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Carpologie

Carpologie

Catégorie:Technique d'archéologiecatégorie:Botanique catégorie:Botanique]]

Définition

La carpologie étudie les graines et fruits découverts en contexte archéologique. Cette matière, à l’intersection de l’archéologie, de la botanique, de l’ethnologie et des sciences agronomiques, fait partie de l’archéobotanique, un ensemble de disciplines qui s’intéressent aux vestiges d’origine végétale. Leurs objets d’étude consistent en pollens, charbons de bois, sections d’arbres, objets en bois, feuilles et bourgeons ou encore éléments microscopiques issus de la décomposition des végétaux dans le sol, comme les phytolithes.

Applications

La carpologie possède deux orientations fondamentales au sein de la recherche archéologique : l’une environnementale et l’autre ethnobotanique.

Paléoenvironnements

Les graines et fruits comme indicateurs de l’environnement La détermination des fruits et graines est dans la majorité des cas possible jusqu’au rang botanique de l’espèce et elle permet de dresser une liste des végétaux qui ont laissé des traces dans une structure archéologique. Les résultats les plus précis sont obtenus à partir du matériel conservé en milieu humide ; les graines sont alors gorgées d’eau et leur aspect est semblable à celui des équivalents actuels. Plusieurs centaines d’espèces peuvent être identifiées dans un échantillon de 1 litre de sédiment. Les résultats contribuent à reconstituer l’environnement des sites. Les données de la carpologie sont dans ce cadre utilement confrontées à celles d’autres disciplines, comme la palynologie (étude des pollens) ou l’anthracologie (étude des charbons de bois).

Ethnobotanique

Les graines et fruits témoins des pratiques alimentaires et agricoles Le champ d’application principal de la carpologie est cependant celui qui consiste à comprendre l’utilisation des végétaux par l’homme, pour se nourrir, aménager son espace de vie, se vêtir ou se soigner. En dehors des contextes humides, les semences et les fruits se conservent grâce à l’action du feu ; ils sont alors carbonisés ou attestés sous forme d’empreintes (restes minéralisés). Les plantes domestiques représentent une grande part de ce matériau d’étude ; de nombreuses céréales, légumineuses, plantes aromatiques, fruits et graines à haute teneur en huile peuvent être recueillis dans les échantillons. Les résultats obtenus en examinant de contenu des dépotoirs domestiques (les « poubelles), des fosses d’aisance, des fondations de bâtiments ou encore des céramiques de stockage permettent d’aborder de nombreuses questions : la domestication et l’introduction de nouvelles espèces végétales, l’évolution des habitudes alimentaires, les pratiques agraires mises en œuvre pour assurer de bonnes récoltes, le stockage et la commercialisation des récoltes, l’utilisation de fibres végétales dans la confection de pièces d’étoffe, ou dans la préparation de remèdes, leur implication dans les rituels funéraires, la consommation de vin et de bière

Liens


- [http://cravo.archeozoologie-archaeozoology.org/ Le laboratoire de carpologie de Compiègne]
- [http://etudesrurales.revues.org/document10.html Un article sur la carpologie]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/chalain/fr/rech_dat_carpo.htm Carpologie sur le site de Chalain]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/charavines/fr/recarpo.htm Carpologie sur le site de Charavines]

Catégorie:Technique d'archéologie

Catégorie:Archéologie

Archéologie

als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux. L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ». L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie. Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.

Méthodes d'études


- Études de terrain
  - Fouille
    - Fouille de sauvetage
    - Fouille préventive
    - Fouille programmée
  - Prospection au sol
  - Prospection aérienne
  - Archéologie sous-marine
- Études de matériels
  - Céramique (Céramologie)
  - Monnaies (Numismatique)
  - Mosaïques
  - Sculptures
    - ronde-bosse
    - haut-relief
    - bas-relief
  - Vaisselle
- Techniques scientifiques
  - Techniques de datation relative
    - Stratigraphie
  - Techniques de datation absolue
    - Dendrochronologie
    - Datation au carbone 14
    - Thermoluminescence
  - Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
  - Archéozoologie
  - Archéométrie
  - Géoarchéologie
  - Malacologie
  - Archéobotanique
    - Anthracologie
    - Carpologie
    - Palynologie
    - Étude des phytolithes
    - Xylologie
- Archéologie expérimentale

Annexes

Les archéologues célèbres Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel » Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
-


Botanique

La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux (grec βοτάνη « herbe, plante »). Elle présente plusieurs facettes qui la rattachent aux autres sciences du vivant. La botanique générale recouvre la taxinomie (classification des plantes), la morphologie végétale (décrivant les parties de la plante), l'histologie végétale, la physiologie végétale, la biogéographie végétale et la pathologie végétale. Certaines disciplines, comme la dendrologie, sont spécialisées sur un sous-ensemble des végétaux. La connaissance fine des végétaux trouve des applications dans les domaines de la pharmacologie, de la sélection et de l'amélioration des plantes cultivées, en agriculture, horticulture, sylviculture.

Voir aussi


- Liste d'articles sur la botanique
- Flore
- Flore (noms scientifiques)
- Flore (noms vernaculaires)
- Flore (ébauches) : articles en cours d'élaboration
- Liste des familles de plantes à fleurs
- Familles botaniques (classification phylogénique)
- Systématique
- Écologie
- Glossaire botanique
- Chronologie de la botanique
- Liste des botanistes
- Liste des botanistes par pays
- Liste des botanistes par abréviation

Liens externes


- [http://www.botanique.org/ Botanique.org, Informations sur la biodiversité et ses enjeux, ressources pratiques et didactiques, galeries de photographies et lexiques de termes botaniques.]
- [http://www.tela-botanica.org/ Tela Botanica, le réseau des botanistes francophones]
- [http://www.dijon.inra.fr/flore-france/ Index synonymique de la flore de France]
- [http://sophy.u-3mrs.fr/sophy.htm Sophy, banque de données botaniques et écologiques]
- [http://www.pflanzen-portal.com Botanik-Datenbank] (ger.)
- [http://orchidees.provence.free.fr/cadres.sites.neo/cadre.sites.fra.html Orchidées de Provence, plus de 8000 liens sur les orchidées et la botanique en général]
- [http://www.garancevoyageuse.org/ La Garance voyageuse, revue de vulgarisation botanique]
- [http://idbio.unice.fr/idbio/Fournier3000/_private/duvel05.htm Flore de France de Fournier] mise en ligne par un travail collaboratif, dirigé par l'Université de Nice.
- [http://erick.dronnet.free.fr/belles_fleurs_de_france/ Belles Fleurs de France]
- [http://follavoine.chez.tiscali.fr Flore photographique régionale]
- [http://alain.gilfort.free.fr/botaniko/fr/akcepto.html Plantes médicinales et simples en photo]
- [http://ispb.univ-lyon1.fr/cours/botanique/ Cours de Botanique avec photographies]
-
catégorie:Discipline scientifique ja:植物学 ko:식물학 simple:Botany th:พฤกษศาสตร์

Ethnologie

L'ethnologie est une science faisant partie de l'anthropologie et dont l'objet est l'étude explicative et comparative de l'ensemble des caractères de groupes humains, particulièrement des populations de culture orale, et qui tente d'aboutir à la formulation de la structure et de l'évolution des sociétés. L'ethnologie diffère de la sociologie, qui étudie l'ensemble des phénomènes de société, plus particulièrement des sociétés industrialisées. L'ethnologie théorise les descriptions de l'ethnographie dont l'unité d'étude est l'ethnie, groupe humain caractérisé par sa langue et sa culture. Ces deux sciences font partie de l'anthropologie. Ce mot date du siècle. Cette science naît avec le début de l'expansion coloniale, souvent accompagnée d'une politique d'évangélisation des indigènes. Les premiers ethnologues ont ainsi travaillé à partir des descriptions laissées par les explorateurs, des officiers coloniaux ou des missionnaires.

