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Numismatique

Numismatique

La numismatique (ou numismatie) est la science des monnaies et médailles. Elle est particulièrement utile pour les recherches en histoire ancienne (romaine et grecque). La collection de monnaies a été pratiquée depuis l'antiquité, mais les premières collections parvenues jusqu'à nos jours datent du . Le collectionneur de pièces de monnaie est appelé numismate.

Histoire de la monnaie

Généralités

Voir l'article monnaie.

Histoire monétaire grecque


- monnaie athénienne.

Histoire monétaire romaine

Les monnaies romaines furent frappées dans des ateliers monétaires répartis sur tout l'Empire romain. De nombreux trésors monétaires furent enfouis lors des invasions des et , leur découverte fournit des lots parfois importants.

Histoire monétaire française


- Les monnaies gauloises
- Les monnaies féodales
- Les monnaies royales
- La monnaies de la Révolution
- Le Franc Germinal
- Les monnaies modernes

Généralité sur la numismatique


- Glossaire de la numismatique
- Types de collections :Les collectionneurs peuvent choisir d'organiser leur collection suivant divers critères, par pays, par époque, par nature (jetons, monnaie de nécessité), par métal, par thème (monnaies représentant des bateaux, des animaux etc.) Souvent le numismate s'intéresse aussi aux billets de banque, le collectionneur de billet est un billetophile.
- Collections célèbres et collections publiques

La numismatique française

Quelques types d'émission


- Le Type Dupré
- Le Type semeuse (monnaie) de Roty
- Le Type Lindauer
- Le Type Morlon
- Les Émissions éphémères

Articles illustrés par une ou des monnaies


- Antonin le Pieux, dupondius
- Commode, denier
- Vitellius, sesterce
- Postume, antoninien
- Marius, antoninien (avers et revers)
- Tetricus, antoninien (avers et revers)
- Tetricus II le jeune, antoninien (avers et revers)
- Quintillus, antoninien
- Aurélien, antoninien
- empereur Tacite, antoninien
- Florien, antoninien
- Probus, antoninien
- Carus, petit bronze
- Numérien, antoninen
- Carin, antoninien
- Constant Ier, demi-folis
- Gratien, petit bronze
- Flavius Honorius, petit bronze
- Constantin III, silique (avers et revers)
- Denier, 8 deniers romains
- Couronne danoise
- Peso philippin, un Piso 1972
- Monnaie de nécessité, bon pour 2 francs 1922
- Euro, toutes les émissions
- Franc belge, quelques exemplaires
- Franc français, diverses pièces récentes
- Franc suisse, les monnaies en cours
- Yen, les monnaies en cours
- Dollar canadien, pièce de 1$ 1994

Voir aussi


- Liste des articles sur la monnaie et ses collections
- Liste des émissions de franc français depuis 1960
- Glossaire de la numismatique
- Monnaies nationales
- Monnaies d'Afrique Catégorie:Collection Catégorie:Numismatique

Monnaie

Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).

Définition

La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt). Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens. En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA. L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.

Étymologie

Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».

Les différents types de monnaie

Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle. En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc. Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.

Origine de la valeur de la monnaie

Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question. Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie : #L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc. #L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes. #La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique). Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1). Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.

Émission de monnaie

Par des individus

Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or). Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.

Par les autorités financières

Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ». D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).

Par les banques

En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire. :Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs. Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant: Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque. De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds propres ». La banque centrale a pour mission première d'assurer la solidité du système , en :
- contrôlant cette création monétaire effectuée par les banques;
- et en étant prêteur en dernier ressort, ce qui de facto garantit toute «banque de dépôt » contre une panique qui pousserait ses déposants à retirer leurs avoirs tous en même temps (il suffit à la banque centralede faire un prêt temporaire, le temps que les épargnants reviennent placer leurs économies dans la première banque ou une autre).

Historique

Depuis des temps préhistoriques, les hommes ont compté leur biens. Rapidement, un étalon s'impose dans chaque groupe humain : coquillage, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petit lingots de métal (fer, puis argent ou or), etc. On en trouve les premières traces moderne en Europe chez les Grecs anciens, au VI siècle av. J.-C.. Alors que la monnaie représente déjà une certaine quantité de biens, qu'on ne pourrait pas manipuler aussi facilement, l'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une grande quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sur. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le ), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens. On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd'hui :
- le système bi-métallique (jusqu' aux XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l'or et par rapport à l'argent (métal). Chaque état, en fonction de ses disponibilités métalliques, utilisent préférentiellement l'un ou l'autre métal, et se sert de l'autre comme appoint. Mais les découvertes minières et les évolutions financières dans une économie largement mondialisée à l'époque font fluctuer les proportions entre les deux métaux, et le développement de la monnaie papier et du crédit permettent de limiter les besoins de métal, et de supprimer l'argent-métal comme étalon.
- l'étalon-or « classique » (jusqu'en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l'or. La monnaie-papier est un substitut à l'or (une once d'or équivaut à 20 dollars, 4 livres anglaises, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie et empêche une inflation provoquée artificiellement par une augmentation de la masse monétaire (procédé auquel les Etats auront constamment recours par la suite).
  - En 1865, est crée l'Union Latine, une convention monétaire entre la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse, convention à laquelle adhère la Grèce en 1868. Cette convention est restée en vigueur, moyennant plusieurs aménagements, jusqu'au 1er janvier 1927. Elle avait pour but d'harmoniser les monnaies de ces pays (module, titre, poids) qui avaient ainsi une circulation transfrontalière.
- l'étalon de change-or (1914-1971) : il s'agit d'un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l'étalon-or, alors que d'autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d'avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
  - Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l'or.
  - 1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l'étalon-or classique. Le dollar repose sur l'or, la livre anglaise sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre anglaise.
  - 1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
  - 1934 : le dollar est défini comme 1/35 d'once d'or. Les citoyens étatsuniens n'ont pas le droit de posséder de l'or.
  - 1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l'or
  - 1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or à 35 dollars l'once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or.
- le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l'abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l'offre et la demande, et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays (une politique monétaire laxiste est « punie » par une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises). Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamment : Forex et Dollar US.

Monnaies atypiques

Monnaie de nécessité

À l'occasion de grandes difficultés économiques (guerres, sièges, crise économique) la monnaie courante d'un pays, particulièrement les pièces divisionnaires, peut disparaître rapidement, pour permettre néanmoins les échanges, des organismes public ou privés sont amenés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce phénomème se produisit avec une ampleur considérable en France entre 1914 et 1926.

Monnaie fondante

La valeur de la monnaie est variable, et relativement incontrôlée. Mais, dans certaines circonstances économiques, une des principales qualités de la monnaie (sa capacité à être stockée) devient un grave défaut : en période de déflation, il est plus avantageux de stocker le numéraire que de s'en servir, car le prix des bien s'effondre. La généralisation d'un tel comportement conduit à une grave crise économique, la production locale devient une activité à perte croissante jusqu'à la faillite, alors que les importations peuvent se poursuivre. Une solution (déjà employée) consiste à lutter contre le sentiment de stabilité de la monnaie par l'usage de monnaie « fondante », par différents moyens qui organise une sorte d'inflation forcée :
- chaque billet est daté, et sa durée de vie est limité ; au terme de sa courte vie il sera échangé contre une coupure plus faible.
- chaque billet est muni d'un coupon dont on détache chaque jour un morceau, ce qui lui fait perdre une partie de sa valeur
- etc.

Monnaie à droits spéciaux

Lorsqu'une monnaie est trop déstabilisée, il arrive qu'on la remplace par une nouvelle. Pour que l'opération se fasse, il faut que la nouvelle monnaie présente un avantage, une économie de coûts, pour les utilisateurs, ce qui implique souvent l'attribution d'avantages spécifique.
- accès prioritaire, voire accès exclusif, pour l'achat de biens que l'état va aliéner (Cf. Assignats de la Révolution française, gagés sur les « biens nationaux »)
- réduction fiscale pour les paiements en cette nouvelle monnaie
- etc.

