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Archéologie Sous-marine

Archéologie sous-marine

L'archéologie sous-marine révèle des structures fossilisées dans des conditions idéales de préservation. Le navire échoué (sauf s'il a été pillé par des plongeurs clandestins) nous livre sa cargaison intacte. Aucune autre source documentaire ne permet ainsi de reconstituer les courants d'échanges de l'Antiquité, ou des périodes plus récentes. Chaque épave est un moment d'histoire échoué au fond des mers. Le but de l'archéologie subaquatique est d'inventorier, et d'identifier, en fouille, les sites à caractère préhistorique ou historique. Généralement, les fouilles sont précédées par un sondage qui permet de mesurer l'importance du site, et d'en identifier les données principales.

Exemples

SSRepublic

Le SSRepublic est un bateau américain à vapeur, avec deux roues à aube, qui a sombré en 1865 à la suite d'une tempête, dans l'océan Atlantique, au large de la Géorgie. Sur les 92 passagers, 25 sont morts noyés. D'abord appelé SSTennessee, le navire a servi pendant la guerre de Sécession, puis a été rendu à des services civils. En 1865, il relie New York à la Nouvelle-Orléans avec une cargaison de pièces d'or estimée à 400 000 $ de l'époque. Grâce à l'engin téléguidé Zeus embarqué sur le navire de recherche Odyssey, le SSRepublic a été identifié à 160 Km au sud-est de Savannah. Des pièces d'or de 10 et 20 $ ont été remontées à la surface ; une seule de ces pièces en bon état peut valoir jusqu'à 450 000 $ aujourd'hui. Plus de 50 000 pièces de 50 cents en argent ont été retrouvées, dont certaines étaient frappées à La Nouvelle Orléans (une telle pièce vaut 100 000 $ aujourd'hui).

Articles connexes


- Fédération française d'études et de sports sous-marins
- Jean-Yves Empereur

bibliographie générale


- Fernand Benoît, Fouilles sous-marines: l'Epave du Grand Congloué à Marseille, supplement Gallia 14 (1961)
- Honor Frost, Under the Mediterranean: Marine Antiquities (1963)
- George F. Bass, Archaeology under water (1966)
- George F. Bass, A history of seafaring based on the Underwater Archaeology (London 1972)
- Peter Trockmorton, Marine Archaeology (1977)
- Piero Alfredo Gianfrotta, Patrice Pomey, Archeologia Subacquea, Storia, tecniche, scoperte e relitti (1981)
- Jean Yves Blodt, Underwater archaeology (1999)
- Fabio Maniscalco, Mare Nostrum. Fondamenti di archeologia subacquea (1999)
- Fabio Maniscalco (editor),Protection, conservation and valorization of underwater cultural patrimony, 2004.

Liens

Le Commerce Maritime et les bateaux marchands du monde grec par Derek Irwin http://gmsbc.blogspot.com
- [http://www.abc.se/~pa/mar/francais.htm L'archéologie sous-marine nordique]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/ Site officiel du Ministère de la Culture sur l'archéologie sous-marine]
- [http://www.cmas2000.org/ Site officiel de la Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques]
- [http://www.ffessm.fr/activite.cfm?activite=archeologie L'archéologie Subaquatique au sein de la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins]
- [http://www.archeonavale.org Site du Groupe de Recherche en Archéologie Navale (GRAN)] Méthode:
- [http://www.abc.se/~pa/mar/sidescan.htm sonar à bande latérale] Catégorie:Archéologie

Fossile

Un fossile est la trace d'un organisme ayant vécu aux cours des temps géologiques, conservée dans une roche. Suivant les espèces et les périodes, les fossiles peuvent être de différentes qualités et plus ou moins abondants. Le processus de fossilisation est exceptionnel, et les témoignages que nous apportent les fossiles sur plus de trois milliards d'années d'évolution de la vie sur Terre sont encore lacunaires et le resteront certainement.

La fossilisation

La fossilisation des êtres vivants est en général un processus de minéralisation (de remplacement des tissus vivants par des substances minérales). Dans des cas plutôt rares, on peut avoir une conservation de la matière organique (mammouth dans le permafrost, momification dans du bitume, inclusion dans de l'ambre). Dans d'autre cas, ce ne sont que des traces d'activité biologique qui sont conservées (paléoichnologie). paléoichnologie, États-Unis]] De tout temps, les fossiles ont intrigué les hommes qui, suivant les époques, leur ont donné différentes significations: talismans, restes de géants, objets maléfiques, animaux disparus lors du déluge. Ce n'est qu'au , avec les travaux de Charles Lyell, de Jean-Baptiste de Lamarck puis de Charles Darwin et les théories de l'évolution, puis de la théorie de la tectonique des plaques, formulée par Alfred Wegener en 1915, que se met en place le cadre théorique moderne dans lequel sont étudiés les fossiles. Pour le grand public, les fossiles sont surtout connus grâce à quelques familles caractéristiques comme les ammonites, sortes de céphalopodes marins, les trilobites de la famille des arthropodes, les oursins... ou enfin les végétaux fossiles conservés dans le charbon (fougères, prêles...)

Les Lagerstätten

Certains sites fossilifères d'une qualité exceptionnelle comme le calcaire lithographique de Solnhofen en Bavière portent le nom de Lagerstätten. Celui-ci détient par exemple un des magnifiques exemples dArchéoptéryx. Ces gisements fossilifères sont tellement rares qu'à chacune de ces découvertes ou redécouvertes, ils ont bouleversé la vision de la progression de la vie.

Voir aussi

Articles connexes


- fossile statigraphique

Liens externes


- [http://ndemassieux.aginux.com/ Paléontologie :: eocène parisien - miocène du sud-ouest]
- [http://prehist.free.fr/fossile Fossiles du sud de la France]
- [http://www.geopolis-fr.com/art29-fossiles-paleontologie.html La paléontologie et les fossiles]
-
catégorie:paléontologie ja:化石 ko:화석 simple:Fossil th:ซากดึกดำบรรพ์


Géorgie (État)


La Géorgie est un État du sud-est des États-Unis, bordé à l'ouest par l'Alabama, au nord par le Tennessee et la Caroline du Nord, à l'est par la Caroline du Sud et l'océan Atlantique et au sud par la Floride.

Histoire

Article détaillé : Drapeaux de Georgie Drapeaux de Georgie

Géographie

D'une surface de 152 577 km², la Géorgie est peuplée de 8 186 453 habitants (2000). La capitale de la Géorgie est Atlanta. Le nord de l'état est occupé par la chaîne des Appalaches.

Principales villes


- Atlanta
- Augusta
- Columbus
- Savannah

Subdivisions

La Géorgie est divisée en 159 comtés.
Voir la liste des comtés de l'État de Géorgie

Politique

Jusqu'en 2003, la Géorgie était politiquement dominée par le Parti démocrate. Etat du sud, la Géorgie a vécu un régime de parti unique pendant une centaine d'années comme beaucoup des anciens états du sud. Les électeurs blancs percevaient alors le Parti républicain comme la parti des Yankees, un parti étranger aux valeurs sudistes dont la victoire aux élections de 1860 avait conduit le pays à la guerre de sécession, à l'abolition de l'esclavage et à la défaite du sud. Les démocrates du sud, ségrégationnistes et/ou populistes étaient alors appelés « Southern Democrats » (ou encore Dixiecrats pour les plus conservateurs) et se différenciaient du Parti démocrate national au programme plus modéré. De 1872 à 2002, pendant 130 ans, les électeurs de l'état de Géorgie n'ont ainsi élu que des gouverneurs démocrates et une majorité démocrate à l'assemblée de Géorgie. Les lois sur les droits civiques dans les années 60 ont commencé à entamer cette prépondérance démocrate qui aboutit aux premières victoires présidentielles des candidats républicains (Richard Nixon en 1972, Ronald Reagan en 1984, George W. Bush en 2000 et 2004) puis au triomphe républicain des élections de novembre 2002. Le gouverneur de l'état, élu pour 4 ans, est aujourd'hui le républicain Sonny Perdue, 1er gouverneur républicain de Géorgie depuis 1872. Le Lieutenant-Gouverneur, élu pour 4 ans, est le démocrate Mark Taylor. L'assemblée générale de Georgie est composée d'un sénat (56 membres élus pour 2 ans) et d'une chambre des représentants (180 membres élus pour 2 ans), lesquels sont dominés depuis 2002 par les républicains. Au niveau fédéral, les deux sénateurs sont pour la première fois tous deux républicains: Saxby Chambliss (élu en 2002 contre le sortant démocrate, Max Cleland) et Johnny Isakson (élu en 2004, soutenu par le sortant démocrate, Zell Miller). Les 13 élus de l'état à la chambre fédérale des représentants sont 7 républicains et 6 démocrates.