Voir aussi

Liens internes


- ethnie (article bloqué - voir aussi sa variante ethnie - article provisoire)
- ethnographie
- guerre
- sociologie
- ethnomusicologie
- ethnochorégraphie
- Ethnologues : Franz Boas, Marcel Griaule, Alfred Louis Kroeber, Edmund Leach, Claude Lévi-Strauss, Lucien Lévy-Bruhl, Robert Harry Lowie, Bronislaw Malinowski, Lewis Henry Morgan, Jean Louis Armand de Quatrefages de Breau

Liens externes


- [http://lapirogue.free.fr/travaux.htm travaux de l'association La Pirogue de l'Université de Metz]
- [http://www.celat.ulaval.ca/ethnologie/faq.htm L'ethnologie actuelle au Quebec]
- [http://www.mae.u-paris10.fr/ Maison de l'archéologie et de l'ethnologie]
- [http://www.mae.u-paris10.fr/dbtw-wpd/bed/index.html Catalogue commun du réseau ethnologie]
- [http://clicnet.swarthmore.edu/anthropologie.html Catalogue collectif d'Ethnologie du CNRS-SHS (France)]
- [http://www.sqe.qc.ca/ Société québécoise d'ethnologie]
- [http://www.culture.fr/EtudesEtRecherchesCulturelles/ethnologie Ethnologie sur Culture.fr]
- [http://www.culture.gouv.fr/mpe/ Mission à l'ethnologie de l'administration française] catégorie:anthropologie ja:文化人類学

Archéobotanique

L’archéobotanique est un ensemble de disciplines qui s’intéressent aux vestiges d’origine végétale. Leurs objets d’étude consistent en pollens, charbons de bois, sections d’arbres, objets en bois, feuilles et bourgeons ou encore éléments microscopiques issus de la décomposition des végétaux dans le sol, comme les phytolithes. Catégorie:Technique d'archéologie Catégorie:Botanique

Charbon de bois

ja:炭 Le charbon de bois est obtenu en carbonisant du bois de manière contrôlée du bois en l'absence d'oxygène. Le procédé permet de retirer du bois, son humidité et toute matière végétale volatile afin de ne laisser que le carbone. Dans certains ouvrages anciens, il est comparé au charbon de terre qui est la houille.

Fabrication

houille Historiquement, la carbonisation était réalisée par des charbonniers directement dans la forêt. La méthode la plus fréquente était de constituer des meules en empilant des bûches que l'on recouvrait de terre avant la mise à feu. Parfois, à la place d'une meule on effectuait la combustion dans une fosse. La fabrication en est décrite dans le Précis illustré de mécanique en 1894 de la manière suivante : « Le charbon de bois provient de la carbonisation du bois, brûlé sans air pendant un certain temps. Cette opération se fait à l’emplacement même où on le coupe, c’est-à-dire dans la forêt, et voici comment : Les morceaux étant de longueur de 0m à 1 mètre environ, on les met debout et inclinés, entassés les uns sur les autres en formant une circonférence dans le plan horizontal de 3 à 6 mètres environ de diamètre, et une demie dans le sens vertical de 2m50 à 3 mètres environ de haut, en laissant un trou de toute la hauteur dans le centre pour y mettre le feu, qui consiste en charbon de bois allumé, puis on le referme totalement et on met une couche de terre ou de gazon sur toute la surface pour éviter les courants d’air. Il brûle dans cette position pendant quinze jours ou trois semaines suivant la qualité du bois, et lorsqu’il est suffisamment brûlé on remet une nouvelle couche de terre sur toute la surface pour l’étouffer complétement et on le laisse refroidir, puis on démonte le tout. Le bois étant assemblé et le feu y étant, il prend le nom de fourneau et demande à être surveillé nuit et jour. ».

Utilisation

Métallurgie

Le charbon de bois a été extrêmement utilisé dans les bas fourneaux puis dans les haut-fourneaux. Le carbone contenu dans le charbon de bois permettait la réduction des oxydes de fer contenu dans le minerai. L'usage intensif du charbon de bois dans les forges a provoqué des déforestations très importante. Ainsi en 1339, une ordonnance obligea la destruction des forges dans un rayon de trois lieux autour de Grenoble afin de stopper la déforestation provoquée par l'usage intensif du charbon de bois pour la fabrication du fer. Dans le Bourbonnais, la forêt de Tronçais fut également fortement dégradée à la suite de l'ouverture en 1788 de la Forge de Tronçais. C'est la découverte de Abraham Darby en 1709 qui réussit à utiliser du coke dans un haut-fourneau qui mit fin à l'usage intensif par l'industrie sidérurgique du charbon de bois. L'utilisation du coke mettra cependant du temps à se généraliser. Ainsi en France en 1860, un tiers de la fonte est produite dans des hauts-fourneaux au charbon de bois.

Poudre à canon

Le charbon de bois est un des trois constituants de la poudre à canon avec le soufre et le salpêtre. Comme le soufre c'est un combustible alors que le salpêtre est un oxydant. La qualité de la poudre était déterminée par l'essence d'arbre utilisée pour sa fabrication ainsi ainsi que sa proportion dans le mélange.

Bibliographie

: Eugène Dejonc, Précis illustré de mécanique - La mécanique pratique - Guide mécanicien, J.Rotschild Éditeur, troisième édition 1894 - page 63 à 64 Catégorie:Énergie

Arbre

]

Définition

Un arbre est une plante ligneuse, c'est-à-dire qui produit des parties dures appelées communément bois, d'assez grande taille.
Parmi les végétaux ligneux, on distingue les arbres des arbustes et arbrisseaux. L'arbre se distingue par l'existence d'un tronc, tige unique qui se ramifie en branches maîtresses au-delà d'une certaine hauteur. Un arbuste est un arbre de plus petite dimensions (moins de 7 m) mais dont le tronc est bien différencié. Un arbrisseau est un arbuste ramifié dès le niveau du sol. Les premiers arbres (ancêtres des conifères que nous connaissons aujourd'hui) sont apparus sur Terre il y a environ 300 millions d'années (Dévonien). De multiples arbres rassemblés au même endroit forment une forêt. Un arbre moyen a une surface d'échange de 200 ha. Les arbres les plus grands sont les séquoïas géants de Californie, le plus vieux (protéacé) est en Tasmanie (43 000 ans). Muir Woods National Monument : photographie d'une forêt de séquoïas à feuilles d'if (Sequoia sempervirens) de Californie Le record de croissance du tronc est d'environ 9 m par an. Une feuille de rafia a jusqu'à 25 m par 4 m.