Monnaies restreintes

Il est fréquent de mettre en place des monnaies spécialisées, qui permettent d'acheter seulement certains types de biens.
- Chèques repas
- jeton de kermesse ou de fête foraine
- monnaie de SEL (Cf. infra)

Monnaie de système d'échanges locaux

Monnaie privée

Citations

: « L'argent n'a pas d'odeur » (attribué à l'empereur Vespasien) : « L'argent ne fait pas le bonheur » : « L'amour de l'argent est la source de tous les maux » (La bible)

Articles connexes

Codes des monnaies, Liste des articles sur la monnaie et ses collections, Unités monétaires, Devise, Moyen de paiement, prix, valeur, inflation, déflation De bon aloi

Musées monétaires


- [http://www.monnaiedeparis.fr/ Musée de la Monnaie] (hôtel de la Monnaie à Paris)
- Musée des Médailles et des Monnaies (Perpignan)
- Musée de la fausse monnaie (Saillon, Valais, Suisse)

Liens externes


- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/index.htm Histoire monétaire française (depuis l'Antiquité)], sur le site de l'Université de Poitiers]
- [http://www.ordonnances.org/ Ordonnances monétaires françaises, d'Hugues Capet à Louis XVI] : Site très spécialisé. Certains règnes ne sont pas encore traités.

Bibliographie


- Histoire de la monnaie, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Trésor du Patrimoine, 2004
- Histoire de la Monnaie, du troc à l'euro, Jean-Marie Albertini, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Sélection du Reader's Digest, 2000
- Histoire morale et immorale de la monnaie, René Sédillot, Éditions Bordas, coll. « Cultures », 1989
- La violence de la monnaie, Michel Aglietta et André Orléan, Presses Universitaires de France, 1998.
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/ Le Capital], Karl Marx, 1861. ---- Catégorie:Forex Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Monnaie Catégorie:Thèmes généraux de finance ja:貨幣 ko:돈 simple:Money

Rome antique

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


Monnaie

Une des définitions de la monnaie consiste à dire que c'est un bien économique qui a trois fonctions :
- c'est un instrument d'unité de compte (une référence pour estimer un prix)
- c'est un instrument d'échange (un moyen de paiement)
- c'est un instrument de réserve de valeur (stockée en espèces, en dépôt ou en épargne).

Définition

La monnaie matérialise pour son détenteur la croyance en une valeur d'échange, un crédit supposé et donc en contrepartie, la dette potentielle de quelqu'un ou de quelques uns d'autre. Certains groupes humains furent amenés à produire des excédents, et donc à posséder et accumuler des biens. Ils pouvaient donc s'en séparer pour en acquérir d'autres dont ils avaient besoin, qu'ils estimaient nécessaires ou qu'ils désiraient. La monnaie remplaça le troc. La monnaie (souvent du sel, avant d'être des morceaux de métal fondus) représentait la dette contractée par l'acheteur auprès du vendeur pour l'achat d'un bien. Avec cette « reconnaissance de dette » le vendeur pouvait - là où avait cours la monnaie - acquérir un autre bien, un service ou autre chose ailleurs et à un autre moment que lors du troc. La monnaie reçue lors d'une opération économique ou commerciale ne valant que par la possibilité d'être acceptée par un grand nombre d'utilisateurs. Mais pour être « valable », une monnaie devait avoir une certaine valeur d'échange ou être « garantie » (exactement comme un garant ou une caution pour un prêt). Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Comme seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets (et singulièrement la banque centrale à partir du XVIII siècle en Angleterre et les banques en France (sous Napoléon) devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux de pouvoir émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens. En règle générale, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA. L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20, 1/1000 ou même 1/5 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme le l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car leur monnaies est de valeur suffisamment faible.

Étymologie

Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ». En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom avec l'épisode des oies du Capitole, car ce sont les oies sacrées de ce temple qui en furent les « héroïnes ».

Les différents types de monnaie

Si nous avons maintenant l'habitude de compter et de payer dans la même monnaie, il n'en a pas toujours été ainsi. On pourrait même considérer cette conjonction entre la monnaie de compte et la monnaie d'échange comme exceptionnelle. En fait, pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelle, chaque pays voire chaque région d'un royaume disposait de sa propre monnaie de compte (parfois basé sur l'or, comme la livre, parfois basé sur l'argent, comme le mark), mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Ainsi et par exemple, la France d'ancien régime comptait ses espèces en livres tournois (c'est à dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc. Ce n'est qu'avec la généralisation de la monnaie fiduciaire que la monnaie de compte s'est imposé pour les autres usages, puisque les billets se sont trouvé libellés directement dans cette monnaie de compte.

Origine de la valeur de la monnaie

Historiquement (depuis Aristote, qui, le premier, donne une définition de la monnaie), deux pratiques se sont succédées :
- La première implique que la monnaie utilisée ait une valeur intrinsèque (commodity money). En fait, l'achat avec de la monnaie n'est alors considéré que comme un troc particulier. Beaucoup de supports ont servi de monnaie, puis au fil des siècles des métaux tels que l'argent et l'or se sont imposés, en effet ils répondent parfaitement aux critères de durabilité, de relative rareté et de divisibilité ; des substituts papier à cette monnaie peuvent aussi avoir cours (representative money).
- La seconde, qui est celle de l'ère moderne (abandon de l'étalon-or au cours du ) mais qui apparaît très tôt, considère la monnaie comme une convention sociale : peu importe qu'elle n'ait aucune valeur intrinsèque (le papier-monnaie n'est que du papier, pratiquement inutilisable pour un autre usage que celui de monnaie) du moment que tout le monde l'accepte comme monnaie (de gré ou de force ...). On parle alors de monnaie fiduciaire (de fides : la foi, la confiance) ou de monnaie décrétée (fiat money).
- Paradoxalement, la nature même de la monnaie est une question peu étudiée par les économistes, à quelques illustres exceptions près : selon Karl Marx par exemple, elle représente seulement une valeur d'échange distincte de la valeur du travail qui a été nécessaire pour produire un bien (la différence étant accaparée par le propriétaire des moyens de production). Marx a consacré le [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-3-1.htm chapitre 3] de son ouvrage Le Capital à cette question. Deux économistes, Michel Aglietta et André Orléan, analysent eux dans « La violence de la monnaie » (1982-84) trois phases « historiques » dans la constitution d'une monnaie : #L'évolution d'un produit couramment utilisé lors d'échanges en « marchandise universelle », servant à mesurer les valeurs de deux objets dans un troc. #L'accumulation de cette monnaie par certains, qui leur permet alors d'acheter le travail d'autres personnes. #La constitution de fortunes suffisantes pour permettre l'investissement (prêter de l'argent à intérêt pour une activité économique). Lors des crises économiques, cette triple nature de la monnaie est mise en évidence: la confiance en la monnaie diminue, les estimations sur la conjoncture future deviennent pessimistes, et le crédit d'investissement se tarit (3). Ce tarissement du crédit entraine une chute de l'activité, et donc de l'emploi (2). Dans leurs phases ultimes, les crises économiques se caractérisent par une perte de confiance totale en la monnaie et par le retour à des pratiques de troc pour les échanges (1). Ainsi, la monnaie ne diminue pas l'asymétrie ou la violence éventuelle des rapports sociaux, elle les dilue dans l'ensemble du corps social usager de cette monnaie.

Émission de monnaie

Par des individus

Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut-être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premier temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or). Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à chercher à se réserver l'émission monétaire.