Culture

Sport


- Atlanta Hawks (NBA)
- Thrashers d'Atlanta (LNH)

Voir aussi

Liens externes


- [http://www.georgia.gov Site officiel de l'État de la Géorgie]
- [http://www.georgia.org/tourism/ Site officiel touristique de la Géorgie]
-
ja:ジョージア州 ko:조지아 주 simple:Georgia (U.S. state)

Guerre de Sécession

Catégorie:Histoire contemporaine Sécession catégorie:Guerre de Sécession catégorie:Guerre de Sécession

Origines de la guerre de Sécession

La guerre de Sécession, en ang. American Civil War (la guerre Civile américaine) puise ses racines profondément dans l'histoire des États-Unis, née d'une opposition entre le Nord et le Sud qui remonte à l'époque de la naissance de ce jeune pays. Après la guerre d'indépendance, les États-Unis forment un État faible sous les articles de la Confédération, une ébauche de constitution qui malgré son avant-gardisme pour l'époque, se retrouve très vite insuffisante, elle est incapable notamment d'imposer des taxes ou de contrôler le commerce entre les États de l'Union. Elle n'est qu'une « alliance » entre les 13 états fondateurs, écrite rapidement pour parer au plus pressant, s'unir contre la métropole Britannique. Mais en 1787, la question de l'inefficacité du gouvernement se pose de nouveau lors d'une dispute de frontière entre la Virginie et le Maryland. Une convention est alors appelée pour amender la constitution. Cette convention fera bien plus que la simple tâche qui lui a été demandée, puisqu'elle écrira une nouvelle constitution, celle qui deviendra la Constitution des États-Unis d'Amérique. Il reste qu'il faut que cette constitution soit ratifiée, et cela par 9 des 13 États alors membres. Une clause avait été prévue pour abolir l'esclavage et garantir à tout citoyen américain les mêmes droits, mais devant la réticence de plus en plus forte des États du Sud, déjà fortement intéressés dans la question, elle fut abandonnée. Devant le besoin de faire ratifier la nouvelle constitution, qui bouleversait les relations entre les états et le gouvernement fédéral, renversant les rapports de force, et passant d'une union d'États à un État d'union, la convention abandonne certains de ses amendements réformistes en vue de favoriser la signature d'une constitution impopulaire dans les États, et cela spécifiquement dans les états du Sud par tradition plus indépendantistes et plus enclins à refuser de se mettre sous tutelle d'un gouvernement fédéral. Et c'est ainsi que l'abolition de l'esclavage, pour conserver l'Union, est abandonnée, créant un vide qui rattrapera très vite les États-Unis. Il faut savoir que dans les États du Nord, l’esclavage avait été aboli pour créer une main d’œuvre mobile, disponible et à bon marché. Le Nord était protectionniste, tourné vers son marché intérieur et animé par l’égalitarisme. Le Sud était quant à lui libre-échangiste, orienté vers l’Europe pour ses exportations de matiéres premières (coton, textile), mû par un esprit de tradition. La confrontation était inévitable. Les crispations entre les 2 philosophies économies commencèrent dès 1832. Cette année là, le congrès fédéral (dominé par le Nord) imposa unilatéralement un nouveau tarif douanier, qui menaçait selon la Caroline du Sud tous les équilibres fondamentaux de son économie. En novembre 1860, l'élection du candidat républicain Abraham Lincoln - élu avec seulement 39,8% des voix - est vécu par les Etats du Sud comme une véritable déclaration de guerre qui les amenèrent à faire sécession de l'Union, et à ainsi former les États Confédérés d'Amérique. Nobostant les nombreuses menaces de mort qu'il reçut, un complot pour assasiner le nouveau président avant son investiture fut déjoué dans le 23 février 1861 à Baltimore. Les États confédérés d'Amérique, regroupaient la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le Nord voulait des droits de douane pour protéger son industrie naissante et des clients, ce qui s'opposait fondamentalement à l'agriculture basée sur le coton et son esclavage des états du Sud. Le choix des nouveaux États et territoires de l'Ouest devenait une question fondamentale. Les États de l'Ouest devenaient un enjeu pour le Sud espérant trouver dans l'Ouest un soutien pour le maintien de l'esclavage. Le Nord voulait au moins stopper toute propagation de l'esclavage dans d'autres états. La guerre de Sécession allait éclater.

Déroulement de la guerre

Baltimore La guerre de Sécession fut declenchée par une attaque des forces sudistes sur Fort Sumter tenue par des unitées resté fidéles au gouvernement fédéral . L'US Army, qui en 1860 n'avait que 16 367 hommes, avait commencé à mobiliser et à décupler ses effectifs, la conscription n'existant pas au début de ces évenements et une partie de ses officiers prenant le parti de la Confédération. Le commandement militaire des États-Unis était médiocre au départ, comparé à celui des généraux confédérés, en particulier Robert E. Lee. Mais le gouvernement de l'Union (le Nord) réussit à envahir les États du Sud, et à défaire l'armée confédérée, grâce à un avantage écrasant en matériel et en nombre de soldats, et grâce à l'apparition progressive de généraux habiles comme Ulysses S. Grant et William T. Sherman. Les destructions opérées durant la guerre par l'Union victorieuse, suivies par des politiques d'exploitation économique, notamment par les carpetbaggers(immigrants économiques venant du Nord, voyageant avec un sac de voyage en toile à tapis) associés aux scalawags, natifs du Sud collaborant avec le nouveau pouvoir (et perçus comme des brebis galeuses), causèrent une amertume tenace parmi les anciens confédérés et leur descendance envers le gouvernement fédéral. Cet échec à apaiser cette partie du pays contribua à ses difficultées persistantes pendant plusieurs décennies à faire appliquer les droits civiques des anciens esclaves afro-américains dans le Sud et un exode massif vers le Nord face à des organisations terroristes telles que le Ku Klux Klan.

Événements importants à l'origine de la guerre


- Compromis du Missouri en 1820
- Compromis de 1850
- Acte Kansas-Nebraska de 1854
- Création du Parti républicain en 1854 opposé à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires, et reprenant les idéaux de l'ancien parti Whig.
- Élection du républicain Abraham Lincoln à la présidence de l'Union en 1860.

Chronologie des Sécessions


- 1860
  - 24 décembre Sécession de la Caroline du Sud
- 1861
  - 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
  - 9 janvier : Sécession du Mississippi.
  - 10 janvier : Sécession de la Floride.
  - 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
  - 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
  - 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
  - 1 février : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
  - 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
  - 11 mars : Les sept premiers États Confédérés adoptent leur constitution.
  - 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États Confédérés, et contre la guerre.
  - 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
  - 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
  - 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord.
  - 23 mai : le référendum de Virginie décide la sécession.
  - 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.

Ressources et stratégies militaires

Forces en présences et mobilisation

Effectifs des armées : L'armée réguliére des États-Unis en 1860 était composée 16.637 militaires d'active; En 1876, ses effectifs étaient de 27.442 hommes. Ces chiffres représentent le total des effectifs, parfois l'absentéisme atteignait 35 % dans les rangs de l'Union et plus de 50 % dans ceux de la Confédération. Les démocrates américains rèpugnaient à autoriser la conscription en temps de paix. La guerre d'indépendance américaine avait institué la tradition d'un armée mixte : une milice de citoyens renforcée par une petite armée régulière. Mais durant cette guerre, les volontaires furent trop peu nombreux à soutenir les armées de la Confédération comme celles de l'Union, ce qui obliga la premiere en avril 1862 et la seconde en mars 1863 à recourir à la conscription. Le "Conscription Act" ne réussit à fournir à l'Union que 6 % de ses effectifs, mais la menace de la conscription à laquelle s'ajoutait la perspective de primes suscita un engagement massifs de volontaires : plus d'un million d'hommes s'enrôlèrent au cours des deux dernières années de ce conflit. Chez les Confédérés, la conscription représenta 20% de leurs effectifs, mais la aussi la peur du recrutement poussa beaucoup de Sudistes à s'engager

Economie

Cette guerre fut l'un des premieres à mettre en œuvre à grande échelle les ressources et les moyens de transport de l'ére industrielle. Elle préfigura les guerres du XXeme siècle par une mobilisation nationale qui entamerait profondement les ressources de la société civile, de même que les exigences du conflit, aussi bien militaires qu'économiques, accablèrent le Nord et écrasèrent le Sud. Le Nord disposait d'un avantage considérables sur son ennemi car il possédait 35.420 des 49.190 km de voies ferrées qui silonnaient le pays. De plus, son réseau avait été mieux élaboré, mieux construit et mieux entretenu que celui du Sud. Ce furent la premiére fois qu'ils furent employés à de vastes mouvement de troupes entres les fronts. La supériorité du réseau ferroviére apportat la preuve des redoutables ressources industrielles de l'Union, et bien souvent sa capacité à remplacer immédiatement le matériel perdu se chargea d'annuler les victoires remportées par les généraux Sudistes. Les arsenaux de l'Union, nationaux et privés, produisirent à peine 50.000 petites armes à feu en 1860 contre 2.500.000 pendant la durée de la guerre. Quand au Sud, il en importa 600.000 malgré le blocus, en fabriqua une partie, et en réquisitionna une bonne sur le champ de bataille.