Usages faits des arbres

L'arbre est la matière première pour un grand nombre d'industries ( papetière, seconde transformation du bois,chimique...) il joue encore de nos jours un rôle économique important.
voici quelques exemple de son exploitation: right
- pour son bois
  - bois de chauffage
  - bois d'œuvre (charpente, construction navale...)
  - bois d'ébénisterie
  - cellulose (pâte à papier)
  - charbon de bois
  - tanins (futs de vin en chêne, ...)
- pour son écorce (suber)
  - chêne-liège, chêne rouvre (tan), bouleau, Quinquina...
- pour ses feuilles
  - mûrier (élevage du ver à soie)
- pour ses fruits
  - fruits frais, fruits secs, fruits tropicaux...
  - matières oléagineuses : cocotier, olivier, palmier à huile...
  - fibres : kapokier
- pour ses inflorescences
  - tilleul, mimosa
- pour sa sève
  - résine du pin, sève de l'érable, Hévéa (caoutchouc naturel)
- pour l'agrément
  - arbres d'ornement, ombrage
  - arbres d'alignement : platane...
- pour ses fonctions écologiques
  - assèchement des marais (eucalyptus)
  - rideaux brise-vent
  - lutte contre l'érosion
  - fixation du CO2 (« puits de carbone »)

Familles d'arbres

Les forestiers classent les arbres en « essences ».
- Feuillus
- Résineux

Symbolique

L'arbre symbolise tantôt un homme, tantôt une famille : arbre de vie, arbre généalogique. Certains arbres ont une symbolique propre: l'olivier représente la paix, la sérénité, le chêne représentent la robustesse, la longévité (ex.: dans la fable « le chêne et le roseau » de Jean de La fontaine). On retrouve cette représentation dans certains tests psychologiques: les racines représentent l'ancrage de la personne dans sa propre vie, dans la réalité, le tronc sa posture, les branches et les feuilles son épanouissement. Arbres emblèmes : la feuille d'érable à sucre est l'emblème du Canada, le cèdre, celui du Liban.
L'olivier est un des symboles de l'Athènes antique : il aurait été offert à la cité par la déesse Athéna à l'occasion d'un concours avec le dieu de la mer Poséidon. L'olivier est aussi symbole de paix.
Le pernambouc est l'arbre national du Brésil.
(Voir aussi liste des plantes-emblèmes).

Proverbes


- Il ne faut pas mettre le doigt entre l'arbre et l'écorce.
- L'arbre cache la forêt.
- Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
- On reconnaît l'arbre à ses fruits.
- Plus un singe monte dans un arbre, plus il monte sur les fesses.

Voir aussi

Articles connexes


- Arbres fruitiers
- Arboretum | Forêt | Bois
- Arbres têtards
- Liste des plantes appelées arbres
- Liste des essences forestières
- Bonsaï
- Parcours acrobatique

Référence

Plaidoyer pour l'arbre par Francis Hallé - Actes Sud (2005)

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/01/002_fr.html Voir un schéma détaillé de la structure d'un arbre.] Catégorie:Botanique ja:木 ms:Pokok simple:Tree th:ต้นไม้

Fruit

.]] En botanique, le fruit est l'organe végétal protégeant la graine. Caractéristique des Angiospermes, il succède à la fleur par transformation du pistil. La paroi de l'ovaire forme le péricarpe du fruit et l'ovule donne la graine. Dans le langage courant et en cuisine, c'est un aliment végétal, riche en sucre et en vitamines, généralement consommé (frugivore) cru au dessert. Beaucoup de fruits sont comestibles, et ont été améliorés par la culture, mais beaucoup d'autres sont toxiques. Les plus dangereux, notamment pour les jeunes enfants sont ceux qui ressemblent à des baies, souvent de couleurs vives, et pour cela très attirants. Voir Liste des fruits toxiques classés par couleur.

Le fruit en botanique

Formation du fruit

La formation du fruit résulte de la transformation du pistil après la fécondation, ou parfois sans fécondation ; on parle dans ce cas de parthénocarpie. C'est plus précisément la paroi de l'ovaire) (partie du carpelle qui renferme l'ovule) qui devient la paroi du fruit, appelée péricarpe, entourant les graines. L'épiderme externe de cette paroi devient l'épicarpe, le parenchyme devient le mésocarpe, et l'épiderme interne, l'endocarpe. Selon les transformations de cette paroi, on obtient les différents types de fruits énumérés ci-après. Dans certains cas, le fruit peut avoir une origine plus complexe et résulter soit :
- de la transformation d'autres parties de la fleur, notamment le réceptacle floral. On parle dans ce cas de faux-fruit. L'exemple le plus connu de faux-fruit est la fraise.
- soit de la transformation de plusieurs fleurs d'une inflorescence. C'est par exemple le cas du fruit du mûrier, la mûre.

Différents types de fruits

On distingue en botanique :
- Les fruits charnus
  - baie : grain de raisin, tomate, orange, avocat
  - drupe : prune, pêche, olive, « cerise » du caféier
- Les fruits secs :
  - fruits secs déhiscents :
    - follicule : hellébore, pivoine
    - gousse : fruit caractéristique des Fabacées, appelé aussi légume : pois, soja, robinier, luzerne
    - capsule :
      - capsule à déhiscence par fentes (septicide) : colchique, tabac, gentiane
      - capsule loculicide : tulipe, lys, violette
      - silique, à déhiscence paraplacentaire : fruit caractéristique des brassicacées : chou, colza
      - pyxide, à déhiscence circulaire : mouron rouge
      - capsule à déhiscence apicale : œillet, pavot
  - fruits secs indéhiscents :
    - akènes : pissenlit, valériane, fraisier (la fraise est un faux fruit parsemé d'akènes brunâtres)
    - caryopse : fruit caractéristique des Poacées (graminées) : blé, maïs, etc.
    - samare : érable, frêne, orme
    - schizocarpe, composé de plusieurs akènes : carotte, menthe.

Les fruits en cuisine

En cuisine, un fruit, au sens large, est un aliment végétal sucré et est considéré essentiel à l'alimentation en apportant certaines vitamines et des fibres. On y distingue généralement:
- les agrumes : citron, orange, pamplemoussepamplemousse
- les baies : fraise, groseille, raisin
- les fruits à pépins : pomme, poire
- les fruits à noyaux : abricot, cerise, pêche
- les fruits à coque : noisette, noix
- les fruits exotiques: ananas, banane, kiwi, mangue Le concept culinaire de fruit recouvre en grande partie le concept botanique, mais de nombreux fruits botaniques sont considérés en cuisine comme des légumes (aubergine, concombre, haricot, maïs, tomate, olive, avocat…), d'autres encore comme des épices (noix de muscade, poivre, vanille, piment…). Avec les grains des graminées (blé, riz), qui sont d'ailleurs un type de fruit particulier, le caryopse, ils forment une partie essentielle de l'alimentation. A contrario, certains fruits au sens culinaire sont en botanique des faux fruits, qui résultent de l'évolution non de l'ovaire mais d'autres organes, notamment le réceptacle floral : fraise, figue, ananas.

Les fruits et la santé

Au même titre que les légumes, les fruits sont une bénédiction pour notre santé :
- Ils évitent le surpoids. Avec 15 à 25 kcal pour 100 g, les fruits sont peu caloriques, mais sont pourtant légers et rassasiants, grâce aux fibres alimentaires qu'ils contiennent. Ils constituent aussi une mine de vitamines et de sels minéraux. Ils tiennent une place de choix dans tous les menus équilibrés afin de lutter contre la surcharge pondérale et contre l'obésité.
- Ils protègent le cœur et les vaisseaux sanguins. Grâce à leur richesse en antioxydants et en fibres alimentaires, les fruits, comme les légumes, préviennent l'oxydation du cholestérol afin d'empêcher l'apparition de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans de nombreux pays développés.
- Ils fortifient les os, car ils constituent une source non négligeable de calcium, inférieure cependant aux produits laitiers, mais leurs antioxydants (phyto-œstrogènes et potassium) permettent à l'organisme de lutter contre la déminéralisation osseuse et donc contre l'ostéoporose.
- Ils préviennent certaines maladies.
  - Les fruits, comme les légumes, entrent dans les régimes des diabétiques pour leurs glucides lents et leur fibres qui favorisent le contrôle de la glycémie. Le diabète de type gras est l'une des complications de l'obésité, et le nombre de cas a été multiplié par six en quinze ans dans les pays développés.
  - Leurs apports en antioxydants renforcent les défenses immunitaires.
  - Ils ont un effet protecteur contre le cancer en général, mais surtout contre les cancers des voies aérodigestives supérieures, de l'estomac, du poumon, du côlon et du rectum.
    - Depuis trente ans, 350 études menées dans le monde ont porté sur la relation entre la consommation de fruits et de légumes et le risque de cancer. Manger au moins cinq fruits ou légumes différents par jour permet de diminuer de 50 % les risques de cancer, ceci grâce à l'ensemble des composants protecteurs qu'ils contiennent et qui agissent en synergie : fibres alimentaires, vitamines, sels minéraux, polyphénols et autres micro-nutriments.