Par les autorités financières

Ainsi donc, on peut dire que la croissance de la population et de l'économie augmentent les besoins de monnaie circulante. Pour éviter les problèmes économiques, il est donc nécessaire d'augmenter constamment la « masse monétaire ». D'autre part, la plupart des pouvoirs politiques sont conduits à augmenter leurs dépenses au-delà de leurs recettes. Pour combler la différence, la manipulation monétaire recèle des possibilités intéressantes. Certes, elle est néfaste pour la valeur de la monnaie, et même pour l'économie générale si on abuse, mais pratiquée raisonnablement elle est un impôt implicite relativement indolore et juste (il frappe les possesseurs de monnaies indistinctement : les truands comme les honnêtes gens, les étrangers comme les nationaux, et les riches plus que les pauvres).

Par les banques

En pratique la monnaie est continuellement créée par les banques : tout titre qui représente une quantité de monnaie est lui-même de la monnaie, qui peut servir à tous les usages de la monnaie, y compris celui de servir de caution pour un nouveau titre, etc. La seule limite est qu'à chaque étape, on doit conserver une confiance dans la possibilité de retrouver la monnaie initiale : cette confiance se prouve par le fait qu'à tout moment la conversion est possible chez le dépositaire. :Il est de ce fait tout à fait évident que cette monnaie créée par une première banque peut se retrouver dans une ou plusieurs autres banques, augmentant de ce fait la capacité des autres banques à créer à leur tour de la monnaie ; c'est l'effet multiplicateur du crédit, bien expliqué par André Chaineau (Mécanismes et politiques monétaires - PUF - 1990), et qui fait dire que « l'ensemble du système bancaire privé est créateur de monnaie ex-nihilo ». De fait, la monnaie de crédit (temporaire), représente en France plus de six fois la monnaie permanente (pièces et billets). Cette création permanente de monnaie est absolument nécessaire pour payer les intérêts des prêts antérieurs. Du temps de l'étalon or, le mécanisme était le suivant: Si 100 personnes déposent de l'or dans une banque, parce qu'il est plus pratique de se servir de chèques et qu'en plus la banque rémunère le dépôt, la banque constate rapidement qu'elle n'a besoin de conserver à tout moment qu'une fraction de l'or (par exemple celui de 8 personnes), et prêter (credit money) le reste contre garantie et rémunération. Ainsi, sont en circulation 92% de l'or initial, et des titres qui représentent 100% de cet or : la quantité de monnaie à été pratiquement doublée. En outre, l'or remis en circulation peut lui même revenir dans les coffres de la banque, et servir à alimenter le mécanisme : au final circuleront 12,5 fois (100 / 8) la quantité d'or initiale. La banque peut même n'avoir pas besoin de décaisser l'or, et faire le prêt par un simple jeu d'écritures : elle « crédite » le compte de son débiteur, auquel elle accorde la faculté d'émettre des chèques au-delà de son dépôt initial, avec la garantie de la banque. De nos jours, l'étalon or ayant définitivement disparu dans les années 70, les banques travaillent sans or, sur la base de leurs « fonds propres ». La banque centrale a pour mission première d'assurer la solidité du système , en :
- contrôlant cette création monétaire effectuée par les banques;
- et en étant prêteur en dernier ressort, ce qui de facto garantit toute «banque de dépôt » contre une panique qui pousserait ses déposants à retirer leurs avoirs tous en même temps (il suffit à la banque centralede faire un prêt temporaire, le temps que les épargnants reviennent placer leurs économies dans la première banque ou une autre).

Historique

Depuis des temps préhistoriques, les hommes ont compté leur biens. Rapidement, un étalon s'impose dans chaque groupe humain : coquillage, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petit lingots de métal (fer, puis argent ou or), etc. On en trouve les premières traces moderne en Europe chez les Grecs anciens, au VI siècle av. J.-C.. Alors que la monnaie représente déjà une certaine quantité de biens, qu'on ne pourrait pas manipuler aussi facilement, l'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une grande quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sur. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le ), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens. On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd'hui :
- le système bi-métallique (jusqu' aux XIXe siècle) : toutes les monnaies sont définies à la fois par rapport à l'or et par rapport à l'argent (métal). Chaque état, en fonction de ses disponibilités métalliques, utilisent préférentiellement l'un ou l'autre métal, et se sert de l'autre comme appoint. Mais les découvertes minières et les évolutions financières dans une économie largement mondialisée à l'époque font fluctuer les proportions entre les deux métaux, et le développement de la monnaie papier et du crédit permettent de limiter les besoins de métal, et de supprimer l'argent-métal comme étalon.
- l'étalon-or « classique » (jusqu'en 1914) : toutes les monnaies sont définies par rapport à l'or. La monnaie-papier est un substitut à l'or (une once d'or équivaut à 20 dollars, 4 livres anglaises, etc.). Les taux de conversion de chaque monnaie en or, et donc entre elles, sont fixes. Cela assure la stabilité de la monnaie et empêche une inflation provoquée artificiellement par une augmentation de la masse monétaire (procédé auquel les Etats auront constamment recours par la suite).
  - En 1865, est crée l'Union Latine, une convention monétaire entre la Belgique, la France, l'Italie et la Suisse, convention à laquelle adhère la Grèce en 1868. Cette convention est restée en vigueur, moyennant plusieurs aménagements, jusqu'au 1er janvier 1927. Elle avait pour but d'harmoniser les monnaies de ces pays (module, titre, poids) qui avaient ainsi une circulation transfrontalière.
- l'étalon de change-or (1914-1971) : il s'agit d'un système mixte par lequel certains pays veulent conserver les avantages de l'étalon-or, alors que d'autres veulent se garder la latitude (via la « planche à billets ») d'avoir des taux de change variables. Ce système va devenir caduc en quelques décennies :
  - Première Guerre mondiale : en raison du coût de la guerre toutes les monnaies européennes sont fortement dévaluées par rapport à l'or.
  - 1922 : conférence de Gênes. Un nouvel ordre monétaire est mis en place où seuls les États-Unis conservent l'étalon-or classique. Le dollar repose sur l'or, la livre anglaise sur le dollar, et les autres monnaies européennes sur la livre anglaise.
  - 1931 : le Royaume-Uni, conduit à augmenter sa masse monétaire, abandonne le système de change-or.
  - 1934 : le dollar est défini comme 1/35 d'once d'or. Les citoyens étatsuniens n'ont pas le droit de posséder de l'or.
  - 1944 : accords de Bretton Woods : le système monétaire repose sur le dollar, seule monnaie encore ancrée à l'or
  - 1971 : sous Nixon, les États-Unis, ne pouvant plus maintenir le prix de l'or à 35 dollars l'once ni éviter une dévaluation du dollar, abandonnent l'étalon-or.
- le régime des changes flottants (à partir de mars 1973) : après l'abandon des accords de Bretton Woods, les monnaies varient entre elles librement, suivant l'offre et la demande, et donc en principe selon la quantité de crédit émise par chaque pays (une politique monétaire laxiste est « punie » par une baisse de la valeur de la monnaie locale par rapport aux autres devises). Il n'y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise, seulement de la dette. Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamment : Forex et Dollar US.

Monnaies atypiques

Monnaie de nécessité

À l'occasion de grandes difficultés économiques (guerres, sièges, crise économique) la monnaie courante d'un pays, particulièrement les pièces divisionnaires, peut disparaître rapidement, pour permettre néanmoins les échanges, des organismes public ou privés sont amenés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce phénomème se produisit avec une ampleur considérable en France entre 1914 et 1926.