Stratégie de la Confédération

La disparité économique entre les 2 camps eut une influence décisive sur la stratégie. Le seul souhait des États confédérés d'Amérique n'était pas de conquérir le Nord - ce qui était manifestement au dessus de ces ressources - mais de se battre jusqu'a l'épuisement du Nord, ou jusqu'a qu'une intervention Européenne mette fin à la guerre. Le président de la Confédération Jefferson Davis avait le choix entre défendre les frontiéres de celle-ci ou autoriser Robert E. Lee à envahir le Nord, comme il le fit en 3 occasions, dans l'espoir que quelques victoires sur le sol ennemi démoraliseraient les Nordistes. Davis était également confronté à des priorités stratégiques contradictoires. Le théâtre de l'Est était d'une importance évidente dans la mesure ou des capitales ennemies se trouveaient à proximité, et où s'emparer de l'une d'elles pouvait avoir des répercussions énormes. Mais le théâtre de l'Ouest, plus vaste, était tout aussi vital, car les principales voies ferrées tranversales de la Confédération traversaient la région de Chattanooga-Atlanta. Finalement, Davis préféra la défense frontalière à l'offensive-défensive de Lee, mais adopta une politique de compromis en divisant la Confédération en départements dont les commandants assureraient la defense et le transfert des réserves par chemins de fer. C'était une stratégie conçue pour gagner du temps, pendant lequel l'Union et peut-être même la France et le Royaume-Uni en arriveraient à la conclusion qu'écraser le Sud était impossible.

Stratégie de l'Union

Les dirigeants de l'Union comprirent qu'ils ne pourraient l'emporter qu'en conquérant le Sud. Lors des premières opérations de la guerre, le lieutenant-général Winfield Scott présenta son plan Anaconda, destiné à asphyxier le Sud par un blocus naval (la quasi totalité de l'US Navy étant resté dans les mains du gouvernement fédéral à la déclaration de guerre) associé à une poussée en aval du fleuve Mississippi pour diviser la Confédération. Cette approche, lente mais sure, n'obtint pas l'approbation des politiciens ni celle du peuple, pour lesquels le mot de ralliement était :" A Richmond ! ". Elle n'emportat pas non plus l'adhésion de Lincoln qui pressait ses généraux de "détruire l'armée rebelle" en une seule bataille décisive. Son attitude énergique poussa ses derniers à s'embarquer dans des projets contre lesquels ils nourrissaient de solides préventions : il était moins facile de détruire une armée dans les conditions géostratégiques de l'Amérique du Nord, que Lincoln ne voulait bien l'admettre. Le fait que la stratégie se limitât à un seul objectif ne s'expliquait pas seulement par l'incompétence initiale des officiers nordistes, bien qu'elle caractérisât longtemps cette armée. Elle avait promu des soldats réguliers à des grades qui ne correspondaient pas à leur capacités réelles, car l'inflation des effectifs entraîna une explosion de la demande d'encadrement de ces jeunes recrues. On avait dû se concilier des généraux dont les prétentions politiques dépassaient largement les compétences militaires. Les hommes de mérite mirent du temps à sortir du rang, mais grace à la souplesse du système Nordiste, Grant put devenir lieutenant-général en 3 ans, et Upton général de brigade à l'âge de 24 ans. Il fallut du temps au Nord pour faire sentir toute sa puissance, et à ses chefs pour reconnaitre que c'était à coup de massue et non de rapière qu'ils vaincraient le Sud. Le Nord doit beaucoup à Grant qui prit le commandement des armées de l'Union en mars 1864 et annonça immédiatement son intention d'exercer la plus forte pression contre la Confédération chancelante, en utilisant toutes les troupes de l'armée pour les faire converger vers un même noyau. Durant les 12 derniers mois la guerre, la stratégie de l'Union fit preuve d'une étonnante modernité, notamment en prenant conscience que la force d'un belligérant tient d'abord à ses ressources humaines et économiques.

Principales batailles et sièges

Mississippi
- 12 avril 1861 : Les combats, symboliques, pour Fort Sumter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre.
- 21 juillet 1861 : Première bataille de Bull Run, aussi appelée Première bataille de Manassas.
- 10 août 1861 : Wilson's Creek
- 18 janvier 1862 : Bataille de Mill Springs aussi appelée Bataille de Fishing Creek ou Logan's Crossroads.
- 6-7 avril 1862 : Bataille de Shiloh.
- 25 juin-1 juillet 1862 : Bataille de Sept Jours.
- 30 août 1862 : Seconde bataille de Bull Run, aussi appelée Seconde bataille de Manassas.
- 14 septembre 1862 : South Mountains.
- 17 septembre 1862 : Bataille d'Antietam.
- 7 décembre 1862 : Prairie Grove.
- 13 décembre 1862 : Bataille de Fredericksburg.
- 2-6 mai 1863 : Bataille de Chancellorsville.
- 18 mai-4 juillet 1863 : siège de Vicksburg.
- 1er-3 juillet 1863 : Bataille de Gettysburg.
- 19-20 septembre 1863 : Bataille de Chickamauga.
- 23-25 novembre 1863 : Bataille de Chattanooga.
- 15 juin 1864-2 avril 1865 : siège de Petersburg.
- 15-16 décembre 1864 : Bataille de Nashville
- 8-9 avril 1865 : Bataille d'Appomattox

Batailles navales


- 19 juin 1864 - combat naval à Cherbourg

Appellations


- Il est dit par certains que les soldats nordistes (Yankees) surnommaient les sudistes Johnny Rebb.
- Terme OK (Okay) : Il est dit par certains qu'à cette époque, chaque soir, le rapport mentionnait le nombre de tués dans la journée; s'il n'y en avait pas, on écrivait OK (soit 0 Killed)

Personnalités de l'Union


- Abraham Lincoln, président de l'Union
- Le général Ulysses S. Grant
- Le général William T. Sherman
- Le colonel Robert Gould Shaw

Personnalités de la Confédération


- Jefferson Davis, président de la Confédération
- Le général Lee
- Le général Beauregard
- Le général Jackson (surnomé Stonewall, le mur de pierre)

Références artistiques

Littérature


- Nombreuses nouvelles d'Ambrose Bierce
- La guerre de Sécession, 1861-1865, de James M. McPherson
- Nord et Sud de John Jake

Bandes dessinées


- Les Tuniques Bleues
- La jeunesse de Blueberry
- La série des "Mac Coy", capitaine Sudiste

Cinéma


- Glory , réalisé par Edward Zwick
- Gettysburg, réalisé par Ronald F. Maxwell

Voir aussi

Articles connexes


- Histoire des États-Unis
- Belle Boyd
- John Singleton Mosby ja:南北戦争 ko:남북 전쟁 simple:American Civil War th:สงครามกลางเมืองอเมริกา

New York

New York est une ville debout, sous le signe des temps nouveaux. C'est une catastrophe, mais une belle et digne catastrophe (Le Corbusier) La ville de New York, appelée en anglais New York City (et officiellement the city of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale agglomération des États-Unis, devant Los Angeles et Chicago.
Située dans l'État de New York, sur la côte Atlantique, elle fait partie de la grande mégalopole de la côte est des États-Unis. En 2000, l'agglomération (CSMA) comptait 21 199 865 habitants et la ville de New York proprement dite 8 085 742 habitants, répartis dans 5 districts (boroughs): Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island. New York est une importante place financière (Bourse de New York). Elle est surnommée « Big Apple », c'est-à-dire La Grosse Pomme. Le 11 septembre 2001, New York a subi une importante attaque terroriste. Ses habitants sont les New-Yorkais (attention à la présence du trait d'union absent du nom même de la ville : New York).

Histoire

11 septembre 2001 Article principal : Histoire de New York

Découverte

Giovanni da Verrazano

En 1524, l'expédition française dirigée par le Florentin Giovanni da Verrazano découvre la baie de New York. La France, dirigée par François 1er, étant alors en guerre avec l'Espagne, cette découverte n’eut pratiquement aucun écho et fut simplement « archivée ».

Henry Hudson

C’est en 1609, qu’Henry Hudson, un marin anglais chargé par les Flamands Emmanuel Van Meteren, Judocus Hondius et Petrus Plancius de découvrir, au nom de la Compagnie des Indes occidentales, un nouveau passage vers la Tartarie et la Chine, redécouvre, 85 ans après Verrazzano, la baie de la future New York et le fleuve qui allait porter son nom.