Voir aussi


- Liste de fruits
- Arbre fruitier
- Liste des fruits toxiques Catégorie:Botanique Catégorie:Fruit alimentaire ja:果物 simple:Fruit zh-cn:水果 zh-tw:水果/繁

Palynologie

Le mot Palynologie a été introduit par Hyde & Williams en 1944 pour remplacer un terme plus vaste que « analyse pollinique » qui était principalement utilisé pour des travaux réalisés sur le Quaternaire. L'étymologie vient du grec palunein, saupoudrer, et logos, discours. Au cours des années 1940, la palynologie concernait uniquement l'étude des spores et des pollen, incluant également ceux provenant des charbons et des sédiments minéraux. Par la suite, le champs d'investigation de la palynologie s'est largement étendu à tous les éléments fossilisés constitués d'une paroi organique et qui résistent aux processus d'extraction au moyen d'acides puissants comme l'acide fluorhydrique, l'acide nitrique, etc. Ces microfossiles à parois organiques, également appelés palynomorphes, peuvent être d'origine continentale, comme les cryptospores, les spores, les pollens, les algues d'eau douce, mais aussi d'origine marine comme les acritarches, les chitinozoaires, les dinoflagellés, les scolécodontes etc.

Applications

Les applications de la palynologie sont nombreuses :
- la palynologie apporte des éléments utiles dans les études de systématique des palynomorphes;
- la paléopalynologie est l'étude des palynomorphes fossiles, et permet de donner des informations sur la stratigraphie, sur les milieux de dépôts des sédiments, sur la paléoécologie, la paléogéographie, etc.
- l'aéropalynologie, qui consiste à analyser la présence dans l'air de différents types de grains de pollen, a des applications en médecine (pathologies allergiques) jk en agronomie (pollinisation) ;
- la mélissopalynologie est l'étude des grains de pollen présents dans le miel, ce qui permet de détecter les mélanges et les fraudes, mais aussi de labelliser des miels certifiés en ce qui concerne leur composition.
- la médecine légale
- l'archéologie
- Investigations policières etc. C'est de loin la paléopalynologie qui est l'application la plus développée. Elle est extrêmement importante en recherche pétrolière. La palynologie a été mise à contribution, par exemple, pour éclairer l'origine du Linceul de Turin.

Méthodes en paléopalynologie


- L’étude palynologique se déroule en plusieurs étapes. 1 Échantillonnage : prélèvement sur le terrain, en collaboration avec des archéologues ou des géologues, des sédiments qui contiennent les pollens recherchés. Il se fait par carottage ou sur coupe si on peut accéder directement aux formations. On relève également la stratigraphie et la description de la végétation actuelle. 2 Préparation en laboratoire 3 Détermination et numération des pollens présents 4 Production d'un diagramme pollinique 5 Interprétation des données Catégorie:Paléontologie Catégorie:Botanique Catégorie:Fossile Catégorie:Discipline scientifique Catégorie:Technique d'archéologie

Ethnobotanique

L'ethnobotanique, contraction d'ethnologie et de botanique, est l'étude des relations entre les plantes et l'homme. Son domaine d'étude implique une large gamme de disciplines depuis les recherches archéologiques sur les civilisations anciennes jusqu'à la bio-ingénierie de nouvelles cultures. L'ethnobotanique a des visées similaires à celles de l'anthropologie culturelle : comprendre comment d'autres cultures voient le monde et quelles relations elles entretiennent avec lui. L'ethnobotanique est une branche de l'ethnobiologie. Ce terme fût d'abord employé par John Harschberger qui disait : « Il est de la première importance d'étudier attentivement ces ethnies primitives et de répertorier les plantes dont elles ont trouvé l'utilité pour leur vie économique, avec l'idée que des propriétés valables pour leur vie sauvage pourraient très bien remplir des fonctions non assurées dans la nôtre. »

Voir aussi

Articles connexes


- Botanique
- Ethnologie
- Ethnographie
- Agriculture Catégorie:Ethnologie Catégorie:Botanique

Graine

La graine est dans le cycle biologique des spermaphytes le stade vital qui permet la dissémination des plantes. Elle permet à la plante d'échapper aux conditions d'un milieu devenu hostile soit en s'éloignant soit en attendant le retour de circonstances favorables. Elle provient du développement de l'ovule fécondé. De ce fait, elle appartient à la phase diploïde (2n chromosomes), même si certains tissus de réserve de la graine (albumen) sont triploïdes. Les graines, qui accumulent sous une forme facile à conserver, des réserves destinées au développement futur de l'embryon, constituent une source d'alimentation recherchée par les animaux et par l'homme (céréales, légumes secs...).

Structure

Elle se compose essentiellement d'un embryon entouré d'une enveloppe protectrice avec selon les cas un tissu nourricier plus ou moins développé. L'embryon peut être minuscule et indifférencié ou déjà développé en tigelle, radicelle et cotylédons. Chez certaines graines, c'est à l'intérieur des cotylédons que les réserves nutritives sont accumulées. Les différentes stratégies évolutives possibles donnent suivant les espèces des graines dont le poids varie de 2 microgrammes pour une orchidée (Goodyera repens) à une vingtaine de kilogrammes pour une arécacée, le coco-de-mer (Lodoicea maldivica).

Graines et fruits

Parmi les spermaphytes, les angiospermes seuls produisent des fruits. Le fruit est issu du développement de l'ovaire qui entoure l'ovule.

Dissémination


- par la plante elle-même :
  - le fruit du concombre d'âne, (Ecballium elaterium, Cucurbitacées) turgescent à maturité, projette ses graine dans une pulpe liquide lorsque le pédoncule se détache ;
  - le fruit mûr des balsamines (Impatiens noli-tangere, Balsaminacées), éclate en enroulant ses valves sur elles-mêmes.
- par le vent (anémochorie)
  - par la légèreté des semences
  - grâce à la présence de poils
  - par la présence d'ailes membraneuses
- par l'eau (hydrochorie)
  - eaux de ruissellement
  - plantes aquatiques
  - courants marins, cas du cocotier
- par les animaux (zoochorie)
  - après ingestion
  - transport externe, grâce à la présence de crochets ou d'aiguillons
  - par les fourmis (plantes myrmécophiles)

Dormance et longévité des graines

Chez de nombreuses plantes, la germination des graines n'est pas immédiate, et nécessite le passage par une période de repos pendant laquelle la germination est inhibée par divers mécanismes. Cette inhibition ou dormance peut être liée à :
- la présence d'inhibiteurs ;
- la présence de protéines photosensibles ou chromoprotéines ;
- l'imperméabilité des enveloppes à l'eau et/ou à l'oxygène;
- la résistance mécanique des enveloppes. La longévité des graines, ou pouvoir germinatif, est généralement comprise, selon les espèces, entre deux et 10 ans (céréales, épinard, courge). Cette longévité peut atteindre une centaine d'années (cassia), graines dites macrobiontiques. Certaines graines ont une très courte longévité, de quelques jours (peuplier) à quelques semaines (caféier), elles sont dites microbiontiques. Le cas extrême est celui des graines qui germent dans le fruit encore accroché à la plante-mère (Rhizophora, palétuvier) : graines vivipares.