Monnaie fondante

La valeur de la monnaie est variable, et relativement incontrôlée. Mais, dans certaines circonstances économiques, une des principales qualités de la monnaie (sa capacité à être stockée) devient un grave défaut : en période de déflation, il est plus avantageux de stocker le numéraire que de s'en servir, car le prix des bien s'effondre. La généralisation d'un tel comportement conduit à une grave crise économique, la production locale devient une activité à perte croissante jusqu'à la faillite, alors que les importations peuvent se poursuivre. Une solution (déjà employée) consiste à lutter contre le sentiment de stabilité de la monnaie par l'usage de monnaie « fondante », par différents moyens qui organise une sorte d'inflation forcée :
- chaque billet est daté, et sa durée de vie est limité ; au terme de sa courte vie il sera échangé contre une coupure plus faible.
- chaque billet est muni d'un coupon dont on détache chaque jour un morceau, ce qui lui fait perdre une partie de sa valeur
- etc.

Monnaie à droits spéciaux

Lorsqu'une monnaie est trop déstabilisée, il arrive qu'on la remplace par une nouvelle. Pour que l'opération se fasse, il faut que la nouvelle monnaie présente un avantage, une économie de coûts, pour les utilisateurs, ce qui implique souvent l'attribution d'avantages spécifique.
- accès prioritaire, voire accès exclusif, pour l'achat de biens que l'état va aliéner (Cf. Assignats de la Révolution française, gagés sur les « biens nationaux »)
- réduction fiscale pour les paiements en cette nouvelle monnaie
- etc.

Monnaies restreintes

Il est fréquent de mettre en place des monnaies spécialisées, qui permettent d'acheter seulement certains types de biens.
- Chèques repas
- jeton de kermesse ou de fête foraine
- monnaie de SEL (Cf. infra)

Monnaie de système d'échanges locaux

Monnaie privée

Citations

: « L'argent n'a pas d'odeur » (attribué à l'empereur Vespasien) : « L'argent ne fait pas le bonheur » : « L'amour de l'argent est la source de tous les maux » (La bible)

Articles connexes

Codes des monnaies, Liste des articles sur la monnaie et ses collections, Unités monétaires, Devise, Moyen de paiement, prix, valeur, inflation, déflation De bon aloi

Musées monétaires


- [http://www.monnaiedeparis.fr/ Musée de la Monnaie] (hôtel de la Monnaie à Paris)
- Musée des Médailles et des Monnaies (Perpignan)
- Musée de la fausse monnaie (Saillon, Valais, Suisse)

Liens externes


- [http://sceco.univ-poitiers.fr/hfranc/index.htm Histoire monétaire française (depuis l'Antiquité)], sur le site de l'Université de Poitiers]
- [http://www.ordonnances.org/ Ordonnances monétaires françaises, d'Hugues Capet à Louis XVI] : Site très spécialisé. Certains règnes ne sont pas encore traités.

Bibliographie


- Histoire de la monnaie, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Trésor du Patrimoine, 2004
- Histoire de la Monnaie, du troc à l'euro, Jean-Marie Albertini, Véronique Lecomte-Collin et Bruno Collin, Éditions Sélection du Reader's Digest, 2000
- Histoire morale et immorale de la monnaie, René Sédillot, Éditions Bordas, coll. « Cultures », 1989
- La violence de la monnaie, Michel Aglietta et André Orléan, Presses Universitaires de France, 1998.
- [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/ Le Capital], Karl Marx, 1861. ---- Catégorie:Forex Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Monnaie Catégorie:Thèmes généraux de finance ja:貨幣 ko:돈 simple:Money

Monnaie romaine

Catégorie:Monnaiecatégorie:économie sous la Rome antique

Les origines du monnayage romain

Vers 400 av. J.-C., les Romains remplacèrent le troc basé sur les têtes de bétail ou l'usage de monnaies grecques par un système monétaire relativement archaïque. Il s'agissait dans un premier temps de "blocs" de bronze nommés aes rude puis à la fin du siècle de lingots en bronze représentant sur une des faces leur équivalent en têtes de bétail. Ensuite, vers 280 av. J.-C. apparaissent des disques de bronze nommés aes graves pesant une livre romaine (324 g) et valant 1 as. Le double visage de Janus y est gravé sur l'avers (face). Le poids de l'as étant fixé en fonction de sa valeur, celui-ci diminue lors de la première guerre punique (264-241) pour peser environ 290-280 grammes. Baisse due aux fortes dépenses de Rome pour la constitution de sa flotte. Vers 225 av. J.-C. apparaît sur le revers de l'aes graves, (latin graves = lourd), une proue en hommage à la puissante flotte militaire romaine constituée quelques décennies plus tôt. Lors de la deuxième guerre punique (218-201), qui impose à Rome des dépenses considérables, l'as s'effondre et finit par devenir un disque de bronze d'une vingtaine de grammes. Il a des multiples dont les plus utilisés seront le sesterce valant 2 as et demi, (puis 4 as), le dupondius valant 2 as et des sous-multiples le semi (½ as), et le quadrans (¼ as). Toutes ces monnaies sont en bronze. C'est à ce moment que l'argent métal apparaît véritablement dans le système monétaire romain avec le « denier » .

La république romaine

Le système monétaire est réformé et s'appuie désormais sur le denier (monnaie d'argent) En 211 av. J.-C. le denier apparaît et vaut 10 as de 53 grammes de bronze chacun (d'où son nom qui vient de la racine DIX). Le denier pesant 4,5 g d'argent, 530 g de bronze est égal à 4.5 g d'argent en 211. On a donc un rapport de 1/120. Le sesterce est l'unité de compte usuelle, les dépenses, les revenus et les fortunes s'évaluent en sesterces. Son abréviation HS est un souvenir de sa parité initiale avec l'as (deux as et demi, soit en chiffres romains IIS, vite retranscrit en HS)

L'Empire

sesterce À partir du consulat de César, le système entre dans une période de stabilité qui va durer plus de deux siècles. L'auréus, monnaie d'or valant 25 deniers apparaît. Les empereurs soignent particulièrement leur portrait sur les monnaies qui servent de propagande, le sesterce en cuivre puis en bronze valant un quart de denier est, avec son diamêtre de 33 mm, la monnaie reine de l'époque.

La décadence

Au fil du temps, la dévaluation reprend avec l'anarchie militaire de 200 à 284. La multiplication des ateliers monétaires et l'instabilité politique constribuent à la dérive du système monétaire. Le denier se déprécie, est frappé en alliage de billon contenant de moins en moins d'argent pur. En 215, Caracalla institue un nouveau denier appelé Antoninien valant 2 deniers et à 50 % d'argent. Sous le règne de Claude le Gothique, il ne contiendra plus que 3 % d'argent. En 274, Aurélien remplace l'antoninien par laurelianus il vaut 4 deniers. Les monnaies d'or et les sesterces ont pratiquement disparu. Vers 290, Dioclétien crée de nouvelles monnaies : le solidus d'or et l'argenteus d'argent qui sont très dévalués par rapport à l'ancien denier et ne circulent que très peu, c'est le follis monnaie de bronze à cours forcé qui constitue la majeure partie de la circulation.

Le succès du solidus

Constantin Ier en 311 opère une dévaluation de la monnaie d'or établie par Dioclétien, et l’abaisse à 1/72 de livre d'or pur (soit 4,5 g) contre 1/60 de livre précédemment. Son nom solidus (= solide, stable) constituait un véritable programme politique face aux dévaluations monétaires répétées des générations précédentes. Constantin Ier put maintenir la stabilité de cette nouvelle monnaie et l’émettre en quantités considérables, grâce à la confiscation des importants stocks d'or thésaurisés depuis des siècles dans les temples païens. Face à la baisse constante des autres monnaies d'argent et de bronze, le solidus devint la monnaie refuge, pour tous les règlements importants (dons de l'empereur aux soldats, paiement des impôts, tributs versés aux peuples barbares, etc.). Des sous-multiples du solidus furent créés : le semissis soit un demi-solidus, le tremissis ou triens, soit un tiers de solidus. La stabilité du solidus de 4,5 g d'or se conserva durant l'évolution de l'Empire romain en empire byzantin, où il prit le nom de nomisma. Il ne connut de dévaluation qu'au sous les Comnènes, soit une extraordinaire stabilité de sept siècles. Après la disparition de l'Empire romain sur l'Occident, le solidus continua à circuler quelque temps chez les Francs ; son nom se maintint et se transforma en français en "sol", puis "sou".