Colonisation

La Nouvelle-Amsterdam

En mai 1624, un vaisseau affrété par la Compagnie des Indes occidentales, le Nieu Nederlandt accoste sur l'île de Manhattan. A son bord, une trentaine de familles Belges, majoritairement wallones. Les passagers ne restent pas ensemble, ils se dispersent en divers endroits :
- Huit d’entre eux débarquent sur l’actuelle Governor’s Island, à l’époque l’île aux Noix
- huit autres construisent un fort au sud de l'île de Manhattan (sur le Battery Park d’aujourd’hui).
- quatre couples et huit marins vont descendre la rivière Delaware et accoster à proximité de la ville de Gloucester (New Jersey) où ils bâtiront le Fort Nassau
- deux familles et six hommes remontent la rivière Fresche (Connecticut) jusqu’à la ville de Hartford pour y construire un fortin
- environ dix-huit familles remontent la rivière Hudson à bord du Nieu Nederlandt. Elles vont débarquer à l'emplacement actuel de la capitale de l'État de New York, Albany. La colonie de la Nouvelle-Amsterdam est alors fondée. L'île de Manhattan est achetée aux Indiens Lenapes en 1626 par Pierre Minuit, gouverneur de la Nouvelle-Belgique, en échange de verroterie et autres colifichets, pour l'équivalent de 60 florins (24 dollars). Le dernier gouverneur hollandais accorde une charte à la ville en 1653.

Domination britannique

En 1664, des navires anglais s’emparent de la ville sans combat, le gouverneur Peter Stuyvesant se rend et elle fut renommée New York en l’honneur du duc d'York. À l’issue de la seconde guerre anglo-hollandaise en 1667, le traité de Breda accorde définitivement la souveraineté de la colonie aux Anglais, les Hollandais recevant en retour le Suriname (Guyane hollandaise). L'essor économique commence vers 1730. New York voit naître le mouvement des Fils de la liberté ; des troubles éclatent en 1766.

Guerre d'indépendance

Au début de la Guerre d’indépendance, la ville est le théâtre d’importants combats lors de la bataille de Brooklyn (parfois appelée bataille de Long Island), le 27 août 1776. Les Américains vaincus battent alors en retraite vers Manhattan. Le 21 septembre, après le débarquement des Anglais à Kip’s Bay et la bataille des Hauts de Harlem, un grand incendie détruit le quart de la ville. De cet épisode, on se souvient de la phrase du jeune capitaine américain Nathan Hale, exécuté par les Anglais après sa capture lors d’une mission d’espionnage : « Mon seul regret est d’avoir une seule vie à perdre pour mon pays ». La chute de Fort Washington, le 16 novembre 1776, marque le début de la réoccupation britannique. La ville reste aux mains des Anglais jusqu’au 16 novembre 1783, quand les dernières troupes britanniques quittent New York. Ce jour, « Evacuation Day », a longtemps été célébré. En 1789 et 1790, New York est brièvement la capitale des États-Unis, et George Washington y reçoit l'investiture présidentielle. En 1792, un groupe de marchands commence à se réunir sous un arbre à Wall Street, préfigurant ce qui est devenu ultérieurement la Bourse de New York. Cet été-là, une épidémie de fièvre jaune provoque un exode des New Yorkais en direction de Greenwich Village.

Greenwich Village Au , la population de New York connut une rapide expansion, grâce à l’arrivée massive d’immigrants. Dès 1811, le plan d’urbanisation fut étendu à l’ensemble de l’île de Manhattan. En 1835, New York devint la plus grande ville des États-Unis en dépassant Philadelphie. Avec la construction du canal Érié, la ville devint la porte des Grands Lacs et des Grandes Plaines céréalières. Au cours de la première moitié du XIX siècle, la croissance urbaine fut pourtant interrompue par deux fois, avec le grand incendie qui ravagea la ville en décembre 1835 et la crise économique de 1837. Pendant la Guerre de Sécession, les forts liens commerciaux existant avec les sudistes créèrent une dissension entre les habitants, certains prenant partie pour l’Union, d’autres pour la Confédération. Ces troubles civils culminèrent en 1863 avec de violentes émeutes lors de l’appel à la conscription lancé par Abraham Lincoln (the Draft Riots). Après la guerre, le flux d’immigrants européens s’accrut encore. Pour satisfaire aux critères d’immigration, un centre de transit fut construit sur Ellis Island, une île proche de celle de la Statue de la Liberté. C’est aussi dans la deuxième moitié du siècle que furent créées la plupart des institutions culturelles (Metropolitan Museum of Art en 1870, Metropolitan Opera en 1883, American Museum of Natural History, Brooklyn Museum) et de nouvelles infrastructures civiles, comme le pont de Brooklyn achevé en 1883. En 1884, 70% des importations américaines transitaient par le port de New York. Entre 1888 et 1908, les finances de la ville augmentèrent de 250%. La vocation financière de la métropole se développa avec la création de la Bank of New York par Alexander Hamilton en 1784 et l'ouverture de la Bourse en 1792. C'est encore au XIX siècle que l'agglomération se dote de journaux prestigieux : le New York Sun (1833) et le New York Times (1851). En 1898, la ville de New York s’organisa administrativement telle qu’on la connaît aujourd’hui. Le Grand New York fut divisé en cinq districts (boroughs) (voir Manhattan, Brooklyn, Bronx, Queens, Staten Island).

Staten Island] Dans la première moitié du , la ville devint un centre d’envergure internationale, au niveau industriel, commercial et pour les communications. L’Interborough Rapid Transit, la première compagnie de métro, vit le jour en 1904, suivi de la reconstruction du Grand Central Terminal en 1913. À partir des années 1930, la plupart des plus hauts gratte-ciel du monde y furent construits dans le style Art déco. Rapidement, plusieurs architectes américains (Louis Sullivan ...) critiquent cette nouvelle architecture verticale. L'élévation vertigineuse des buildings empêchent la lumière d'atteindre le sol. Le plan orthogonal entraîne un engorgement de la circulation. Enfin, des problèmes nouveaux de sécurité émergent, notamment en matière d'incendie. Dès 1916, pour répondre à ces difficultés est adoptée à New York une loi sur le zonage (Zoning Law). Le règlement oblige les architectes à adapter la hauteur des immeubles à la largeur des rues. Il reste en vigueur jusqu'en 1961. Cela donne lieu à la construction d'édifices pyramidaux tels que le Seagram Building (Ludwig Mies Van Der Rohe et Philip Johnson, 1958) qui ménage un retrait de 28 mètres par rapport à Park Avenue. New York devint également un centre artistique majeur, notamment avec les comédies musicales de Broadway. Ce rôle s’amplifia vers la fin des années 1930 avec l’afflux de réfugiés politiques européens, qui comportaient nombre d’intellectuels, musiciens et artistes. La ville s’affirma comme capitale de l’expressionnisme abstrait et rivalisa avec Londres sur le marché de l’art. Après la Seconde Guerre mondiale, New York connut cependant un relatif déclin, perdit de ses habitants, et son tissu industriel commença à vieillir. En 1952, elle accueille les institutions permanentes de l'ONU. Elle connut de graves émeutes raciales dans les années 1960, et acquit pendant les années 1970 la réputation d’être rongée par la délinquance. En 1975, la municipalité se déclara en faillite. Le rebond de Wall Street, dans les années 1980, permit à New York de retrouver son rôle de leader dans la sphère économique et financière mondiale. Dans les années 1990, la politique anti-délinquance menée par le maire Rudolph Giuliani redonna confiance aux américains qui réinvestirent la ville, qui est une des seules à pouvoir offrir ce style de vie cosmopolite. L’envolée des technologies de l’information et de la communication contribua également à ce nouvel essor.

L’attaque terroriste du 11 septembre 2001 a également frappé Washington, D.C. mais c’est bien New York qui en est sortie la plus meurtrie, avec la destruction du World Trade Center. En 2004, ces plaies sont partiellement refermées, et la ville attend avec impatience la construction de la Freedom Tower, prévue en 2008, qui remplacera l’ancien temple du commerce. 2008

Géographie et climat

2008 La ville de New York est construite sur la côte est des États-Unis, à l’embouchure de la rivière Hudson sur l’océan Atlantique. Cette situation privilégiée est renforcée par la présence de l'affluent du Mohawk : New York est reliée aux Grands Lacs et aux Grandes Plaines. Elle comprend l’île de Manhattan, l’île Staten Island, la partie ouest de l’île de Long Island, un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites îles, situées dans les bras de mer et dans la baie : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (réserve ornithologique), Liberty Island (statue de la Liberté), Isle of Meadow (réserve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island. La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres émergées et 429 km² d’eau. Le climat de New York est continental et humide. Sa proximité immédiate avec l’océan limite les variations considérables de température que l’on observe dans le reste de l’État, mais les amplitudes restent importantes entre l’été et l’hiver (fréquentes chutes de neige). New York est situé à une latitude de 40,714' et à une longitude de -74,006'

Démographie

D'après le Bureau fédéral du recensement (Census Bureau), New York était peuplé par 8 008 278 habitants en 2000, soit une densité de 10 194 habitants/km². Le Census Bureau estimait que la population de la ville avait progressé jusqu'à 8 085 742 habitants en 2003. Pour la première fois depuis les années 1910, le nombre de juifs résidant dans la ville est passé en dessous du million, à environ 972 000 en 2002. Toujours selon les données de 2000, l’âge moyen était de 34 ans : 24% de la population avait moins de 18 ans, 10% avait de 10 à 24 ans, 33% avait de 25 à 44, 21% avait de 45 à 64 et 12% avait plus de 65 ans. La répartition hommes/femmes (+18 ans) était de 86 hommes pour 100 femmes.