Germination

La germination est le phénomène par lequel l'embryon contenu dans la graine reprend vie et se dévelope grâce aux réserves de la graine.
- Transformations morphologiques
  - germination épigée
  - germination hypogée
  - germination des monocotylédones
- Facteurs de régulation
  - eau
  - température
  - lumière (notamment les radiations rouges captées par le phytochrome)
  - oxygène
- Phénomènes métaboliques
  - respiration
  - mobilisation des réserves Dans les graines des Graminées, l'embryon sécrète des hormones végétales de la famille des gibbérellines qui induisent dans un tissu particulier, la couche à aleurone, la synthèse d'alpha-amylase qui mobilise les réserves contenues dans l'albumen au profit de l'embryon. On parle aussi de germination pour le pollen.

Lien externe


- [http://www.super-grow.biz/Germination.jsp germination des graines (en anglais)] Catégorie:Botanique Catégorie:Morphologie végétale ja:種子 ko:씨 simple:Seed

Fruit

.]] En botanique, le fruit est l'organe végétal protégeant la graine. Caractéristique des Angiospermes, il succède à la fleur par transformation du pistil. La paroi de l'ovaire forme le péricarpe du fruit et l'ovule donne la graine. Dans le langage courant et en cuisine, c'est un aliment végétal, riche en sucre et en vitamines, généralement consommé (frugivore) cru au dessert. Beaucoup de fruits sont comestibles, et ont été améliorés par la culture, mais beaucoup d'autres sont toxiques. Les plus dangereux, notamment pour les jeunes enfants sont ceux qui ressemblent à des baies, souvent de couleurs vives, et pour cela très attirants. Voir Liste des fruits toxiques classés par couleur.

Le fruit en botanique

Formation du fruit

La formation du fruit résulte de la transformation du pistil après la fécondation, ou parfois sans fécondation ; on parle dans ce cas de parthénocarpie. C'est plus précisément la paroi de l'ovaire) (partie du carpelle qui renferme l'ovule) qui devient la paroi du fruit, appelée péricarpe, entourant les graines. L'épiderme externe de cette paroi devient l'épicarpe, le parenchyme devient le mésocarpe, et l'épiderme interne, l'endocarpe. Selon les transformations de cette paroi, on obtient les différents types de fruits énumérés ci-après. Dans certains cas, le fruit peut avoir une origine plus complexe et résulter soit :
- de la transformation d'autres parties de la fleur, notamment le réceptacle floral. On parle dans ce cas de faux-fruit. L'exemple le plus connu de faux-fruit est la fraise.
- soit de la transformation de plusieurs fleurs d'une inflorescence. C'est par exemple le cas du fruit du mûrier, la mûre.

Différents types de fruits

On distingue en botanique :
- Les fruits charnus
  - baie : grain de raisin, tomate, orange, avocat
  - drupe : prune, pêche, olive, « cerise » du caféier
- Les fruits secs :
  - fruits secs déhiscents :
    - follicule : hellébore, pivoine
    - gousse : fruit caractéristique des Fabacées, appelé aussi légume : pois, soja, robinier, luzerne
    - capsule :
      - capsule à déhiscence par fentes (septicide) : colchique, tabac, gentiane
      - capsule loculicide : tulipe, lys, violette
      - silique, à déhiscence paraplacentaire : fruit caractéristique des brassicacées : chou, colza
      - pyxide, à déhiscence circulaire : mouron rouge
      - capsule à déhiscence apicale : œillet, pavot
  - fruits secs indéhiscents :
    - akènes : pissenlit, valériane, fraisier (la fraise est un faux fruit parsemé d'akènes brunâtres)
    - caryopse : fruit caractéristique des Poacées (graminées) : blé, maïs, etc.
    - samare : érable, frêne, orme
    - schizocarpe, composé de plusieurs akènes : carotte, menthe.

Les fruits en cuisine

En cuisine, un fruit, au sens large, est un aliment végétal sucré et est considéré essentiel à l'alimentation en apportant certaines vitamines et des fibres. On y distingue généralement:
- les agrumes : citron, orange, pamplemoussepamplemousse
- les baies : fraise, groseille, raisin
- les fruits à pépins : pomme, poire
- les fruits à noyaux : abricot, cerise, pêche
- les fruits à coque : noisette, noix
- les fruits exotiques: ananas, banane, kiwi, mangue Le concept culinaire de fruit recouvre en grande partie le concept botanique, mais de nombreux fruits botaniques sont considérés en cuisine comme des légumes (aubergine, concombre, haricot, maïs, tomate, olive, avocat…), d'autres encore comme des épices (noix de muscade, poivre, vanille, piment…). Avec les grains des graminées (blé, riz), qui sont d'ailleurs un type de fruit particulier, le caryopse, ils forment une partie essentielle de l'alimentation. A contrario, certains fruits au sens culinaire sont en botanique des faux fruits, qui résultent de l'évolution non de l'ovaire mais d'autres organes, notamment le réceptacle floral : fraise, figue, ananas.

Les fruits et la santé

Au même titre que les légumes, les fruits sont une bénédiction pour notre santé :
- Ils évitent le surpoids. Avec 15 à 25 kcal pour 100 g, les fruits sont peu caloriques, mais sont pourtant légers et rassasiants, grâce aux fibres alimentaires qu'ils contiennent. Ils constituent aussi une mine de vitamines et de sels minéraux. Ils tiennent une place de choix dans tous les menus équilibrés afin de lutter contre la surcharge pondérale et contre l'obésité.
- Ils protègent le cœur et les vaisseaux sanguins. Grâce à leur richesse en antioxydants et en fibres alimentaires, les fruits, comme les légumes, préviennent l'oxydation du cholestérol afin d'empêcher l'apparition de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans de nombreux pays développés.
- Ils fortifient les os, car ils constituent une source non négligeable de calcium, inférieure cependant aux produits laitiers, mais leurs antioxydants (phyto-œstrogènes et potassium) permettent à l'organisme de lutter contre la déminéralisation osseuse et donc contre l'ostéoporose.
- Ils préviennent certaines maladies.
  - Les fruits, comme les légumes, entrent dans les régimes des diabétiques pour leurs glucides lents et leur fibres qui favorisent le contrôle de la glycémie. Le diabète de type gras est l'une des complications de l'obésité, et le nombre de cas a été multiplié par six en quinze ans dans les pays développés.
  - Leurs apports en antioxydants renforcent les défenses immunitaires.
  - Ils ont un effet protecteur contre le cancer en général, mais surtout contre les cancers des voies aérodigestives supérieures, de l'estomac, du poumon, du côlon et du rectum.
    - Depuis trente ans, 350 études menées dans le monde ont porté sur la relation entre la consommation de fruits et de légumes et le risque de cancer. Manger au moins cinq fruits ou légumes différents par jour permet de diminuer de 50 % les risques de cancer, ceci grâce à l'ensemble des composants protecteurs qu'ils contiennent et qui agissent en synergie : fibres alimentaires, vitamines, sels minéraux, polyphénols et autres micro-nutriments.