L'étymologie monétaire

empire byzantin
- - Le bétail,
pécus en latin, unité originelle des échanges, a donné le mot « pécuniaire ».
- - Les monnaies romaines étaient au début frappées dans le temple de Junon moneta, origine du mot « monnaie ».
- - Le sesterce, appelé aussi
numus puis numisma, a donné le terme « numismatique ».
- - Le denier,
denarius est à l'origine des noms « dinar », « dirham ».
- - Le solidus s'est transformé au fil des siècles en « sol », puis « sou ».

Abréviations monétaires latines

Le "v" latin se transcrit phonétiquement par "u"
- AVG: AVGVSTVS, AVGVSTA
- AVGG: AVGVSTI
- CAES: CAESAR
- COS: CONSVL
- D: DIVVS,DIVA
- F: FILIVS
- FIL: FILIA
- IMP: IMPERATOR
- PM: PONTIFEX MAXIMVS
- PP: PATER PATRIAE
- SC: EX SENTVS CONSULTO
- TRP: TRIBVNICIA POTESTAS

Chiffres

4 : IIII et non IV 9 : VIIII et non IX


Atelier monétaire

Catégorie:Économie sous la Rome antiqueCatégorie:Numismatique

Implantation des ateliers monétaires romains

Sous la République, et dans les deux premiers siècles de l’Empire romain, la centralisation est de règle : seul Rome frappe la monnaie romaine, le Sénat romain émet les monnaies de bronze (d’où leur marque SC = Senatus Consulte), et l’atelier impérial frappe les monnaies d’or et d’argent. La création sous Auguste d’un second atelier monétaire impérial important à Lugdunum est une exception, qui s’arrête en 82.
- L’explication de cette exception Lugdunaise est réduite aux hypothèses : certains avancent les besoins massifs de numéraire de la Gaule nouvellement conquise, et la plus peuplée des provinces. Plus probablement, le séjour prolongé en Gaule de Auguste entre -15 et -13, puis la proche présence de l’armée du Rhin, engagée dans les campagnes de Germanie peuvent justifier la création de cet atelier.
- le centralisme n’exclut pas la présence de petits ateliers provinciaux, pour la frappe du numéraire de faible valeur, mais de poids élevé (un sesterce en bronze pèse environ 25g). La crise de l’Empire romain au , et sa militarisation provoquent une première décentralisation, et multiplient les ateliers à proximité des zones militaires, grandes consommatrices de numéraire.
- De façon marginale, les mouvements d’usurpation créent d’éphémères ateliers, comme Ambianum (Amiens) lors de l’usurpation de Magnence, ou Rotomagus (Rouen) lors de celle d’Allectus. La réforme monétaire entreprise sous Dioclétien à partir de 294 voit une seconde vague de création d'ateliers monétaires, quadrillant les diverses provinces, à l'exception du secteur espagnol : Londres, Carthage, Aquilée, Thessalonique, Nicomédie et Alexandrie. Enfin, les capitales impériales successives de la tétrarchie voient l'ouverture de quelques ateliers supplémentaires. Les invasions du mirent fin à l’activité des ateliers d'Occident et de la zone danubienne.

Fonctionnement des ateliers monétaires

Un atelier monétaire comporte une ou plusieurs officines, sorte de poste de production. Pour émettre une série, l’officine grave deux coins ou matrices, un pour l’avers avec le profil de l’empereur, l’autre pour le revers avec un motif et une inscription, puis frappe les flancs. La matière première brute, or, argent, cuivre, étain pour le bronze provient des mines, principalement l’Hispanie (Espagne) et la Dacie (Transylvanie), sources qui s’épuisent vers le , et plus largement du recyclage du produit des conquêtes de pays riches. Là aussi cette source s’épuise après la conquête de la Dacie en 105. Le déficit de métaux précieux lors de la crise monétaire du est surmonté au début du par les confiscations effectuées aux dépends des temples. Enfin un recyclage continuel avec la refonte des monnaies collectées par l’impôt se pratique largement. D’après ce que possèdent les numismates, la qualité de fabrication est dans l’ensemble bonne, malgré parfois des défauts de frappe :
- pièce écrasée et présentant des fissures sur le bord,
- motif mal centré, ou décalage d’orientation entre les deux faces
- relief médiocre dû à l’usure du coin. Les techniques d’alliage du cuivre et de l’argent sont parfaitement maîtrisées. Les ateliers savent frapper des flancs mêlant du cuivre en partie durci, et de l’argent encore fluide pour obtenir des pièces à la surface argentée. Au la production des solidi est soigneusement contrôlée avant l’émission, et atteint une précision de poids de chaque pièce au 1/10 de gramme.

La monnaie comme expression impériale

Au et au , la multiplication du donativum aux soldats à chaque avènement et chaque grand événement du règne impérial est fréquemment l’occasion de l’émission de lots de pièces neuves, dont les revers sont l’expression de la propagande impériale. Leurs thèmes sont extrêmement variés :
- ils célèbrent les victoires, les réalisations ou les vertus de l’empereur et parfois celles de son épouse, ou de son fils et successeur pressenti.
- ils invoquent une divinité évidemment protectrice de l’empereur : Apollon, le Génie de Rome, SOL INVICTUS sous Aurélien, Jupiter et Hercule pendant la tétrarchie, chrisme pour Constantin Ier et ses successeurs.
- ils lancent de véritables slogans politiques : CONCORDIA MILITUM : la concorde entre les armées. FIDES EXERCITUS : la fidélité de l’armée PAX AETERNA : la paix pour toujours, etc.

Les marques d’atelier

Chaque atelier marquait généralement le revers des pièces de sa production par l’abréviation de son appellation. S’il comportait plusieurs officines, elles étaient précisées par une lettre de classement, latine ou grecque, précédant généralement la marque d’atelier, par exemple A.L, B.L, C.L, D.L pour quatre officines à Lugdunum, ou la série P, S, T, Q pour d’autres ateliers. Au , les marques se complexifient, avec l’emploi de préfixe ou de suffixe. Par exemple l’atelier de Thessalonique (TS ou TES) emploie aussi :
- SMTS, pour S(acra) M(oneta), monnaie sacrée, c'est-à-dire intouchable (en d’autres termes, le rognage est interdit).
- TESOB, pour OB(ryziacus), en or pur, marque de certification introduite dans divers ateliers en 368.

Liste des ateliers monétaires romains

Les ateliers monétaires connurent parfois des interruptions, selon la situation politique locale. Le tableau ci-dessous n’en tient pas généralement pas compte. Au Bas-Empire, l’ensemble des ateliers actifs était le suivant : | Atelier || Province || Dates d’activité || Marque |-align=’’center’’ |Alexandrie||Egypte|| après 294 || AL, ALE, SMAL |- |Ambianum (Amiens)||Gaule belgique|| de 350 à 353 || AMB |- |Antioche||Syrie|| vers 260 à ?|| AN, ANT, ANTOB, SMAN |- |Aquilée||Italie|| après 294|| AQ, AVIL, AQOB, AQPS, SMAQ |- |Arles||Narbonnaise|| de ? à ? || A, AR, ARL, CON, CONST |- |Carthage||Afrique|| après 294|| ? |- |Constantinople||Thrace|| depuis 330 || C, CP, CON, CONS, CONSP, CONOB |- |Cyzique||Asie|| de ? à ?|| CVZ, CVZIC, CVZICEN, SMK |- |Héraclée||Thrace|| de ? à ?|| HERAC, HERACL |- |Londres||Bretagne|| après 294 || AVG, AVGOB, AVGPS, PLN, PLON |- |Lugdunum||Gaule lyonnaise|| de -15 à 82, de 274 à 413 || LVGD, LVGPS, PLG |- |Milan||Italie|| vers 260 à ? || MD, MED, MDOB, MDPS |- |Nicomédie||Asie|| après 294|| NIK, NIC, NICO |- |Ostie||Italie|| de ? à ? || MOST |- |Rome||Italie|| || R, RM, ROMA, VRB, ROMOB |- |Sirmium||Pannonie|| vers 260 à ? || SIRM, SIROB, SM |- |Siscia||Mésie|| vers 260 à ?|| SIS, SISC, SISCPS |- |Serdica (Sofia)||Thrace|| de 303 à 308|| SER, SERD, SMSD |- |Thessalonique||Macédoine|| après 294|| SMTS, TS, TES, TESOB, THS, THSOB |- |Ticinum (Pavie)||Italie|| de ? à ? || T |- |Trèves||Germanie inférieure|| de 294 à env. 400|| TRE, TROB |