Politique

Bien que dépendant de l’État de New York, la ville de New York bénéficie d’une large autonomie législative et exécutive. Ce statut est défini par une charte, amendée et promulguée par l'Assemblée légistaltive de l’État de New York, et parfois par référendum. Les New-Yorkais sont plutôt progressistes : lors des élections présidentielles de 2004, les électeurs de la Grosse Pomme ont donné leurs voix au candidat démocrate à une large majorité de 74 %. L’administration new-yorkaise est divisée en trois branches : exécutif, législatif et judiciaire. judiciaire, (3) Queens, (4) Bronx, (5) Staten Island]]

Découpage territorial

New York est constituée de cinq districts (en anglais boroughs), qui coïncident chacun avec un comté (county) :
- Manhattan ou New York County, 1 546 856 habitants.
- le Bronx ou Bronx County, 1 354 068 habitants.
- Brooklyn ou Kings County, 2 488 194 habitants.
- Queens ou Queens County, 2 237 815 habitants.
- Staten Island ou Richmond County, 457 383 habitants.

Exécutif

On trouve à sa tête le maire, qui est élu au suffrage direct. Il dirige cinq sections administratives de la ville et d’autres institutions :
- Operations (Exploitation)
- Economic Development and Rebuilding (Développement économique et reconstruction)
- Policy (Politique générale)
- Administration
- Legal Affairs (affaires légales) Le maire dispose également de pouvoirs exceptionnels en cas d’urgence : menace climatique, catastrophe naturelle, émeutes, troubles civils, invasion… Depuis 2001, le maire est Michael Bloomberg. Voir aussi la liste des maires de New York.

Législatif

Les lois et règlements locaux de New York sont décidées par un Conseil municipal (City Council), comportant 51 membres, chacun représentant un secteur de la ville d’environ 157 000 habitants. Ils sont élus tous les quatre ans, et le chef de la majorité porte le titre de Speaker. En 2004, le Speaker est le démocrate Gifford Miller. Ce conseil municipal est divisé en comités spécialisés par domaines d’intervention. Lorsqu’une proposition est votée à la majorité simple (50%), elle est transmise au maire qui peut la promulguer en tant que loi locale. Si ce dernier oppose son veto, le Conseil a 30 jours pour outrepasser ce veto, par un deuxième vote à la majorité des deux tiers.
En 2005, le conseil est dominé à une écrasante majorité par les démocrates, qui détiennent 47 sièges, contre 3 aux républicains (1 dans le Queens et 2 à Staten Island) et 1 au parti de gauche Working Family.

Judiciaire

À la différence du reste de l’État, les comtés de la ville de New York ne disposent pas chacun de tribunaux. Il existe un unique tribunal civil (avec des annexes dans les différents districts). Un tribunal pénal, pour chaque comté, traite les délits mineurs et les violences domestiques, conjointement avec le tribunal des affaires familiales. Les affaires criminelles sont renvoyées à la Cour suprême de chaque comté, qui s’occupe également des affaires civiles les plus importantes. Ainsi, à la différence d’autres états ou du gouvernement fédéral, la Cour suprême n’est pas l’instance la plus haute de ce système, contrairement à ce que son nom indique. Les appels sont traités par une division spécialisée de la Cour suprême, et le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d’appel.

Économie

New York est un centre économique de premier ordre, par son activité portuaire et ses industries. C’est également une très importante place financière qui abrite plusieurs institutions : NASDAQ, American Stock Exchange, New York Mercantile Exchange, et New York Board of Trade. Cette industrie financière est située dans le financial district au sud de Manhattan. New York a aussi été le berceau du cinéma américain, avant que la production ne soit déplacée à Hollywood. On y trouve encore de nombreux studios, pour le cinéma et la télévision. De nombreuses sociétés ont leur siège dans le quartier de Midtown (Manhattan), mais les usines se sont peu à peu déplacées du centre de la zone urbaine vers la banlieue. Principales activités industrielles :
- imprimerie, édition
- alimentation
- électricité
- produits chimiques
- mécanique
- électronique
- textiles et confection New York bénéficie également d’importantes ressources liées au tourisme. Voir la liste des grandes sociétés ayant leur siège à New York.

Port de New York

liste des grandes sociétés ayant leur siège à New York À l'origine du développement économique de la ville, le port de New York a dès le début bénéficié d'un site naturel le protégeant des tempêtes. Après 1819, l'ouverture du canal Érié lui confère un avantage décisif par rapport à Boston et Philadelphie. Historiquement, les installations portuaires se situaient au sud de Manhattan, à South Street Seaport. Il ne reste aujourd'hui qu'une activité résiduelle à Brooklyn (quartier de Red Hook) et au Howland Hook Marine Terminal de Staten Island. Depuis les années 1950, le transit marchandises (notamment des containers) s'est déplacé vers le Port Newark-Elizabeth Marine Terminal à Newark dans le New Jersey, au nord de Staten Island (15e rang mondial).

Presse

La vie à New York

New Jersey]New Jersey
Les stéréotypes sont les murs en brique rouge zébrés d'escaliers en fer, les bouches d'incendie, la fumée qui s'échappe des égouts, les poubelles en fer défoncées et les taxis jaunes avec de la publicité sur le toit dans une cavalcade échevelée. Les citoyens sont cooperatifs à l'égard des touristes perdus dans leur mégalopole.

Une ville cosmopolite

À certains égards, la ville de New York est davantage internationale qu’américaine. Elle accueille presque autant d’immigrants que Los Angeles. On peut entendre parler des centaines de langues différentes à New York. La tendance est au regroupement communautaire, et des quartiers entiers se sont formés selon les origines géographiques ou culturelles : irlandais, italiens (Little Italy), chinois (Chinatown), coréens, porto-ricains, africains, juifs occupent chacun des enclaves dans la ville.

Divertissements

juifs Le tourisme tenant une place importante dans la ville de New York, on y trouve des centaines de lieux à visiter et d'endroits pour se divertir. Parmi les visites les plus fréquentes, on trouve le Radio City Music Hall, la statue de la Liberté, l’Empire State Building, le pont de Brooklyn et Ellis Island. Le World Trade Center était également une destination privilégiée avant le 11 septembre 2001, et depuis, Ground Zero attire également beaucoup de monde. Un lieu également très fréquenté est le magasin de jouets FAO Schwarz de Manhattan : on peut y voir de longues files d’attente sur les trottoirs. Le matin de Thanksgiving (fin novembre), se déroule la Macy's Thanksgiving Day Parade, qui attire des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. Le long de Broadway et à Times Square, on trouve une concentration de théâtres, de commerces et de lieux de divertissement. Parmi les salles de spectacles, on peut citer le Radio City Music Hall, le Carnegie Hall ou le Madison Square Garden. Coney Island, au sud de Brooklyn, possède un parc de divertissements, comprenant l’Aquarium de New York, des jeux d’arcades et des attractions foraines : grande roue, un vieux roller coaster en bois, des auto-tamponneuses… New York possède également d’importants parcs public, parmi lesquels : Central Park, Riverside Park, Battery Park, Pelham Bay Park, Staten Island Greenbelt, Flushing Meadow Corona Park, Prospect Park.

Sports

Battery Park
- Football américain
  - New York Giants - NFL
  - New York Jets - NFL
- Basket-ball
  - New York Knicks - NBA
- Baseball
  - Yankees de New York - MLB
  - Mets de New York - MLB
- Hockey
  - Rangers de New York - NHL
  - Islanders de New York - NHL
- Football
  - New York MetroStars - MLS

Criminalité et sécurité

MLS Comme dans le reste des États-Unis, la criminalité et la délinquance ont diminué au début des années 1990 à New York. Cette réussite est à mettre sur le compte de l'action du maire de la ville, Rudolph Giuliani, entre 1993 et 1998. Durant cette période, le nombre de meurtres par an a été divisé par plus de trois (source : KASPI A., DURPAIRE F., HARTER H., LHERM A.,
La civilisation américaine, Paris, PUF, 2004, page 145). Ces résultats sont la conséquence :
- de la "tolérance zéro",
- d'une répression plus forte,
- de la baisse du chômage,
- de la réhabilitation des quartiers du nord de Manhattan, par exemple de Harlem,
- de l'omniprésence de la police et de l'intégration des minorités éthniques dans les forces de l'ordre,
- d'un travail concerté des diverses institutions municipales, en particulier des écoles. Le sentiment d'insécurité a baissé et il est tout à fait possible de se promener sans crainte dans tous les quartiers de Manhattan. Il est seulement conseillé aux touristes de faire plus attention la nuit et d'éviter alors Central Park.