Voir aussi


- Liste de fruits
- Arbre fruitier
- Liste des fruits toxiques Catégorie:Botanique Catégorie:Fruit alimentaire ja:果物 simple:Fruit zh-cn:水果 zh-tw:水果/繁

Semence

La semence peut prendre diverses significations :
- En botanique, une semence est un organe ou partie d'organe d'un végétal qui se sème (graines, noyaux, pépins).
- Par extension, la semence désigne le liquide séminal, le sperme.
- La semence est également un ensemble de très petits diamants ou perles.
- En technique, une semence est un clou à tête large et à tige courte surtout utilisé par les tapissiers-garnisseurs

Fruit

.]] En botanique, le fruit est l'organe végétal protégeant la graine. Caractéristique des Angiospermes, il succède à la fleur par transformation du pistil. La paroi de l'ovaire forme le péricarpe du fruit et l'ovule donne la graine. Dans le langage courant et en cuisine, c'est un aliment végétal, riche en sucre et en vitamines, généralement consommé (frugivore) cru au dessert. Beaucoup de fruits sont comestibles, et ont été améliorés par la culture, mais beaucoup d'autres sont toxiques. Les plus dangereux, notamment pour les jeunes enfants sont ceux qui ressemblent à des baies, souvent de couleurs vives, et pour cela très attirants. Voir Liste des fruits toxiques classés par couleur.

Le fruit en botanique

Formation du fruit

La formation du fruit résulte de la transformation du pistil après la fécondation, ou parfois sans fécondation ; on parle dans ce cas de parthénocarpie. C'est plus précisément la paroi de l'ovaire) (partie du carpelle qui renferme l'ovule) qui devient la paroi du fruit, appelée péricarpe, entourant les graines. L'épiderme externe de cette paroi devient l'épicarpe, le parenchyme devient le mésocarpe, et l'épiderme interne, l'endocarpe. Selon les transformations de cette paroi, on obtient les différents types de fruits énumérés ci-après. Dans certains cas, le fruit peut avoir une origine plus complexe et résulter soit :
- de la transformation d'autres parties de la fleur, notamment le réceptacle floral. On parle dans ce cas de faux-fruit. L'exemple le plus connu de faux-fruit est la fraise.
- soit de la transformation de plusieurs fleurs d'une inflorescence. C'est par exemple le cas du fruit du mûrier, la mûre.

Différents types de fruits

On distingue en botanique :
- Les fruits charnus
  - baie : grain de raisin, tomate, orange, avocat
  - drupe : prune, pêche, olive, « cerise » du caféier
- Les fruits secs :
  - fruits secs déhiscents :
    - follicule : hellébore, pivoine
    - gousse : fruit caractéristique des Fabacées, appelé aussi légume : pois, soja, robinier, luzerne
    - capsule :
      - capsule à déhiscence par fentes (septicide) : colchique, tabac, gentiane
      - capsule loculicide : tulipe, lys, violette
      - silique, à déhiscence paraplacentaire : fruit caractéristique des brassicacées : chou, colza
      - pyxide, à déhiscence circulaire : mouron rouge
      - capsule à déhiscence apicale : œillet, pavot
  - fruits secs indéhiscents :
    - akènes : pissenlit, valériane, fraisier (la fraise est un faux fruit parsemé d'akènes brunâtres)
    - caryopse : fruit caractéristique des Poacées (graminées) : blé, maïs, etc.
    - samare : érable, frêne, orme
    - schizocarpe, composé de plusieurs akènes : carotte, menthe.

Les fruits en cuisine

En cuisine, un fruit, au sens large, est un aliment végétal sucré et est considéré essentiel à l'alimentation en apportant certaines vitamines et des fibres. On y distingue généralement:
- les agrumes : citron, orange, pamplemoussepamplemousse
- les baies : fraise, groseille, raisin
- les fruits à pépins : pomme, poire
- les fruits à noyaux : abricot, cerise, pêche
- les fruits à coque : noisette, noix
- les fruits exotiques: ananas, banane, kiwi, mangue Le concept culinaire de fruit recouvre en grande partie le concept botanique, mais de nombreux fruits botaniques sont considérés en cuisine comme des légumes (aubergine, concombre, haricot, maïs, tomate, olive, avocat…), d'autres encore comme des épices (noix de muscade, poivre, vanille, piment…). Avec les grains des graminées (blé, riz), qui sont d'ailleurs un type de fruit particulier, le caryopse, ils forment une partie essentielle de l'alimentation. A contrario, certains fruits au sens culinaire sont en botanique des faux fruits, qui résultent de l'évolution non de l'ovaire mais d'autres organes, notamment le réceptacle floral : fraise, figue, ananas.

Les fruits et la santé

Au même titre que les légumes, les fruits sont une bénédiction pour notre santé :
- Ils évitent le surpoids. Avec 15 à 25 kcal pour 100 g, les fruits sont peu caloriques, mais sont pourtant légers et rassasiants, grâce aux fibres alimentaires qu'ils contiennent. Ils constituent aussi une mine de vitamines et de sels minéraux. Ils tiennent une place de choix dans tous les menus équilibrés afin de lutter contre la surcharge pondérale et contre l'obésité.
- Ils protègent le cœur et les vaisseaux sanguins. Grâce à leur richesse en antioxydants et en fibres alimentaires, les fruits, comme les légumes, préviennent l'oxydation du cholestérol afin d'empêcher l'apparition de maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans de nombreux pays développés.
- Ils fortifient les os, car ils constituent une source non négligeable de calcium, inférieure cependant aux produits laitiers, mais leurs antioxydants (phyto-œstrogènes et potassium) permettent à l'organisme de lutter contre la déminéralisation osseuse et donc contre l'ostéoporose.
- Ils préviennent certaines maladies.
  - Les fruits, comme les légumes, entrent dans les régimes des diabétiques pour leurs glucides lents et leur fibres qui favorisent le contrôle de la glycémie. Le diabète de type gras est l'une des complications de l'obésité, et le nombre de cas a été multiplié par six en quinze ans dans les pays développés.
  - Leurs apports en antioxydants renforcent les défenses immunitaires.
  - Ils ont un effet protecteur contre le cancer en général, mais surtout contre les cancers des voies aérodigestives supérieures, de l'estomac, du poumon, du côlon et du rectum.
    - Depuis trente ans, 350 études menées dans le monde ont porté sur la relation entre la consommation de fruits et de légumes et le risque de cancer. Manger au moins cinq fruits ou légumes différents par jour permet de diminuer de 50 % les risques de cancer, ceci grâce à l'ensemble des composants protecteurs qu'ils contiennent et qui agissent en synergie : fibres alimentaires, vitamines, sels minéraux, polyphénols et autres micro-nutriments.

Voir aussi


- Liste de fruits
- Arbre fruitier
- Liste des fruits toxiques Catégorie:Botanique Catégorie:Fruit alimentaire ja:果物 simple:Fruit zh-cn:水果 zh-tw:水果/繁

Plante aromatique

Catégorie:Plante condimentaire Les plantes aromatiques désignent un ensemble de plantes utilisées en cuisine et en médecine douce pour les arômes qu'elles dégagent, et leurs huiles essentielles que l'on peut extraire. Liste des plantes arômatiques :
- Thym
- Romarin
- Lavande
- Fenouil
- Anis vert
- Anis étoilé
- Badiane
- Eucalyptus Voir aussi Phytothérapie

Céramique

Premier « art du feu » à apparaître (avant la métallurgie puis le travail du verre), la céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre qui ont subi au cours d’une cuisson plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible.