Monnaie gauloise

Les monnaies gauloises sont encore assez méconnues. Elles sont aussi relativement rares car n'ont pas fait l'objet de fabrication en très grande quantité et leur identification est souvent difficile. Chaque peuple gaulois était indépendant du point de vue du monnayage, certain plus prolixes que d'autres, mais l'on suppose que les pièces en métaux précieux circulaient entre les peuples voisins. La monnaie fait son apparition en Gaule au VIe siècle av. J.-C. par la colonie grecque établie à Marseille, puis elle se répand progressivement dans les peuples limitophes. Au IIe siècle av. J.-C., le monnayage est développé, et les peuples ayant des mines d'or, comme les Arvernes frappent des statères qui sont aussi un moyen d'affirmer leur souveraineté et leur puissance. Au Ier siècle av. J.-C., les Parisii produisent leur célèbre et magnifique statère d'or au cheval.

Caractéristiques particulières des monnaies gauloises


- On retrouve de nombreuses « pièces » primitives en forme de roue à rayons, appelées rouelles. Elles sont fondues et non frappées et ne possèdent aucuns signes d'identification.
- Les rouelles et les petites pièces sont soit en bronze soit fréquemment en potin, alliage de divers métaux comme l'étain, le zinc ou le plomb. plomb]
- Les monnaies des divers peuples ont des styles très différents, des plus "rustique" aux plus élaborés (cf. l'Atlas des monnaies gauloises de La Tour pour avoir une idée de la diversité des styles) mais qui se rattache bien au style de l'art celte, elles représentent souvent des animaux, des humains stylisés, des formes géométriques.
- Certaines monnaies sont clairement inspirées des monnaies célèbres et répandues de l'antiquité comme le statère d'or de Philippe II de Macédoine : les mercenaires gaulois en avaient ramené au pays et ils ont servis de source d'inspiration pendant des décennies. Les monnaies copiés ou inspirées de ces statères reprennent alors le profil de Philippe et le quadrige d'origine, dont la stylisation évolue au fil du temps. La légende initiale de ces monnaies, incomprise des graveurs, évolue, de transforme parfois en motifs géométrique et finit souvent par disparaitre. Philippe II de Macédoine ?)]]

Philatélie

De 1964 à 1977, en France, une pièce de monnaie gauloise a servi pour illustrer une série de timbres préoblitérés. Catégorie:Monde celtique Catégorie:Monnaie

Glossaire de la numismatique

La numismatique est la science qui étudie les monnaies et les médailles. Elle utilise un certain nombres de termes particuliers regrouppés dans le glossaire ci-dessous :

A


- Aloi : ou titre, proportion de métal précieux composant une monnaie exprimé en millièmes.
- Anépigraphe : Monnaie qui ne comporte pas de légende.
- Antique : Monnaie antérieure à la chute de l'empire romain.
- Antoninien : Monnaie romaine d'argent frappée en abondance au .
- Atelier : Lieu de l’atelier de frappe, signifié par un symbole ou une lettre. Exemple : A = Paris
- Aureus : Monnaie d'or de l'empire romain.
- Avers (ou droit) : Côté de la monnaie portant l'effigie, exemple « la semeuse ». Langage populaire : Face
- Alliage : Mélange de différents métaux.

B


- B : Beau, état de conservation d'une pièce qui a énormément circulé ou a été complètement oxydée. On peut affiner en B+ et B-, les reliefs ont partiellement disparus et la lecture des légendes demande un effort ou une déduction. Cet état n'est pas habituellement collectionné, sauf pour des pièces rarissimes dont on ne connaît pas d'autres exemplaires
- Belle épreuve, ou BE : Caractérise une monnaie dont le relief est mat et le fond comme un miroir. Dès la frappe, elle est manipulée avec soin et enfermée dans un emballage transparent scellé, c'est le niveau de perfection de conservation le plus élévé.
- Billon : Alliage de cuivre et d'argent à très bas titre.
- Brillant universel, ou BE : Pièce frappée en série limitée avec des coins neufs et qui a gardé son brillant d'origine, c'est le niveau intermèdiaire entre le belle épreuve, et la monnaie ordinaire..

C


- Champ : Partie d'une monnaie où rien n'est gravé, le fond d’où se détache l’effigie ou les légendes.
- Cannelures : Stries situées sur la tranche d'une pièce.
- Coin : Bloc de métal qui reçoit la gravure en creux d'une des faces de la pièce à frapper, il y a deux coins entre lesquels est estampé le flan.
- Commémorative : Frappe monétaire, souvent à petit tirage, célébrant un événement historique.
- Contremarque : Marque surfrappée postérieurement à la fabrication initiale. Elle représente une lettre, un nom, une inscription, un chiffre, un symbole ou une effigie, et peut-être à vocation satirique
- Cours légal : Monnaie utilisable pour payer dans le pays émetteur.
- Cours libératoire : Monnaie n'ayant plus cours légal mais pouvant encore être échangée à sa faciale contre des espèces nouvelles.

D


- Donativum : don monétaire d'un empereur romain à ses troupes lors de son accession au pouvoir. À cette occasion des pièces pouvaient être spécifiquement frappées.
- Démonétisée : Monnaie dont tout pouvoir légal de paiement a été supprimé par décret.
- Denier : Monnaie romaine en argent. Nom repris ensuite au Moyen-Âge.
- Différent : Marque d'atelier ou d'un graveur représenté par une lettre ou un symbole. Le différent est aussi le nom donné à la signature du graveur (créateur du modèle) et du graveur général qui est responsable de l'atelier de frappe quand il est représenté par un symbole (exemple : corne d'abondance, chouette, dauphin, etc.).
- Droit : Côté de la pièce où se trouve l'effigie, aussi appelé avers.

E


- État de conservation : Échelle d'usure des monnaies, notion très importante en numismatique. On utilise B = beau, TB = très beau, TTB = très très beau, SUP = superbe, FDC = fleur de coin.
- Effigie : Dessin majeur sur l'avers de la monnaie. Souvent un portrait du souverain.
- Essai : Pièce portant ou non le mot ESSAI, qui est une frappe particulière, en série limitée, non destinée à la circulation et qui peut être fabriquée pour diverses raisons : essai technique (métal, coins,...), essai de projet (lors d'un concours pour déterminer le type de pièce qui sera adoptée), essai d'hommage (pièces identiques aux pièces destinées à circuler, mais portant la mention ESSAI et destinées soit au dépôt légal, soit à servir de cadeau pour certaines personnalités).
- écu : Terme qui désigne, à l'origine, les pièces féodales en or. Le terme s'est étendu aux monnaies d'argent.
- Électrum : Alliage naturel d'or et d'argent utilisé dans l'antiquité.
- Exergue : Espace situé en bas d'une pièce où se trouve le millésime; espace vierge à l'avers, sous la représentation graphique.