Musées et culture

Central Park] Central Park, New York]]

Transports

À la différence d’autres villes américaines, les new-yorkais utilisent largement les transports en commun. Le prix des parkings, très élevé, les péages aux ponts, aux tunnels et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Le métro de New York, efficace et rapide, même s’il manque parfois de propreté, est le système de transport le plus pratique. On utilise aussi largement les bus et les taxis, ainsi que les ferries (surtout en direction du New Jersey et de Staten Island). Les personnes habitant en lointaine banlieue, Long Island, New Jersey, Connecticut, Pennsylvanie ou plus au nord dans l’État de New York utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain.

Réseau ferré

État de New York État de New York Le réseau de la métropole new-yorkaise est le plus étendu des État-Unis. Il dépend de plusieurs sociétés publiques et privées.
- Amtrak est la société américaine qui gère les lignes de chemin de fer pour les longues distances. Au départ de Pennsylvania Station, on trouve des liaisons pour Washington, DC, pour les États de la Nouvelle-Angleterre, et le centre des États-Unis.
-
New Jersey Transit (NJ Transit) gère une dizaine de lignes de banlieues en direction du New Jersey, ainsi que des lignes de bus.
-
Metropolitan Transportation Authority (MTA). Agence gouvernementale qui supervise le trafic voyageur de New York par le biais de plusieurs agences :
  -
MTA New York City Transit : le réseau principal du métro et des autobus de New York. Le métro est l’un des plus étendus au monde, ses 27 lignes totalisant 1 160 km et 469 stations. En 2002, environ 3,3 millions d’usagers l’empruntaient chaque jour. Les voies sont souterraines dans le cœur de Manhattan et souvent surélevées dans les autres quartiers. Le prix de base était de 2 $ en 2002.
  -
MTA Metro-North Railroad : trains de banlieues au départ de Grand Central Terminal, à destination du Bronx, de comté de Westchester et du Connecticut.
  -
MTA Long Island Railroad : desserte complète de l’île de Long Island.
  -
Staten Island Rapid Transit : ligne non reliée au reste du réseau, qui traverse le district de Staten Island du nord au sud.
  -
Port Authority of New York and New Jersey : gère une autre de ligne de métro entre Manhattan et le New Jersey, et deux lignes à destination des aéroports de Newark (monorail) et John F. Kennedy International Airport (métro tramway rapide).

Aéroports

New York possède trois aéroports :
-
JFK International Airport, quartier de Jamaica dans le Queens : ouvert en 1948, rebaptisé en l’honneur du président Kennedy en 1963, il accueillait notamment les Concordes provenant d’Europe, jusqu’en 2003. Dispose de 4 pistes, longues de 2560 à 4 441 m. Trafic de 29 900 000 passagers en 2002.
-
Newark Liberty International (Newark, New Jersey) : plus ancien aéroport new-yorkais, ouvert en 1928. Liaisons intérieures et internationales.
-
La Guardia Airport (quartier de Flushing dans le Queens) : ouvert en 1939, il est surtout réservé aux vols intérieurs américains.

Ferries

1939 Les ferries sont surtout gérés par la société privée
NY Waterway, qui exploite plusieurs lignes sur la rivière Hudson en direction du New Jersey. On trouve également le New York Water Taxi, entre Manhattan et Brooklyn, et la ligne Staten Island Ferry, exploitée par le New York City Department of Transportation.

Taxis

1939 Les taxis sont exploités par des sociétés privées, sous licence de la
New York City Taxi & Limousine Commission. On en trouve deux sortes :
- « medallion » taxis, ou encore
yellow cabs à la célèbre couleur jaune, que l’on peut prendre directement dans la rue. Ils desservent, selon la bonne volonté du chauffeur, les cinq districts de New York et une partie du New Jersey. En 2004, le prix minimal d’une course varie entre 2,5 $ et 3,5 $.
- « car services » : on doit les appeler par téléphone, et un centre informatisé gère la répartition.

Personnages célèbres

Cinéma


- Woody Allen (1935 - ), réalisateur né à Brooklyn
- László Benedek (1905 - 1992), réalisateur décédé dans le Bronx
- Shirley Booth (1898 - 1992), actrice née à New York
- Joan Crawford (1904 - 1977), actrice décédée à New York
- Susan Hayward (1917 - 1975), actrice née à Brooklyn
- Judy Holliday (1921 - ), actrice née à New York
- Stanley Kramer (1913 - 2001), réalisateur né à Brooklyn
- Amos Kollek (1947 - ), réalisateur israélien tournant presque tous ses films à New York
- Geraldine Page (1924 - 1987), actrice née à New York
- Jerome Robbins (1918 - 1998), réalisateur né et décédé à New York
- Herbert Ross (1927 - 2001), réalisateur né et décédé à New York
- Jerry Schatzberg (1927 - ), réalisateur né à New York

Physique


- Richard Feynman, prix Nobel de physique
- Leon N. Cooper, prix Nobel de physique
- Melvin Schwartz, prix Nobel de physique
- Sheldon L. Glashow, prix Nobel de physique
- Steven Weinberg, prix Nobel de physique
- Russell A. Hulse, prix Nobel de physique
- H. David Politzer, prix Nobel de physique
- Roy J. Glauber, prix Nobel de physique

Journalisme


- William Sherman, prix Pulitzer
- William Safire, prix Pulitzer
- Joseph Lelyveld, prix Pulitzer
- Bernard L. Stein, prix Pulitzer
- William Taubman, prix Pulitzer

Voir aussi

Liens internes


- Les cinquante plus hauts immeubles de New York Image:ltspkr.png Écouter la prononciation de New York en anglais.

Liens externes


- [http://www.nyc.gov Site officiel de New York]
- [http://users.skynet.be/newyorkfoundation/FR/les_origines_de_new_york.html Les origines de New York, légende et réalité ]
- [http://www.nycvisit.com/French/ Site officiel Touristique de New York ]
- [http://www.new-york-photos.net/ New York Photos] Des photographies de Manhattan, classées par quartiers, pour découvrir la ville sous ses multiples facettes. Plusieurs vidéos sont également disponibles.
- [http://www.cnewyork.net/ ©New York - Photos de New York] Plus de 1600 photos de New York, photos à 360°, photomontages et liens vers les meilleures webcams de la Big Apple. Le site propose également toute une rubrique pour préparer son voyage, avec tests des hôtels par les internautes, et un forum.
- [http://www.soundsofnewyork.com/ Sounds of New York] Unique sur le web : écoutez des sons de New York, du "ding-dong" des portes du métro à la corne de brume du ferry de Staten Island en passant par l'ambiance sur Times Square ou au sommet de l'Empire State building. Sans oublier le hurlement des sirènes !
- [http://www.newyork-evasion.com/ New York Evasion] Des Puzzles, des énigmes, des Quizz, découvrir New York en Jouant. Des vidéos et des animations
- [http://www.newyork-dream.com/ NewYork Dream] Tout savoir avant de partir à New York (visas, travail, stages, cv, au pair, liste des entreprises françaises installées à New York, liens, annuaire pratique, photos, forums de discussions, articles, dossiers, etc).
- [http://www.insecula.com/musee/M0100.html/ Avenues, rues et quartiers de Manhattan]
- [http://www.acitytour.com/newyorkcity/ Photos et cartes postales de New York]
- [http://www.wikinyc.com/ WikiNYC] Le premier Wiki en français spécialisé sur New York. Un guide complètement interactif de la Big Apple où chaque internaute vient déposer son expérience, ses bonnes adresses. Fonctionne avec la technologie MediaWiki.
- [http://www.nywiki.com/ NYWiki] MediaWiki sur New York
- [http://www.entrenewyork.com/ EntreNewYork] Le réseau d'entraide des Français à New York
- [http://www.voilanewyork.com/ VoilaNewYork] Site fédérateur des communautés francophones à New York.
- [http://nyctmc.org/xmanhattan.asp#/ webcams sur New York]
- [http://www.couleurnewyork.com Couleur New York] Site francophone dédié à la Grande Pomme
- [http://www.usa-decouverte.com/nyc/new_york_city.html New York City Mag] Le cahier spécial NYC d'USA-decouverte ko:뉴욕 시 ja:ニューヨーク (市) simple:New York City Catégorie:Ville de l'État de New York Catégorie:Mégapole
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La Nouvelle-Orléans