Généralités

Le mot céramique provient du grec ancien κέραμος / kéramos, qui signifie « terre à potier », « argile ». Il a donné son nom à un quartier d'Athènes, le Céramique. On peut distinguer trois branches de la céramique :
- la céramique utilitaire, principalement la poterie, la plus ancienne des formes de céramique (elle est antérieure au travail des métaux) qui utilise les terres argileuses comme matériau de base ;
- la céramique d'art qui a dérivé de la précédente, et délaisse la fonction utilitaire pour se centrer sur le sens mystique ou sur l'esthétique ;
- la céramique industrielle, particulièrement développée au et qui utilise des matériaux à base d'oxydes, de carbures, de nitrures, etc. Un matériau céramique est solide à température ambiante et n'est ni métallique, ni organique. Les objets en céramique sont réalisés par solidification à haute température d'une pâte humide plastique, ou agglutination par chauffage d'une poudre sèche préalablement comprimée, sans passer par une phase liquide ; par extension, on désigne sous le terme « céramique » les objets eux-mêmes ainsi fabriqués.

Histoire de la céramique

Préhistoire

L'art céramique apparaît en Extrême-Orient vers le , au Proche-Orient au , et en Occident au

Asie et Extrême-Orient

L'histoire de la céramique chinoise est la plus riche du monde. Dès le , celles-ci étaient déjà très élaborées et la température de cuisson pouvait atteindre 1300 °C. Au , les porcelaines chinoises atteignent la perfection et permettent à la Chine de devenir le premier pays exportateur de céramique au Monde, place qu'elle conserve jusqu'au .

Europe et Proche-Orient

Chine D'abord basée sur du modelage, la technique de travail évolue pendant l'Antiquité avec l'invention du tour, sans doute originaire du Proche-Orient. Elle permet la production rapide de nombreux récipients. En Europe, la pose de vernis noir à base d'oxydes métalliques permet aux grecs antiques d'améliorer les techniques de décor. La technique est reprise dans le monde romain puis gallo-romain, notamment avec la technique de la terra sigillata dont un des centres principaux de production est le site de La Gaufresenque. :Voir aussi : Typologie de la céramique grecque et romaine Mais c'est la découverte du décor vitrifié (à base d'eau, de silice et de colorants), déjà employée dans l’Empire byzantin et en terre d’Islam, qui permet au le développement de la poterie vernissée. La technique de la terre vernissée arrive à son apogée en France entre le et le , notamment avec les travaux sur l'émail de Bernard Palissy. L'Espagne subit aussi l'influence artistique des Arabes et un art hispano-mauresque se développe vers la même période. Les techniques empruntées aux potiers Ottomans et Arabes permettent aussi aux italiens de découvrir le sgraffiato et les majoliques. Le décor à istoriato apparaît à Florence et à Faenza au et la faïence est fréquemment utilisée. La technique de la porcelaine est redécouverte et affinée, mais s'interrompt au début du . :Voir aussi : Art de la céramique en terre d'Islam. À partir du , l'art des potiers italiens se répand. Au , l'Europe subit deux influences: l’une italienne à Nevers, l’autre chinoise à Delft. La faïence française du , avec des décors cuits à température de petit feu, se développe avec des centres de production comme Marseille, Strasbourg, Niderviller. Le secret de fabrication de la porcelaine est réétudié. En 1709, un alchimiste allemand de Dresde, Böttger, découvre la recette de la porcelaine dure, alors que les principaux centres de production européens (Rouen, Saint Cloud, Chantilly, Vincennes et Sèvres) utilisaient une porcelaine tendre. Dès lors la fabrication devient intense, variée et abondante. La manufacture de Sèvres devient manufacture nationale en France. Au , ses collections sont alimentées par son directeur, Alexandre Brongniart.

Epoque moderne

Alexandre Brongniart]] L'industrialisation croissante à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle modifie le rapport à la céramique. La généralisation de procédés de fabrication pour la production de masse, et les nouveaux moyens de transport (notamment le chemin de fer), signent l'arrêt de la pièce unique artisanale aux profit des arts appliqués. Les ateliers se transforment en fabriques et la petite industrie se développe dans des centres comme Limoges ou Vallauris. Au début du XXe siècle, l'art nouveau fait rentrer l'art — et en particulier la céramique — dans la majorité des foyers. Il est prolongé après la Première Guerre mondiale par l'art déco et les recherches sur le design. Mais la crise économique de 1929 et l'arrivée de matériaux comme la fonte, l'aluminium ou l'inox vont amener à un désintérêt de la céramique utilitaire. L'apparition après la Seconde Guerre mondiale des matières plastiques va aggraver la situation des artisans et des petites fabriques. En parallèle, l'évolution de la chimie et de l'étude des matériaux va aussi permettre la création de nouveaux matériaux céramiques pour des applications industrielles: aussi appelée néocéramique, c'est la céramique industrielle. Face à cette désaffection de l'artisanat utilitaire, un nouveau courant artistique apparaît dans l'immédiat après-guerre: la céramique contemporaine naît des échanges entre artistes, souvent des peintres venus à la céramique. Les techniques de céramique orientales, notamment celles de Chine et du Japon — par l'intermédiaire de l'anglais Bernard Leach — sont popularisées. En France, des villages de potiers revivent. C'est le cas de La Borne sous l'impulsion de Jean et Jacqueline Lerat et leurs travaux sur le grès. Vallauris vit une véritable renaissance avec l'arrivée de nombreux artistes, suivis rapidement par une star: Picasso. Aux États-Unis, la technique des cuissons rapides, notamment celle du raku japonais, est réappropriée par des artistes comme Paul Soldner. Sa simplicité apparente conjuguée à la vague des rencontres professionnelles de potiers, ou workshops, permet une large démocratisation de l'art céramique à partir des années soixante-dix en Amérique, puis de 1981 en Europe.
-
ms:Seramik ja:セラミックス

Domestication

Catégorie:Biologie En biologie et en écologie, une espèce domestiquée ou cultivée est une espèce dont le processus d'évolution naturelle a été influencé par l'homme pour répondre à ses besoins. Exemple : le maïs

Récolte

La récolte permet de separer les graines des parties aériennes ou souterraines des plantes cultivées. s(œuvre de William Bouguereau - )]]

Remède

Un médicament est une substance ou une composition possédant des propriétés curatives ou préventives, le plus souvent destinées à guérir, à soulager ou à prévenir des maladies humaines ou animales. La notion de médicament est précisément définie en France par l'article L5111-1 du Code de la Santé Publique : On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que tout produit pouvant être administré à l'homme ou à l'animal, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques. Sont notamment considérés comme des médicaments les produits diététiques qui renferment dans leur composition des substances chimiques ou biologiques ne constituant pas elles-mêmes des aliments, mais dont la présence confère à ces produits, soit des propriétés spéciales recherchées en thérapeutique diététique, soit des propriétés de repas d'épreuve. Les produits utilisés pour la désinfection des locaux et pour la prothèse dentaire ne sont pas considérés comme des médicaments.

Principe actif et excipient

Le médicament est composé de deux sortes de substances :
- le principe actif est constitué par la ou les molécules qui vont avoir un effet thérapeutique,
- les excipients sont des substances auxiliaires, théoriquement inertes sur le plan thérapeutique, qui permettent de présenter le principe actif sous une forme déterminée et de moduler la vitesse de sa libération en fonction du temps après administration du médicament sous cette forme ; par exemple, l'eau et le saccharose sont les deux excipients constituant le sirop simple - le ou les amidon(s) sont des agents de délitement des comprimés. Ces excipients ne sont pas toujours exempts d'effets : certains sont connus pour être à l'origine d'allergies ou de réactions d'intolérance chez certains patients. On parle alors d'excipient à effet notoire. Ainsi, un même principe actif peut être présenté sous différentes formes galéniques (les formes d'administration) : comprimés, gélules, suppositoires ... et à des doses différentes. Une spécialité pharmaceutique est un médicament préparé à l'avance, et distribué par un laboratoire pharmaceutique sous un conditionnement spécifique. Son nom peut correspondre à un nom de marque générique ou à un princeps. Deux spécialités contenant la même quantité de principe actif sont dits bioéquivalents si, pour un même individu, leurs effets thérapeutiques sont équivalents. De plus en plus, on emploie également la DCI (ou « dénomination commune internationale ») qui correspond au nom d'usage de la molécule active.