F


- FDC : Fleur de Coin : pièce qui est dans l'état neuf, sans aucune trace de circulation. Quelques petites rayures ou marques conséquentes à la fabrication sont tolérées. Souvent, pour préserver cet état, la pièces est conservée dans un étuis scellé et transparent.
- Face : Côté où se trouve l'effigie, avers ou droit.
- Féodales : Monnaies françaises ou étrangères correspondant à la période du même nom.
- Flanc : Rondelle de métal découpée et pesée et destinée à la frappe des monnaies.
- Fleuron : Ornement sur les monnaies royales françaises en forme de fleur avec quatre, cinq ou six pétales.
- Fourrée : Pièces argentées ou dorées sur des flans de bronze ou d'argent, c'est une technique employée par les faussaires.
- Frai : Usure d'une monnaie dûe à sa circulation, perte de poids de métal précieux.
- Frappe : Action de frapper un flan entre deux coins pour obtenir une monnaie.
- Flan mat : ou flan bruni : se dit d'un flan dépoli à l'aide d'un matoir (brunissoir)
- Frappe médaille : L'avers est orienté comme le revers. En France, les monnaies sont normalement frappées tête-bèche.

G


- Grènetis : Points constituant un cercle périphérique près du listel.

H

I

J


- Jeton : Pièce servant à marquer ou à compter. Il n'a aucun pouvoir libératoire.

K

L


- Listel : Bordure de la pièce formant un bourrelet circulaire.
- Légende : Texte entourant l'effigie d'une pièce.
- Liard : Monnaie royale d'une valeur de 3 deniers.
- Livre : Une livre a la valeur de 20 sous, le sous vaut 12 deniers.
- Louis : Utilisé pour nommer la pièce de 20 francs or.

M


- Maillechort : Alliage de cuivre (67%), de zinc (18%) et de nickel (15%). inventé par Maillot et Chorier vers 1820.
- Médaille : Objet métallique généralement monétiforme frappé ou coulé, sans pouvoir libératoire, réalisé dans différents buts : commémorer un personnage, un événement ou un souverain, représenter un sujet de dévotion (médailles religieuses), servir de récompense (décoration).
- Modernes : Monnaies postérieures à la révolution française.
- Monnaie de nécessité : Pièces ou billets émis, avec l'aval des autorités, par différents organismes publics ou privés afin de pallier le manque de petit numéraire dans les périodes économiques troublées.
- Monneron : Nom des pièces de nécessité émises par les frères Monneron, députés à l'Assemblée nationale durant la Révolution française, elles furent frappées en Angleterre et eurent un cours pratiquement officiel.
- Monétiforme : Objet qui, par sa forme, son aspect, son usage ressemble à une monnaie..
- Méreau : Jeton ayant une valeur de convention pouvant devenir légale sous certaines conditions.
- Millésime : Date d'émission inscrite sur une pièce ou médaille.
- Module : Diamètre d'une pièce.

N

O


- Obsidionale : Pièces de nécessité émises lors de blocus ou de siège dans certaines villes.

P


- Patine : Oxydation de surface sur certaines pièces en bronze, la patine peut avoir plusieurs couleurs allant du vert au brun ou rougeâtre jusqu'au noir. Quand elle est régulière, la patine doit être conservée et augmente la valeur de la pièce.
- Pile : Sinonyme populaire de revers.
- Piédfort : Monnaie possédant un épaisseur plus importante que la normale et frappée à l'origine pour être un modèle pour les différent ateliers.
- Poids : Il est exprimé en grammes ou en grain ( 1 grain vaut 0.053 gramme).
- Potin : Alliage de métaux vils utilisé surtout pour les monnaies gauloises.
- Primitives : Objets monétiformes ou non (coquillages, petits lingots...) servant de monnaies avant l'apparition de celles-ci.

Q

R


- Réformation : Pratique courante à la fin du règne de Louis XIV qui consistait à frapper de nouveaux types de pièces sur d'anciens modèles au lieu d'utiliser des flans neufs par soucis d'économie.
- Revers : Côté d'une monnaie opposé à celui portant l'effigie ou le motif principal.
- Rognage : Opération frauduleuse qui consiste à prélever de petits fragments sur une pièce, pour en récupérer du métal précieux.
- Royale : Monnaies frappées au temps de la monarchie.

S


- Signature : Signature du graveur en entier, en abrégé, en initiale ou par un symbole (voir différent). La signature n'apparaît qu'au XVIIe siécle sur les monnaies.
- Sprintienne : Jeton utilisé dans la Rome antique comme droit d'entrée dans les maisons closes.
- Superbe : État de conservation recherché par les collectionneurs, la pièce est pratiquement à l'état neuf, des petites traces de circulation sont visibles mais n'altèrent pas les reliefs, aucun choc ni rayure importante ne sont visibles. La pièce peut avoir une patine. C'est l'état maximum de conservation pour une pièce ayant circulé et n'ayant pas fait l'objet d'un traitement particulier comme FDC ou BU.

T


- TB : Très beau, état de conservation d'une pièce qui a beaucoup circulé. Les reliefs sont assez usés, mais l'ensemble des inscription ou sujets sont encore parfaitement visibles. Cet état peut être affiné en TB+ ou TB-. Le collectionneur est moins intéressé par cet état et ne le tolère que pour les pièces rares.
- Teston : Monnaies royales du XVIe siècle où réaparaissait une effigie du roi (tête).
- Thaler : Écu d'argent allemand, il est à l'origine du mot Dollars
- Titre : Teneur en métal fin exprimé en millièmes.
- Tranche : Épaisseur de la monnaie, elle est lisse, cannelée ou inscrite ( 2 types : haut des lettres vers l'avers ou le revers)
- Trèfle : Accident survenu à la frappe ou à la refrappe d'une pièce, sous la pression, le flan éclate et les bords de la pièce présentent des déchirures, on dit que la pièce est tréflée.
- TTB : Très très beau, état de conservation d'une pièce qui a circulé mais ne présente qu'une usure minime et régulière, c'est l'état recherché pour les pièces anciennes ou rares. On peut préciser l'état en utilisant TTB+ ou TTB-, les deux faces de la pièces peuvent présenter un état différent.
- Type : Série possédant plusieurs monnaies avec un même dessin, type ou effigie

U

V

W

X

Y

Z

Voir aussi

Liste des articles sur la monnaie et ses collections Catégorie:NumismatiqueNumismatique

Billetophilie

Catégorie:Collection Catégorie:Monnaie La billetophilie est le nom donné à la collection des billets de banque. Les premiers billets de banque sont apparus vers le milieu du XVIIIe siècle, notamment avec la Banque de Law, mais ils ont été précédés par des proto-billets (lettre de change, traite endossables etc.) bien avant. La première banque qui émit des billets fut, en 1658, la Riksbank de Stockholm. L'épisode des assignats, pendant la révolution française fut l'occasion de familiariser les français avec la monnaie fiduciaire, mais ce fût un échec. Les premiers billets de la banque de France sont apparus en 1803. Le collectionneur recherche des billets en bon état dans la mesure du possible, non déchirés, pliés ou percés de trous d'épingle.

