnel tel l'équipage de véhicules, les artilleurs et les officiers de se défendre efficacement contre des agresseurs équipés de protections individuelles (de plus en plus répandues) sans pour autant s'encombrer d'un lourd fusil d'assaut. puissance de feu
- Le fusil est la principale arme à feu militaire, il s'est particulièrement amélioré dans le courant du , en cadence, portée et puissance. Cela n'a pas empêché les généraux de l'époque d'organiser des massacres en faisant la guerre en ligne à la mode du siècle précédent, boudant les carabines à répétition d'une portée moindre mais présentant pourtant une cadence sans équivalent, au titre qu'une arme de ce type rendrait le combat au corps-à-corps inutile et qu'en conséquences les armées deviendraient pleutres. Le fusil devenu fusil d'assaut, fonctionnant en mode semi-automatique ou automatique est de moins en moins l'arme principale d'un conflit militaire. Les armes lourdes, les moyens de communications avancés avec l'artillerie ou l'aviation rendent le fusil moins important. Il reste toutefois une arme individuelle nécessaire, ne serait-ce que pour assurer la prédominance des troupes dans l'environnement hostile et souvent de non-droit qu'est celui de la guerre.
- Les grenades à fusil sont des projectiles explosifs. Certaines sont tirées au moyen d'un fusil tandis que les autres le sont par des armes spécifiques. Les grenades, généralement employées contre l'infanterie ou contre les véhicules légers, peuvent être tirées à plusieurs centaines de mètres selon une trajectoire courbe. Les grenades à fusil ont tendance à céder le pas aux grenades de 40 mm, plus précises. Ce second type de grenade existe en deux modèles, les grenades à faible vélocité tirées depuis des armes individuelles et les grenades à haute vélocité tirées depuis des armes spécifiques. Ces lance-grenades lourds développées pendant la guerre du Vietnam sont capables d'un tir automatique et étaient montés intitialement sur des hélicoptères puis ensuite sur des bateaux de patrouille et des véhicules terrestres ; automatique

Les armes lourdes


- La mitrailleuse est apparue au sous la forme de la fameuse Gatling pourvue de plusieurs canons rotatifs. Tout d'abord considérée comme une pièce d'artillerie, elle accompagne l'infanterie dans ses déplacements au cours de la Seconde Guerre mondiale. La mitrailleuse permet un tir nourri à longue et à courte portée. Il existe deux types de mitrailleuses ayant cet usage : les mitrailleuses légères et fusil-mitrailleurs (calibre inférieur à 7,62 mm) et les mitrailleuses lourdes (12,7 mm pour l'OTAN). Cette dernière est généralement pourvue de 2 canons interchangeables, l'un pour tirer pendant que l'autre refroidit. La mitrailleuse est également montée sur des véhicules; par convention est appelé mitrailleuse un calibre inférieur à 20 mm tandis que les canons emploient un calibre supérieur à 20 mm ;
- Le lance-flamme est une arme incendiaire apparue au cours de la Première Guerre mondiale. Portée par un soldat ou montée sur un véhicule, c'est une arme particulièrement cruelle utilisée à courte portée contre des fortifications, des tunnels ou des zones herbeuses dans lesquelles des soldats ennemis sont suceptibles de se cacher. Le lance-flamme est désormais interdit par les conventions en vigueur, ce qui a sans doute contribué à motiver l'armée française à mettre en œuvre des unités de débroussaillage performantes. Les armes incendiaires se présentent en tout état de cause de plus en plus comme des munitions spécifiques : grenades, roquettes, bombes, obus... qui permettent un tir à distance.
- Le mortier est une pièce d'artillerie dont le calibre varie entre 45 mm et 81 mm pour les armes portables et atteint 160 mm pour les armes plus lourdes. Il fontionne selon le principe du tir indirect, les projectiles sont tirés vers le ciel et retombent verticalement sur leur cible ce qui permet de bombarder une cible par-dessus un obstacle.
- Le canon est l'arme lourde par excellence. Il fut longtemps chargé laborieusement par la gueule et tirait alors à assez courte distance des boulets inertes destinés à ébranler les murs ou portes des forteresses ou les coques et les superstructures des navires. On chauffait parfois ces boulets dans un foyer pour les rendre incendiaires (tirer à boulets rouges) ou on les réunissait par paires au moyen d'une chaîne voire d'une barre pour démâter les navires ennemis ou faucher un pont de ses occupants. Ils ont très fortement évolué durant les d