Administration du médicament

Le médicament peut s'administrer :
- de manière globale (systémique): le principe actif passe dans le sang et est transporté partout dans l'organisme, afin d'atteindre sa cible :
  - administration orale dite per os : comprimé, sirop, gélule, solution buvable
  - suppositoire
  - timbre (à travers la peau) : par exemple pour lutter contre l'envie de fumer
  - L'administration faite au moyen d'une injection est appelée voie parentérale. Elle peut être
    - intraveineuse, directe (seringue) ou par une perfusion, la veine pouvant être superficielle, habituellement au bras (voie veineuse périphérique) ou profonde (voie veineuse centrale), le plus souvent au niveau du cou (veine jugulaire) ou sous la clavicule (veine sous clavière)
    - sous-cutanée : sous la peau, fréquemment au niveau du ventre ou des cuisses
    - intradermique : dans le derme
    - intramusculaire : dans un muscle
- de manière locale (topique): le principe actif est amené directement à l'endroit où il doit agir :
  - pommade, crème dermique, etc. (action cutanée ou sous-cutanée)
  - aérosol (voies aériennes)
  - collyre (yeux)

Développement des médicaments

Pour une utilisation en santé humaine, de la mise au point d'une nouvelle molécule à l'autorisation de mise sur le marché, généralement 10 ans se sont écoulés. on peut décrire le développement selon les étapes suivantes:
- recherche d'une molécule candidate au statut de médicament selon plusieurs méthodes : modélisation informatique, criblage (screening), observation de médecines traditionnelles, étude des caractéristiques de plantes ou substances naturelles, et parfois le hasard.
- Les molécules candidates sont alors brevetées pour une durée de 20 ans.
- étude de l'effet de la molécule in vitro (sur des micro-organismes en culture ou des récepteurs biologiques) puis in vivo sur l'animal.
- recherche d'une forme galénique adaptée. On cherche tant que possible à obtenir une forme orale stable, celle ci étant la plus simple pour le patient.
- Études cliniques sur l'humain:
  - phase 1: tests sur volontaires sains. On recherche la cinétique de la molécule (c'est à dire la vitesse de passage dans le sang, d'élimination par l'organisme etc.)
  - phase 2: tests d'efficacité sur patient malade. On établit la posologie. C'est lors de ces tests que l'on trouve la majorité des effets secondaires.
  - Phase 3: le médicament est comparé à un placebo ou à un médicament existant. Les tests peuvent être randomisés (distribution aléatoire des lots selon patients) et en double aveugle (ni le patient, ni le médecin ne savent si c'est médicament ou le placebo).
- les données cliniques et pharmaceutiques sont compilées en un dossier afin de déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM), pouvant mener à la commercialisation du médicament. Au bout d'un certain nombre d'années, le brevet de la molécule tombe dans le domaine public, et ainsi ouvre la possibilité de médicaments génériques.

Effets secondaires

Le profil de risque est surtout lié à la relation entre les effets secondaires et la maladie soignée. On prend en compte le rapport bénéfice/risque: ainsi des effets secondaires sévères seront indéniablement mieux acceptés pour échapper à un cancer que pour éviter la douleur ou l'obésité. Plusieurs grandes entreprises pharmaceutiques ont créé, il y a quelques années, des départements «bénéfice-risque» chargés d'interrompre les recherches sur des médicaments dont les effets secondaires sont jugés trop importants.

Catégories thérapeutiques

Voir l'article détaillé : Catégories de médicaments Parmi les médicaments on trouve ces domaines :
- les anesthésiants ;
- les antalgiques, agissant contre la douleur 
- les antibiotiques, ayant une activité bactériostatique et bactéricide ;
- les antidépresseurs, qui stabilisent l'humeur (voir psychotrope)
- les anti-diurétiques, qui diminuent la sécrétion d'urine (diurèse) ;
- les anti-inflammatoires agissant contre l'inflammation ;
- les antihistaminiques agissant contre l'allergie ;
- les antipyrétiques agissant contre la fièvre ;
- les antiviraux agissant contre les virus ;
- les anti-rétroviraux agissant contre les rétrovirus ;
- les anxiolytiques, qui réduisent l'anxiété (voir psychotrope)
- les bronchodilatateurs, qui font se dilater les bronches ;
- les diurétiques, qui stimulent la sécrétion d'urine (diurèse) ;
- les laxatifs, qui stimulent la défécation ;
- les psychotropes, pour le traitement des maladies psychiatriques (dont neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, etc.) ;
- les sédatifs (calmants), qui diminuent l'activité d'un organe ;
- les vasopresseurs, qui font monter la pression artérielle ;
- etc.

Prescription, distribution

Les médicaments sont prescrits par les médecins à leurs patients qui vont les acheter chez leur pharmacien. Certains médicaments peuvent être achetés sans ordonnance (on parle d'auto-médication) ; en France, lorsqu'un médicament est acheté sans être prescrit, il n'est pas remboursé par l'assurance maladie. Dans la plupart des pays, le médicament doit avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour être vendu. Les organismes de régulation de la santé dressent des listes de médicaments en fonction des risques que représentent leur prise ; par exemple, en France, il existe plusieurs listes de médicaments vénéneux, qui ne peuvent être acquis que sur ordonnance :
- liste I : médicaments dangereux ;
- liste II : médicaments potentiellement dangereux, moins toxiques que ceux de la liste I ;
- stupéfiants : substance psychotrope capable de provoquer une dépendance et des effets délétères sur la santé psychique et physique ;
- médicaments d'exception : médicaments particulièrement onéreux, ils doivent faire l'objet d'un suivi spécifique et de justifications médicales pour la prise en charge ;
- médicaments à prescription restreinte :
  - ceux qui sont réservés à l'usage hospitalier ;
  - ceux qui ne peuvent être prescrits que par un médecin hospitalier ;
  - ceux nécessitant une surveillance spécifique et une prescription par un médecin spécialisé ;
- médicaments restreints et d'exception.

Quelques définitions


- Posologie : c'est la dose usuelle du médicament. Elle dépend de la maladie, de l'âge du patient, de son poids et de certains facteurs propres : fonction rénale, fonction hépatique. Elle ne doit naturellement être en aucun cas modifiée sans un avis médical ou éventuellement du pharmacien.
- Pharmacocinétique : c'est la vitesse à laquelle la molécule active du médicament va être absorbée, transformée, puis éliminée de l'organisme. Elle conditionne la méthode de prise: orale (par la bouche), intraveineuse ..., le nombre quotidien de prises, leur horaire, la dose journalière.
- Indication : ce sont la, ou les maladies pour lesquelles le médicament est utilisé.
- Contre-indication : ce sont la, ou les situations, où la prise du médicament peut se révéler dangereuses. Ce dernier ne doit par conséquent pas être donné. On distingue les contre-indications relatives où dans certains cas, le rapport bénéfice-risque de la prise de la molécule reste acceptable, et les contre-indications absolues où le médicament ne doit pas être pris, queque soit le bénéfice escompté.

Voir aussi


- Alicament
- Chimiothérapie
- Bithérapie
- Trithérapie
- Médicament générique
- Médicament sous ordonnance
- Médicaments et grossesse
- Liste de médicaments retirés du marché
- les