Pages internes illustrées par un ou des billets


- Baht, ensemble des billets en cours en Thaïlande.
- Ringgit, billet de Un Ringgit de Malaisie.
- Roupie, billet de 10 Roupies indiennes, portrait de Gandhi.
- James Ensor, article illustré par un billet en franc belge.
- René Magritte, article illustré par un billet en franc belge.
- Adolphe Sax, article illustré par un billet en franc belge.
- Élisabeth II du Royaume-Uni, article illustré par un billet.
- Dinar tunisien, billet de 1 dinar 1970.
- Dollar, billet dun USD.
- Yen, les billets en cours au Japon.
- Kip, les billets en cours au Laos
- Kyat, billet de 500 kyat de Birmanie
- [http://en.wikipedia.org/wiki/Philippine_peso_bills] Billets philippins sur Wikipédia anglais
- [http://en.wikipedia.org/wiki/Chilean_peso] Billets chiliens sur Wikipédia anglais
- [http://en.wikipedia.org/wiki/Argentine_peso] Billets argentins sur Wikipédia anglais
- [http://de.wikipedia.org/wiki/Australischer_Dollar] Billets australiens sur Wikipédia allemand
- [http://de.wikipedia.org/wiki/Barbados-Dollar] Billets de la Barbade sur Wikipédia allemand
- [http://de.wikipedia.org/wiki/Renminbi_Yuan] Billets chinois sur Wikipédia allemand

Liens externes


- [http://www.monnaiesdumonde.net] www.monnaiedumonde.net --> Importante collection de billets de banque du monde entier


Type Dupré

Le type Dupré est une monnaie reprise de temps à autre dans les émissions de monnaie française. Elle doit son nom au graveur Augustin Dupré qui en est l'auteur. Augustin Dupré L'avers représente Hercule, coiffé de sa peau du lion de Némée et armé de sa massue, entouré, à sa droite de la République qui tient une pique coiffée d'un bonnet phrygien, et à sa gauche de la Justice qui tient un niveau triangulaire. La devise Union et Force est remplacée depuis 1848 par Liberté-Égalité-Fraternité. Le revers présente la valeur entourée d'une couronne de feuilles de chêne à droite et d'olivier à gauche, le millésime et les marques d'atelier et la légende République française. La première émission est historique car sous le module de l'écu de 5 francs en argent, c'est l'application du nouveau système métrique qui défini les caractéristiques de la monnaie par la loi du 28 thermidor an III (15 août 1795) lui donnant le nom de franc et la valeur de 5 grammes d'argent au titre de 900/1000. La frappe, de l'an IV de la Ire République (1796) est la première monnaie française à arborer le mot franc. Par la suite, le Franc Germinal est créé par Bonaparte en l'an IX. Le type est repris par la II République en 1848 et la III République en 1870 toujours pour l'écu de 5 francs. La V République réutilise le motif créé par Dupré pour ses frappes de prestige, 10 francs en argent (1964 à 1973), 50 francs (1974 à 1977) et à l'occasion d'une émission commémorative, 5 francs (1996) en nickel pour le 200e anniversaire de l'écu de 5 Francs.

Tableau des émissions

Les «pièces de prestige» de 10 francs et 50 francs ont été très thésaurisées, d'autant plus que dès 1973, le prix de l'argent métal ne cessait d'augmenter. Les autorités monétaires cessèrent la frappe de la 10 francs dont la valeur à la refonte approchait trop de sa valeur faciale. Une pièce de 20 francs devait la remplacer, mais l'augmentation des cours prit de vitesse les autorités et seules quelques très rares exemplaires furent remis à des personnalités. Finalement une pièce de 50 francs vit le jour et remplit les bas de laine des français.

Voir aussi

Liste des articles sur la monnaie et ses collections Catégorie:Numismatique française

Type Lindauer

Les monnaies du type Lindauer est un ensemble d'émissions de divisionnaires du franc français frappées entre 1914 et 1946, caractérisées par la diversité des métaux employés et le trou central qui n'a jamais été reproduit depuis. Le sujet commun à toutes ces monnaies est dû au graveur Edmond-Émile Lindauer (1869 - 1942). Deux monnaies avaient utilisé le nickel pour la première fois de 1903 à 1905, les 25 centimes Dupuis et Patey, mais ces pièces étaient lourdes, 7 grammes. Dès le début de la guerre, en 1914, le projet de Lindauer d'une pièce plus mince et évidée au centre afin d'économiser le métal fut accepté. C'était le début d'une très longue série, les fameuses « pièces à trou » qui perdurèrent jusqu'en 1946, utilisant des métaux de moins en moins nobles. NB : l'État français émit de 1941 à 1943 des pièces de 10 cent et 20 cent en zinc d'un type différent et également trouées. Ces pièces, avec le type Lindauer, constituent les seules pièces évidées au centre du monnayage français.

Chronologie des émissions

Voir aussi

Liste des articles sur la monnaie et ses collections Catégorie:Numismatique française

Type Morlon

Le Type Morlon est un type de gravure du Franc français déssiné et gravé par Pierre-Alexandre Morlon à partir de 1931 et qui eu une utilisation jusqu'en 1959. Il fut aussi le créateur de timbres-poste. timbres-poste Ce modèle servi pour des pièces de 50 centimes, 1 franc et 2 francs. L'avers de la pièce représente un tête de la république de profil, coiffée du bonnet phrygien agrémenté d'une cocarde et d'une couronne d'épis de blé et de feuilles de chêne, légende circulaire REPVBLIQVE FRANÇAISE et signature Morlon. Le revers présente deux cornes d'abondance de part et d'autre de la valeur faciale, en haut, LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE, en bas, la date entre deux différends, le graveur (une corne d'abondance : Morlon, et le graveur général, une aile : Lucien Bazor). La première émission de 1931 succède à la période troublée des 10 années d'après guerre où les monnaies divisionnaires furent rares et remplacées par la monnaie de nécessité et l'émission des Bon pour des chambres de commerce 50c, 1F, et 2F du graveur Domard. La réforme du Franc Poincaré de 1928 amenait une remise à plat du système monétaire français.

Tableau des émissions

Notes:
- Une petite lettre située sous la date, entre les deux cornes d'abondance indique les ateliers de frappe. Pas de lettre = Paris - 'B' = Beaumont-le-Roger, 'C' = Castelsarazin
- En 1943, l'Algérie libérée frappe quelques milliers de pièces avec des coins gravés par Graziani copiant Morlon. Elles sont très rares.
- En 1959, juste avant la réforme du nouveau franc, il est encore frappé des pièces de 1 et 2 francs en aluminium. Toutes les pièces de 1 et 2 francs aluminium du type Morlon ne furent jamais démonétisées, ayant cours virtuel pour 1 et 2 centimes jusqu'à l'apparition de l'Euro. Catégorie:Numismatique française

Commode

Texte de sous-titre

Catégorie:Empereur romain Catégorie:Empereur romain Commode (Lucius Aelius Aurelius Commodus) (31 août, 161 - 31 décembre, 192) est un empereur romain ayant régné de 180 à 192, considéré comme un des pires. Son règne termina l'ère des « cinq bons empereurs », de la dynastie des Antonins. Il est le fils du populaire Marc-Aurèle. Son accession au trône à la mort de son père a tout d'abord été vu comme un signe heureux par le peuple romain. Influencé par le préfet du prétoire Perennis puis de 185 à 189 par l’affranchi Cleander qu'il nomme préfet du prétoire, son règne devint vite tyrannique et sanguinaire. L’aristocratie sénatoriale, décimée et bafouée, à recours à des conspirations qui toutes échouent. Commode favorise la plèbe et l’armée et dépense des sommes considérables en donations et en distributions frumentaires. En 189 lorsque le blé suediiiieien vient à manquer, il se laisse massacrer par la foule le préfet de l'annone Papirius Dionysius et le préfet du prétoire Cleander . Il institue un édit du maximum pour stabiliser les prix, et cherche également à augmenter l’afflux de blé africain en complément du blé égyptien. Commodus renomma peu à peu toutes les institutions, et changea le nom des mois et même renomma Rome Colonia Lucia Annia Commodiana. Sa mégalomanie lui avait pourtant attiré les faveurs de la Plèbe, lorsque, organisant en de nombreuses occasions des jeux, il descendait dans l'arène pour y vaincre des gladiateurs et des fauves. Jamais il ne connut la défaite, et il s'identifia à