La Nouvelle-Orléans (New Orleans en anglais) est la plus grande ville dans l'État de Louisiane, aux États-Unis d'Amérique comptant 480 000 habitants et 1 400 000 dans l'agglomération. La ville louisianaise est autant peuplée que Lyon, la deuxième métropole de France (pour la ville même et pour l'agglomération). C'est un centre industriel et de distribution, un port de mer important et une ville à la vie culturelle vibrante, surtout pour la musique de jazz et la cuisine à base de crevettes. La ville est sur les bords du Mississippi au 30,07°N, 89,93°O. La Nouvelle-Orléans a subi des inondations et de lourdes dévastations du fait du cyclone Katrina du 29 août 2005 (voir Ouragan Katrina) et sa population a, en grande partie, été temporairement évacuée vers des villes de Louisiane, du Texas et se situant dans d'autres Etats de la fédération américaine. (voir Conséquences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans) Conséquences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans

Période coloniale

Conséquences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans La ville fut fondée par les Français sous la direction de Jean Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en 1718. Le nom de la ville fut choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devint la capitale de Louisiane française en 1722. (La capitale fut transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans.) Les plans de La Nouvelle-Orléans furent dessinés par Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour sur le modèle traditionnel des villes nouvelles, c'est-à-dire un damier symétrique, dont la dimension maximale devait être de 88 hectares, avec une place centrale réservée à l’église - la future cathédrale Saint-Louis. C'est notamment Adrien de Pauger qui dessine les plans du Vieux Carré avec ses rues à angle droit. La construction s'avéra très difficile à cause des bois touffus qui occupaient le site. En 1763 la colonie fut cédée à l’empire espagnol par un accord secret du traité de Fontainebleau, ce qui fut confirmé par le traité de Paris, mais aucun gouverneur espagnol ne vint pour prendre le contrôle avant 1766. Certains des premiers colons français ne furent jamais heureux avec le régime espagnol, et firent de multiples pétitions pour retourner sous celui de la France. Un incendie détruisit 856 immeubles le 21 mars 1788 et un autre 212 en décembre 1794. En conséquence, un règlement d'urbanisme imposa la brique en remplacement du bois pour les maisons à étage, et les tuiles pour les couvertures. La population souffrit aussi des épidémies de fièvre jaune, malaria et variole, éradiquées après 1905. En 1795, l'Espagne autorisa les États-Unis à utiliser le port. La ville revint sous le contrôle français en 1800 mais en 1803 Napoléon Bonaparte vendit la Louisiane (qui comprenait un territoire beaucoup plus vaste) aux États-Unis pour 80 millions de francs. A ce moment la ville avait environ 8 000 habitants.

États-Unis La population augmenta rapidement notamment avec l’arrivée des créoles qui quittaient Haïti après la révolution de 1802 de Toussaint Louverture. Pendant la guerre de 1812 les Britanniques envoyèrent une force pour essayer de conquérir la ville mais ils furent vaincus par les troupes commandées par André Jackson à quelques kilomètres en aval à Chalmette le 8 janvier 1815 (bataille de La Nouvelle-Orléans). La population de la ville doubla dans les années 1830. Vers 1840, elle atteignit 100 000 habitants, ce qui en fit la quatrième ville des États-Unis. Mais la première en importance dans le centre des terres. La ville fut la capitale de l’État de Louisiane jusqu’en 1849, puis de 1865 à 1880. À cette date, Bâton-Rouge prit le relais. Son port eut un rôle majeur dans la traite des esclaves, alors qu'elle avait la plus grande communauté d'origine servile. L'histoire de Delphine LaLaurie et la façon honteuse dont elle a torturé des esclaves est probablement le plus connu des contes macabres du quartier français (Vieux carré). Madame LaLaurie, socialite respectée, accueillit nombre de grands événements dans son opulent domicile, 1140 rue royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves était illégal, si bien que la société commença à éviter LaLaurie, après qu'un voisin surprit cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclaves avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et mourut. Le voisin avertit les autorités ; c'était la fin de la carrière sociale de LaLaurie. Elle fut rejetée par la bonne société. Au début de la guerre de sécession, La Nouvelle Orléans fut prise par l’Union (les Nordistes) sans combat, et donc fut épargnée des destructions que subirent la plupart des villes du Sud. Il reste un cachet historique avec la richesse du au-delà du Vieux carré ou carré français. La ville reçut l’Exposition Universelle dite du centenaire du coton. La ville gagna une réputation de débauche et de tripot à la fin du et début du XX notamment avec le quartier interlope de Storyville.

Storyville Une grande partie de la ville est située sous le niveau de la mer et est bordée par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain, aussi la cité est entourée de digues. Jusqu’au début du XX siècle, les constructions étaient largement limitées à la partie légèrement surélevée sur les digues naturelles et les bayous car le reste de la région était constituée de marécages soumis à de fréquentes crues. Ce qui donna au à la ville la forme d’un croissant. Dans les années 1910, l’ingénieur A. Baldwin Wood proposa un plan ambitieux de drainage avec des pompes de sa conception qui sont toujours utilisées. Dans les années 1920, dans un effort de modernisation de l’aspect de la ville, beaucoup de rambardes des balcons de la rue du canal, la rue commerçante, furent retirées. Dans les années 1960, les streetcars furent remplacées par des autobus. Ces décisions furent ensuite considérées comme des erreurs et désormais la rue est revenue à son aspect initial, ce qui plait aux touristes en quête de dépaysement.

Héritage Cuturel de La Nouvelle-Orléans

années 1960 La ville est au cœur de la culture des Caraïbes y compris le culte du Vaudou. Beaucoup de visiteurs adoptent le slogan Acadien ou Cajun « Laissez les bons temps rouler », notamment en flânant dans le carré français (Vieux carré) qui est entouré par le fleuve et les rues du Rampart, Canal et Esplanade. Une des spécialités locales a déguster au Café du Monde, le café au lait avec des beignets. Le Natchez, un bateau à aube, fait un tour quotidiennement sur le fleuve du Mississippi. Il y a désormais deux lignes de streetcars (une sorte de tramway) avec la ligne rouge parallèlement à la rue Canal à travers le Vieux carré et la verte le long de la rue Saint-Charles. Une promenade nostalgique a jamais immortalise dans la fameuse piece de Tennessee Williams Un tramway nommé désir . À cause de la hauteur de la nappe phréatique, les cimetières utilisent des cryptes. Depuis longtemps, des cérémonies funèbres sont accompagnées par des musiciens de jazz. Aucune visite à la Nouvelle-Orléans n'est complète sans une excursion dans les musées extérieurs les plus anciens de la ville, ses cimetières historiques. Souvent appelé les Cités des morts, ces cimetières sont remarquables pour leurs tombeaux uniques et en surface. Les tombeaux sont des monuments du dix-huitième, dix-neuvième et du début du vingtième siècle, et eux, comme les cimetières eux-mêmes, sont une partie appréciable de l'héritage particulier dans cette ville. Parmi les nombreuses spécialités culinaires: les beignets néo-orléanais, les haricots rouges avec du riz, le Po'boy et les (sandwiches) Muffaletta ; les huîtres du golfe et les Crawfish (petites écrevisses d'eau douce) ; l'Étouffée, le Jambalaya, le Gumbo et la cuisine Créole.

Géographie

Créole 907 km² dont 48,45 % en plans d'eau. La grande partie de la ville est située en dessous du niveau de la mer (environ 60cm).

Sociologie

La Nouvelle-Orléans est une des villes américaines les plus pauvres du pays. Elle compte la plus importante population afro-américaine des États-Unis qui constitue 68% des habitants de la ville. Les forces de police de La Nouvelle-Orléans sont considérées parmi les plus mauvaises de tous les Etats-Unis alors que l'administration de la ville, comme de l'état, est notoirement corrompue et incompétente. Quand le taux national de la criminalité a diminué, celui des homicides, à La Nouvelle-Orléans, a augmenté de manière significative. Ainsi, une personne résidant à La Nouvelle-Orléans, a dix fois plus de "chances" de se faire assassiner que l'Américain moyen. Le taux des homicides y est supérieur à ceux d'autres villes pourtant bien plus grandes, comme New York, Los Angeles ou Chicago. Chicago]] L'économie de La Nouvelle-Orléans est en déclin depuis plusieurs générations. La Nouvelle-Orléans a longtemps été un grand port international qui profitait de sa situation privilégiée au débouché des Grandes Plaines : le port exportait des céréales (12,5 millions de tonnes en 1996). Il vivait aussi grâce à une vaste hinterland irrigué par les 23 000 Km du réseau fluvial du Mississippi et de ses affluents. Il était au premier rang mondial pour les navires porte-barges. Au XXe siècle, sous l'administration autoritaire du gouverneur Huey Long, l'État de Louisiane a développé ses installations portuaires et l'industrie liée à l'activité pétrolière, donnant ainsi l'occasion à de nombreux habitants d'intégrer la classe ouvrière ou la classe moyenne. Mais ensuite, le développement de l'économie productive ou des secteurs comme l'énergie ou le commerce, offrant des salaires élevés, ont été abandonné au profit des arts, de la culture et surtout du tourisme. Le tourisme est ainsi devenu l'activité principale de base de La Nouvelle-Orléans. C'est cependant une activité aux salaires peu élevés, souvent de 50 % en dessous de la moyenne nationale permettant à près de la moitié des employés, principalement noirs, de maintenir leur famille au-dessus du seuil de pauvreté. Avec la culture, c'est un secteur d'activité qui a surtout profité à la partie blanche de la population, propriétaires de restaurants, d'hôtels, ou encore agents et promoteurs immobiliers. Les autres bénéficiaires étant les jeunes, les célibataires festifs et les gays.

Aéroport

La ville est servie par l’aéroport international de La Nouvelle-Orléans Louis Armstrong, situé près de Kenner.

Célébrations

Parmi les célébrations annuelles les plus célèbres sont la saison du carnaval (Mardi gras), avec des parades et des décors flottants et le Festival de Jazz. Voir Krewe du Vieux et Mardi gras de La Nouvelle-Orléans.

Sports

Les clubs professionnels :
- de football américain - Saints de la Nouvelle-Orléans NFL
- de basket-ball - Hornets de la Nouvelle-Orléans, NBA

Littérature


- Le Cinéphile, roman de Walker Percy.
- La Conjuration des imbéciles, roman de John Kennedy Toole.
- Dîner chez Antoine's, roman policier de Frances Parkinson Keyes.
- Entretien avec un vampire, roman d'Anne Rice, adapté au cinéma par Neil Jordan.

Voir aussi


- Jazz Nouvelle-Orléans

Liens externes


- [http://www.cityofno.com Site officiel de la ville de La Nouvelle-Orléans]
- [http://www.neworleanscvb.com Site officiel touristique de La Nouvelle-Orléans]
- [http://www.consulfrance-nouvelleorleans.org/index.asp Consulat Général de France à La Nouvelle-Orléans]
- [http://www.fac-aec.gc.ca/department/louisiana-fr.asp Consulat honoraire du Canada en Louisiane]
- [http://www.ecltd.com/Pages/NewOrleansetLouisianne.htm La Nouvelle-Orléans et la Louisiane]
- [http://wikitravel.org/en/article/New_Orleans Wikitravel]
- [http://www.frenchquarter.com/ FrenchQuarter.com - Le guide essentiel du voisinage le plus ancien de La Nouvelle-Orléans] Catégorie:Ville de Louisiane Catégorie:Colonisation française ja:ニューオーリンズ ko:뉴올리언스 simple:New Orleans

Fédération française d'études et de sports sous-marins

Catégorie:Association sportive française Catégorie:Premiers secours Catégorie:Plongée La Fédération française d'études et de sports sous-marins (FFESSM) est l'une des principales fédérations françaises de sports subaquatiques. Les autres fédérations françaises sont l' Association nationale des moniteurs de plongée (ANMP), la Société nationale des moniteurs de plongée (SNMP) et la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). La FFESSM est un membre fondateur de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS) regroupant de nombreuses fédérations semblables à la FFESSM de par le monde. Par exemple, la fédération américaine principale Profession Association of Dive Instructors (PADI), ne fait pas partie de la CMAS. L'ancêtre de cette fédération a été créée en 1948 et était la Fédération des sociétés de pêche à la nage et d'études sous-marines La FFESSM est créée de la fusion en 1955 de cette fédération et de la Fédération des activités sous-marines, créée en 1948 également.

Commissions

La FFESSM est composée de commissions départementales et régionales, ainsi que de commissions techniques :
- Commission technique nationale
- Commission nationale médicale et de prévention
- Commission juridique nationale
- Commission nationale audiovisuelle
- Commission nationale d'archéologie subaquatique
- Commission nationale de biologie subaquatique
- Commission nationale de plongée souterraine
- Commission nationale de nage avec palmes
- Commission nationale de pêche sous-marine et plongée en apnée
- Commission nationale de hockey subaquatique
- Commission nationale de nage en eau vive
- Commission nationale d'orientation subaquatique
- Commission nationale de tir sur cible subaquatique
- Commission nationale sports corporatifs
- Commission nationale de représentation des jeunes et organisations de leur compétitions

La licence

La licence FFESSM est une attestation d'affiliation à la fédération qui contient une assurance pour l'activité, qui vaut de permis de chasse sous-marine pour les plus de 16 ans. Elle est indispensable pour la participation aux compétitions et aux passage de niveaux FFESSM de plongée. De plus, beaucoup de clubs français la demandent pour pouvoir plonger chez eux.

Le plongée sous-marine

La FFESSM est la plus importante fédération de plongée sous-marine en France. Elle définit 5 niveaux de pratique de la plongée et 3 niveaux d'enseignement : Les niveaux de pratique :
- Plongeur Niveau 1
- Plongeur Niveau 2
- Plongeur Niveau 3
- Plongeur Niveau 4 capacitaire
- Directeur de plongée (aussi appelé Niveau 5). Les niveaux d'enseignement :
- Initiateur
- Moniteur Fédéral 1
- Moniteur Fédéral 2

Presidents de la FFESSM


- Président honoraire: Commandant Jacques-Yves Cousteau
- Président fondateur: Jean Flavien Borelli (1955-1956)
- Elie Ferat (1956-1965)
- Jacques Dumas (1965-1968 et 1972-1977)
- Henry Ducommun (1968-1972)
- Pierre Perraud (1977-1980)
- Bernard Dargaud (1980-1993)
- Francis Imbert (1993-2001)
- Roland Blanc (since 2001)

Lien externe


- [http://www.ffessm.fr/ Site de la FFESSM]

Jean-Yves Empereur

Empereur, Jean-Yves Empereur, Jean-Yves Empereur, Jean-Yves Empereur, Jean-Yves Jean-Yves Empereur (1952 - ) est un archéologue et égyptologue français. Chercheur au CNRS, directeur du Centre d'études alexandrines, il dirige depuis plus d'une dizaine d'années les fouilles archéologiques dans la ville d'Alexandrie, sur terre et sous les mers. Ancien membre de l'École française d'Athènes, il en a été le secrétaire général, et a mené des fouilles sous-marines sur les sites de Thasos et Amathonte. En 1995 et 1996, il entreprit une série de fouilles importantes dans le port d'Alexandrie, permettant la découverte d'une grande quantité de vestiges archéologiques, probablement issus du phare (statues, fragments de pierres sculptées). En 2001, il porte plainte contre l'éditeur de jeux Eidos Interactive pour faire interdire l'utilisation de son image dans le jeu Lara Croft : le quatrième opus de la série met en effet en scène un ami français de Lara Croft à Alexandrie qui est le portrait fidèle de l'archéologue français. Le conflit est réglé à l'amiable avec l'engagement de l'éditeur à ne plus utiliser le personnage. Le 14 décembre 2002, il reçoit le grand prix Explorations et voyages de découvertes de la Société de Géographie. En août 2003, une polémique éclate alors que l'un de ses collaborateurs, Stéphane Rousseau, s'apprêtant à quitter l'Égypte, sa mission achevée, est arrêté par la douane égyptienne qui trouve dans ses bagages divers objets dont une baïonnette et un casque militaire de la Seconde Guerre mondiale, 158 pièces de monnaie anciennes, ainsi que quatre statuettes en terre cuite (des ouchebtis). Ces statuettes, que Rousseau affirme être des copies pour touristes achetées légalement, ont été authentifiées comme originaux par une commission d'expertise devant la Haute Commission des antiquités du Caire, dont la défense remet en cause la compétence. En avril 2005, il est condamné par la cour criminelle d'Alexandrie à cinq ans de prison ferme pour « appropriation, possession, dissimulation et trafic d'antiquités ». Dans son livre, Alexandrie, du phare au cachot, Rousseau dénonce un complot contre lui et déplore l'attitude de Jean-Yves Empereur qui ne le soutiendra pas.

Voir aussi

Citerne al-Nabih à Alexandrie

Liens externes


- [http://www.cealex.org Centre d'études alexandrines].

Catégorie:Archéologie

L'archéologie est une science humaine dont l'objet d'étude est l'ensemble des traces matérielles laissées par les hommes (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). ---- Catégorie:Techniques et sciences appliquées Catégorie:Histoire ja:Category:考古学 ko:분류:고고학

Kategorie:Sport (Schweiz)

Kategorie:Schweiz Schweiz

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